• Et il y aurait (« mais si c’est possible ! ») d’autres institutions qui nous pousseraient à la vertu, et ce sont celles-là qu’il nous faut mettre en place

     

    dans un forum qq a dit :

    « La trahison est coutumière en France , c'est même la première des qualités des politiques bien avant le mensonge ...! »

    non seulement c’est vrai mais c’est même STRUCTUREL ça a des raisons liées au système lui-même, et les gens n’en ont pas concience !!! Enorme !

     

    Comme dit Chouard quelque part dans cette vidéo : https://www.findclip.net/video/vwRSxgoyPwU/la-foret.html

    « ce qui est important c’est notre transformation intérieure » pareil, ce qui est important dans les institutions « démocratiques » actuelles, c’est la transformation intérieure qu’elle causent chez les hommes politiques ! - n’oubliez pas ça ! c’est la clef de tout !

    Et dans ce remarquable entretien avec Pierre Jovanovic,

    de la 45è à la 50è minutes,

    écoutez-le, tout y est !

    Il a fallu que Chouard nous le dise, et dise, et encore ! Il a mis le temps pour le conclure : des années de réflexions, et de travail sur la démocratie, et les élections, et la lutte des classes.

    C’est comme l’oeuf de Colomb : c’est simple, mais il faut y penser !!

    (et en tirer les conséquences, de manière pratique, institutionnelle !)

     

    C’est ça la grande découverte, une des grandes découvertes, de Chouard, si les politiques au pouvoir sont des pourris, des traîtres et des collabos, ce n’est pas parce qu’ils sont des pourris (bons ils le sont peut-être, mais de toutes façons ce n’est pas là le problème), c’est le système ! Ce sont les institutions, telles qu’elles sont qui les rend pourris, qui sélectionne, telle une sélection darwinienne, les meilleurs menteurs, les plus cyniques manipulateurs, qui pousse les acteurs politiques à être, ou devenir, même si ce sont des purs au départ, des pourris, et des magouilleurs ambitieux, et des collabos, « parce qu’on ne peut pas faire autrement »

    « ils deviennent ce qu’ils sont parce qu’il n’y a pas de limite à leur ambition. »

    Si on leur mettait des limites, avec impossibilité de facto de les détourner par magouilles comme ils font maintenant, ils resteraient vertueux.

     

    c’est pourquoi Chouard loue les gilets jaunes de rester inorganisés, ça les affaiblis certes, mais « organisés, avec des chefs, donc corruptibles, plus possibilité de noyautage, plus risques de dévoiement» ce serait un immense danger, voilà ! c’est logique !

    La « démocratie » normalement doit donner le pouvoir au peuple, mais en FAIT, objectivement comme disent les marxistes, L'ELECTION DONNE LE POUVOIR AUX RICHES, à ceux qui ont les moyens d’influencer l’opinion publique par les médias, de se réserver les places de responsabilités, de choisir et d’aider parmi les candidats ceux qui ont les programmes qui leur plaisent.

     

    Et il y aurait (« mais si c’est possible ! ») d’autres institutions qui nous pousseraient à la vertu, et ce sont celles-là qu’il nous faut mettre en place

    Comme tous les théoriciens de la politique depuis l’antiquité jusqu’à Sièyes exclu le disaient, il est étrange qu’on l’ait à ce point oublié ! (mais peut-être que certains, certaines classes, avaient intérêt à nous le faire oublier ? Là, un petit coup d’analyse marxiste ne ferait pas de mal) l’élection entraîne l’aristocratie, la démocratie c’est le tirage au sort. Alors choisissez !

    On n'est pas préparés à cette idée : la première fois qu'on nous parle de tirage au sort en politique, on ouvre tous des yeux incrédules et on se demande quelle est cette nouvelle lubie. Le mythe de l'élection est très puissant et il n'est pas facile de s'en déprendre, même quelques minutes pour voir. Alors lisez le livre très documenté de David Van Reybrouck ! Et puis lisez ou écoutez Chouard. (et puis Dupuis-Déri, et Paul Le Fèvre, l’idée fait son chemin !)

     

    La comparaison par Chouard des deux système rappelle ce fait à chaque pas : l’élection est un système qui de manière darwinienne SELECTIONNE, FAVORISE les comportements vicieux chez les politiciens, lisez :

     

    L’ÉLECTION, inégalitaire et corruptrice

    LE TIRAGE AU SORT, égalitaire et incitant à la vertu

    1. L'élection repose sur la volonté des gens et donc donne de nombreuses prises aux escrocs, menteurs séduisants, trompeurs pro-fessionnels de volonté.

    1. Le tirage au sort ne repose pas sur la volonté des gens et donc ne donne aucune prise aux escrocs, menteurs séduisants,trompeurs professionnels de volonté.

     

    3. L’élection pousse au mensonge les représentants : d’abord pour accéder au pouvoir, puis pour le conserver, car les candidats ne peuvent être élus, puis réélus, que si leur image est bonne : cela pousse mécaniquement à mentir, sur le futur et sur le passé.

    3. Le tirage au sort dissuade du mensonge les repré -sentants, aussi bien pour accéder au pouvoir que pour le conser-ver : d’abord le mensonge ne sert à rien (et on évite les intrigues)

    .

    4. L’élection pousse à la corruption : elle permet (à ceux qui le peuvent) d’aider des candidats, et les élus ainsi "sponsorisés" sontainsi mécaniquement dépendants de ceux qui ont financé leurcampagne électorale et acheté les médias pour les faire connaître da-vantage que les autres candidats. Les acteurs politiques servirontdes intérêts particuliers au lieu de servir l’intérêt général.

    4. Le tirage au sort ne permet pas d’aider quelqu’un à accéderau pouvoir. Ceci est absolument décisif. Il ne peut pas y avoir de tirés au sort sponsorisés-donc-débiteurs. L’indépendance desreprésentants est donc garantie (alors que l’élection l’interdit !).

    Les acteurs politiques serviront le bien commun au lieu deservir des intérêts particuliers.

     

    5. L’élection favorise certaines classes sociales et en défavorise d’autres : ceux qui parlent bien, ceux qui savent s’imposer, et ceux qui ont des facilités (avocats et fonctionnaires), ce qui contredit gravement l’égalité politique revendiquée par la démocratie. Une assemblée élue n’est jamais représentative, elle diffère toujours profondément de la population représentée.

    5. La procédure du tirage au sort est impartiale et équitable : la loi des grands nombres garantit une justice distributive, la parité hommes-femmes par exemple mais aussi la parité sociale ! Une assemblée tirée au sort est toujours représentative, elle ressemble au peuple représenté.

     

    6. L’élection incite au regroupement en partis et soumet l’action politique à des clans et surtout à leurs chefs, avec son cortège de turpitudes liées aux logiques d’appareil et à la quête ultra prioritaire (vi-tale) du pouvoir.

    6. Le tirage au sort n’incite pas au regroupement en partis pour aider des candidats à conquérir le pouvoir, et ne soumet donc pas la société à leur logique hiérarchique (fin du combat des chefs et des logiques d’appareil).

    Les partis imposent leurs candidats, ce qui rend nos choix fac-tices. La concurrence déloyale des partis dans la compétition électo-rale prive la plupart des individus isolés de toute chance de participerau gouvernement et favorise donc le désintérêt politique (voire le re-jet) des citoyens.

     

    10. L’élection crée des rancunes de la part de tous ceux qui ont "perdu", et des fiertés chez ceux qui ont "gagné" qui deviennent vaniteux et se sentent supérieurs et légitimes pour décider seuls.

    10. Le tirage au sort ne crée jamais de rancunes : pas de vanité d’avoir été choisi ; pas de ressentiment à ne pas avoir été choisi : il a des vertus pacifiantes pour la Cité, de façon systémique. L’élection fabrique des maîtres, qui se sentent supérieurs.

     

    12. L’élection délègue... favorise la formation de castes d’élus, professionnels à vie de la politique, toujours portés à tirer vanité de leur condition et cherchant toujours à jouir de privi-lèges, très loin de leurs électeurs pour finalement ne plus représenterqu’eux-mêmes.

    12. Le tirage au sort peut mobiliser n’importe qui et responsabi-lise (rapproche) les citoyens de l’activité politique ; il empêche l’apparition de politiciens professionnels ,ilimposel’amateurisme en politique ; les amateurs tirés au sort, forcé-ment proches du peuple, partagent ses intérêts et objectifs, ils sontde bons porte-voix populaires.

     

    14. L’élection donne le pouvoir à ceux qui le veulent (les candidats),c’est-à-dire aux pires d’entre nous, alors qu’on sait depuis au moins 2500 ans qu’il ne faut surtout pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent (lire Platon et Alain).

    14. Le tirage au sort donne le pouvoir à ceux qui ne le veulent pas et qui sont précisément les meilleurs d’entre nous, mo-destes et honnêtes. Les mandats courts et non renouvelables per-mettent de ne pas les surcharger.

     

    16. DE FAIT, depuis 200 ans (depuis le début du 19 ème siècle), l’élection donne le pouvoir politique aux plus riches et à eux seuls, jamais aux autres : l’élection de représentants politiques SYNCHRONISE durablement le pouvoir politique et le pouvoir économique, créant progressivement des monstres irresponsables écrivant le droit pour eux-mêmes et s’appropriant le monopole de la force publique à des fins privées, créant ainsi des fortune colossales (et une puissance de corruption supplémentaire en proportion).

    On est donc tenté de penser que c’est l’élection des acteurs politiques qui a rendu possible le capitalisme : écrire la constitution a permis aux riches de choisir la procédure qui leur permet d’aider les candidats, de rendre débiteurs les élus, et d’imposer leurs lois.

    16. DE FAIT, pendant 200 ans de tirage au sort quotidien (au V e et IV e siècle av. JC à Athènes), les citoyens riches n’ont JAMAIS gouverné, et les citoyens pauvres toujours. (Les riches vivaient confortablement, mais ils ne pouvaient pas tout rafler sans limite, faute d’emprise politique.) Ceci est essentiel : mécaniquement, in-failliblement, irrésistiblement, le tirage au sort DÉSYNCHRONISE le pouvoir politique du pouvoir économique. C’est une façon astucieuse d’affaiblir les pouvoirs pour éviter d’être dominé par eux.

    Le tirage au sort retirerait aux capitalistes leur principal moyen de domination.

     

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  • https://www.findclip.net/video/KCZBVNoor5I/dieudonn.html

    théoriquement la gauche est là pour représenter les classes populaires dan leur combat contre les patrons, la lutte des classes, les interêts des travailleurs !

    Oui, on sait que depuis un certain temps ces partis ont été totalement trustés par des BOURGEOIS, voire des milliardaires arrogants comme Strauss-Kahn, et selon une bonne logique psychosociologique marxiste, ils ne défendent plus que des intérêts de bourgeois (et encore de bourgeois collabos que certains lobbies font chanter !). Même les syndicats ne sont plus des syndicat  ! 3% de leur budget vient des cotisations des pauvres ouvriers qui cotisent encore pour eux !! bref on a compris ! qui paye commande ! ce ne sont plus que des JAUNES au service de la classe dominante, afin de leurrer et neutraliser la grogne des exploités !

    Alors dans un tel contexte de pourriture, il ne faut plus s'étonner de rien ...

    "ce ramassis de TRAITRES et de VENDUS AU GRAND CAPITAL", Dieudo e trouvé le mot juste !

    quand à l'allusion au Christ elle n'est pas du tout incongrue : vous savez quand a été décidé sa mort ? le soir du jour où il a balayé de la cour de temple (sous les acclamations du petit peuple des juifs de base on imagine) toute la clique des parasites (comme dirait Bernard Friot) qui se faisait "des couilles en or" avec la vente des animaux prescrits pour être obligatoirement tués (et profiter aux prêtres qui après en vendaient la viande, il ne faut pas oublier ça) comme signe d'amour divin (.....) et le "change " de l'argent normal contre de l'argent "sacré" seul autorisé pour les dons, en se ramassant une grosse commission au passage bien sûr ! Bref il s'était révélé  être une menace mortelle pour les agréables profits de toute une classe, celle qui tenait le haut du pavé à Jérusalem. Bref, on  a compris !

     

    Pas plus que le régime louis-philippard le régime réactionnaire  qui nous écrase de plus en plus (depuis 1983, plein de fait montrent la pertinence de cette datation) ne dissoudra pas le combat du peuple en cassant le thermomètre du rire de Daumier ! ni le régime ultra-royaliste et catho de la restauration en cassant le thermomètre du rire de Béranger !!

    le Mouvement des juifs pour Jésus dont parle Dieudonné n'est pas un gag, ça existe : https://juifspourjesus.org/

    Que nous a laissé cette vieille gauche ? là Dieudo, qui visiblement n'a pas lu Bernard Friot, oublie le plus important ! en 1945-46 du temps où elle était vraiment de gauche (et où plein de députés étaient d'origine ouvrière, actuellement : 0%, le dernier fut Maxime Gremetz, maintenant il n'y en a plus du tout) elle a instauré ce qui fut les bases de la civilisation républicaine durant les "30 glorieuses", et qui pourrait être, comme le montre justement Bernard Friot, le germe d'une véritable société socialiste, libérée du marché du travail et son chantage à la survie, d la dette et avec elle tout le pouvoir de la finance et des banques, excusez du peu  : le régime Général de la Sécurité social, le Statut de la Fonction Publique, les retraites par répartition, et les allocations Familiales, le tout financé par des cotisations sociales. C'est pourquoi la droite macronnienne a tellement la rage de faire disparaître tout ça ! alors que au contraire il faudrait étendre ce système à tous les secteurs économiques. Les gilets jaunes, si on les laisse penser ! le comprendront bientôt.

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  • Une chose que j’ai découverte autrefois dans un livre sur la philosophie de Spinoza c’est la notion de conatus. Le conatus c’est la volonté de persévérer dans son être, et de croître, toujours, c’est dans un langage moins philosophique et plus journalistique le principe du « toujours plus ».

    Tout être dans la nature, toute personne - théoriquement ! pas toujours en fait - tout organisme dans la société (là c’est toujours ! Et c’est bien là LE PROBLEME) tend constamment à non seulement chercher à justifier son existence, mais à trouver toujours quelque chose de plus pour « remplir sa fonction » persévérer, et croître, toujours croître, dans son être.

    Exemple : les contrôles techniques obligatoires pour voitures, il  a des gens qui ont pondu ça, il  a des assos, des instances ministérielles, des médias, etc qui vivent de ça, ( principe du conatus de Spinoza) et qui voudront encore et toujours justifier leur existence et trouver quelque chose de plus à faire, et puis un jour un gouvernement en manque de légitimité qui voudra dorer son blason en disant qu'il prend des mesures pour "la sécurité" (la Déesse Sécurité ! la nouvelle déesse) et puis il  aura les lobbies (principe de Karl Marx !) et on nous diminuera le délai pour faire ces fameux contrôles, qui ne servent à rien si ce n'est créer un juteux marché pour les entreprises contrôleuses,  (pareil pour les contrôles qu'on a inventé maintenant sur les maisons à louer) et puis on les diminuera encore, et puis encore, sans fin, car il n'y aura rien qui l'arrête : principe de Zygmunt Bauman,.

    Plus généralement il y a ainsi des tas d’organismes qui ont une tâche qui leur a été assignée, les gens là-dedans vivent pour et par ça, ils sont là pour ça, donc c’est devenu leur raison d’être, et leur organisme c’est « leur bébé », il faut le faire valoir par tous les moyens (moi-même j’ai assisté à ça à l’ONIC, l’Office des Céréales, qui s’est ruiné, à subventionner (à fonds perdus!) des opérations de drainage, ce qui n’entrait pas du tout dans ses compétences ! Simplement pour faire parler de soi !

    A plus forte raison quand ça entre dans leur compétence, une fois qu’on a rempli ce pour qui on était là, qu’est-ce qu’on fait ? Vous ne vous rendez pas compte du goût de cendre du « vague des passions » que ça engendre, remplir sa mission, et n’avoir plus rien à initier de plus ! Insupportable ! Alors qu’on est là « pour ». Alors on invente du « toujours plus ». et puis encore du « toujours plus » en plus du « toujours plus ». Et c’est comme ça qu’apparaît le totalitarisme. Et même toutes sortes d’horreurs, comme l’a bien montré Zygmunt Bauman dans « Modernité et Holocauste « .

    Et bien sûr peuvent s’ajouter à ça pour le booster, la soit du profit, via des lobbies (Big Pharma, les garagistes, le désir de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État à coup d’amendes, ou de faire rentrer des votes pour la clique au pouvoir en surfant sur des intérêts ou sur des paranoïas en vogue) ou des idéologies, telles l’eugénisme ou l’hygiénisme, etc.

    Et ainsi on rend la vie des particuliers, des entreprises, des communes, de plus en plus compliquées (à l’infini ! par définition, relisez) et de plus en plus impossible.

    Regardez toutes les campagnes à la mode dans notre société, les voies de recherches scientifiques et techniques (ça joue aussi dans ce domaine-là, et pas un peu!) et les organismes qui en vivent, et voyez comme on assiste en plus d’un domaine à des emballements pervers, inutiles, risibles, mais aussi étouffants, dangereux, voire potentiellement criminels. Vous allez vous apercevoir à quel point ce principe est pertinent.

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  • quand je parlais dans plusieurs de mes billets de la montée du "racisme de classe".

    et dans la foulée de la mise à mort des "bouches inutiles", genre aktion T4, sous la forme de l'assassinat acharné de Vincent Lambert et de Tafida Raqeeb.

    et Dans la foulée de la grande campagne médiatique (souvenez-vous à quels milliardaires ils appartiennent) pour démépriser les gilets jaunes.

    François Asselineau, le seul humaniste et le seul républicain qui reste dans le monde politique actuel, LE VRAI PARTI d'OPPOSITION, analyse tout ça très bien, et connecte ce qui doit être connecté pour comprendre les tenants et aboutissants de ces idéologies de classe :

    "Chirurgien-urologue, transhumaniste convaincu, essayiste et entrepreneur français, cofondateur avec Claude Malhuret du site web Doctissimo (qu’il a revendu 139 millions d’euros, dont la moitié pour lui), Laurent Alexandre est un influent soutien de Macron et un proche de Jacques Attali et d’Alain Madelin.
    Membre du Siècle, chroniqueur au Monde, à l’Express et au Huffington Post, il possède 28% du journal la Tribune.
    (Source :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Alexandre )
    Les Gilets jaunes, des « êtres inutiles » destinés à être de plus en plus pauvres et dirigés par une élite de « Dieux »…
    Lors d’une conférence en janvier 2019 devant les élèves de l’école Polytechnique, cet homme, influent dans les allées du pouvoir et dans les médias, a carrément affirmé que LES GILETS JAUNES sont des « INUTILES », des êtres intellectuellement inférieurs, incapables de comprendre les enjeux du monde actuel.
    Avec un ton de prédicateur d’Apocalypse, il a affirmé en même temps que les élèves des grandes écoles – dont les jeunes Polytechniciens venus l’écouter – sont des « DIEUX », qui ont vocation à diriger les masses et à les guider vers la rationalité du XXIe siècle.
    Il a également annoncé que les Gilets Jaunes verraient leur niveau de vie continuer à baisser année après année tandis que les élites » de ce « nouveau monde » allaient gagner des rémunérations de plus en plus colossales.
    -Source : https://www.youtube.com/watch?v=kyLysKUMyyU )
    Un homme d’affaires sulfureux,
    dénoncé par des dizaines de chercheurs et de généticiens.
     
    Ce soutien de Macron, ami d’Attali et de Madelin, n’en est pas à son coup d’essai.
    Dans un article publié dans l’Express le 26 avril 2018 -publié avant le début du mouvement des Gilets Jaunes -, il avait déjà interprété les inégalités sociales comme dues en grande partie à des inégalités génétiques de naissance, en affirmant que « l’ADN détermine plus de 50 % de notre intelligence » et qu' »à l’âge de 50 ans, notre ADN expliquerait 81 % de nos capacités intellectuelles ».
    De façon très sournoise et vicieuse, ces affirmations lui permettent – tout en prétendant bien sûr vouloir lutter contre, en « dynamitant le déterminisme génétique » – d’accréditer peu à peu l’idée qu’il y aurait en quelque sorte des sous-hommes, voués à devenir de plus en plus inutiles dans la société de demain. Sauf à avoir recours à des thérapies génétiques. Et il en a profité pour légitimer l’action du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer.
    (source :  https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/determinisme-pourquoi-bourdieu-avait-tort_2002043.html )
    Ses thèses, et cet article de 2018 en particulier, ont été dénoncés par plusieurs dizaines de scientifiques, qui ont pointé notamment sa mauvaise compréhension du concept d’héritabilité.
    Dans une tribune parue dans Le Monde et intitulée « Halte aux fake news génétiques », un collectif d’une vingtaine de chercheurs (dont Jacques Testart, père du bébé éprouvette) a dénoncé Laurent Alexandre, sans le citer directement, et les arguments qu’il propage. Ce collectif a manifesté son inquiétude du « retour d’un discours pseudo-scientifique sujet à toutes sortes d’instrumentalisations ».
    Le généticien Axel Kahn s’est également insurgé contre les propos de Laurent Alexandre, en s’indignant que celui-ci « s’est fait le continuateur enthousiaste de la vielle droite anglo-saxonne eugéniste, inégalitariste, à l’occasion raciste. Il vient d’asséner froidement que les riches étant génétiquement plus intelligents que les membres des basses classes sociales, il faut admettre la faible utilité des approches sociales ».
    Et Axel Kahn a démonté la vision de Laurent Alexandre, en se fondant sur des arguments scientifiques.
    (Source :  https://axelkahn.fr/genes-et-intelligence/ )
    L’eugénisme des États-Unis et de l’Allemagne nazie
    des années 1920-1940

    Les thèses et la vision du monde de Laurent Alexandre font froid dans le dos car, comme l’a rappelé Axel Kahn, elles font craindre un grand retour des thèses eugénistes, qui furent développées aux États-Unis et dans l’Allemagne nazie des années 1920-1940.
    Avant même l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, une majorité de scientifiques et une large partie de la classe politique allemande étaient favorables à l’eugénisme. Le concept pseudo-scientifique d’hygiène raciale avait été inventé bien avant le nazisme.
    Hitler s’est notamment inspiré du courant eugéniste américain illustré entre autres par Madison Grant. Hitler considérait ainsi en 1924 à propos des États-Unis qu’« il y a aujourd’hui un pays où l’on peut voir les débuts d’une meilleure conception de la citoyenneté ».
    La politique eugéniste propre à l’Allemagne nazie s’insérait dans un programme plus vaste que l’on peut qualifier d’«eugénico-raciste » et dont les objectifs essentiels étaient :
    – d’une part un « eugénisme positif », dit d' »amélioration de la race », destiné à favoriser la fécondité des humains considérés comme supérieurs (politique nataliste, soutien familial, pouponnières, lebensborn…) ;
    – d’autre part un « eugénisme négatif », dit de « défense raciale », destiné d’abord (dès 1933) à éliminer des maladies héréditaires, puis tout groupe humain considéré comme racialement inférieur ou « impur », ou encore socialement indésirable.
    (Source :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Eugénisme_sous_le_régime_nazi )
     Conclusion :
    un nouvel indice inquiétant de la dérive
    anti-démocratique et fascisante du régime de Macron

    Souvent qualifié de « provocateur » et « excessif », Laurent Alexandre n’en est pas moins un ardent soutien de Macron et de Blanquer, un ami d’Attali et de Madelin, un personnage qui dispose d’une influence certaine dans les sphères politique, éducative et médiatique du pays.
     Or, que cela plaise ou pas, force est de constater que les propos de Laurent Alexandre sont désormais très voisins de la vision criminelle de l’humanité des eugénistes des années 1920-1940.
    Il suffit de considérer qu’il ne fait que remplacer le concept de « race » par celui « d’intelligence », et qu’il adopte des formulations moins explicites et plus prudentes que l’Allemagne nazie. Mais le fond cynique, inhumain, dépourvu de toute vision transcendante de l’Homme, est affreusement le même.
    Plus grave encore, le cas de Laurent Alexandre n’est pas un cas isolé. Son discours qui suinte le mépris de classe, et le mépris tout court, – sous un vernis de paternalisme qui ne trompe que ceux qui le veulent bien -, se développe de façon inquiétante chez les européistes et les suppôts de Macron.
    C’est un nouvel indice inquiétant – très inquiétant – de la dérive
    anti-démocratique et fascisante du régime de Macron.
    François Asselineau
    06/08/2019

    le lien

    https://www.upr.fr/actualite/lhorreur-eugeniste-nazie-de-retour-dans-les-allees-du-pouvoir-macronien/

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  • [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=H3v9unphfi0[/youtube]

    l'église est déserte, ce qui montre bien qu'il n'y a plus personne qui croie en Dieu, uniquement  que des musiciens qui chantent, non pas parce qu'ils croient les paroles qu'ils chantent mais parce que c'est leur métier ! et qu'ils sont payés pour ça et que c'est bon pour leur carrière.

    .

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  •  

    CONTRÔLER [kon-tro-lé] v. a.

     

     1°  Porter sur le contrôle. Contrôler des exploits, des actes.

     

     2°  Terme d'administration. Vérifier. Le fonctionnaire chargé de contrôler le monnayage.

     

    Mettre le contrôle ou la marque sur les ouvrages d'or et d'argent. Il a fait contrôler sa vaisselle.

     

    Par extension. ♦ Tu demeureras [Caton], s'il te plaît, à la porte [des enfers] ; tu contrôleras tous ceux qui se présenteront, FÉN., XIX, 286

     

    Contrôler la terre de pipe, la couper par tranches pour voir si la couleur en est égale partout.

     

     3°  Fig. Examiner, censurer.

    ceux qui écrivent et parlent différemment sont des amerloques et des collabos, et des incultes qui n'ont jamais ouvert un dictionnaire anglais-français

     

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  • Zygmund Bauman, Modernité et holocauste. Paris, éd. Fabrique, 2002

     

    Le sociologue polonais Zygmunt Bauman, dans Modernité et holocauste, montre que l’"holocauste", le génocide des Juifs d’Europe par les nazis, est un "essai d’ingénierie sociale" dont la possibilité s’accorde pleinement avec la modernité. Loin de s’opposer aux valeurs et aux pratiques de la modernité, ce sont précisément les normes et les institutions de la modernité, politiques, scientifiques, technologiques et bureaucratiques, qui ont rendu possible l’holocauste.

     

    Walter Benjamin l’avait prophétisé: "Il n’est pas de témoignage de culture qui ne soit en même temps un témoignage de barbarie"[1]. Theodor Adorno l’a affirmé: "La Raison est totalitaire"[2]. Bauman le montre en analysant, en sociologue, les conditions culturelles qui ont rendu possible la Shoah. Adorno le disait en philosophe; Bauman le démontre en s’appuyant sur les travaux aussi solides que nombreux de la recherche historique spécialisée.

     

    Dans Qu’est-ce que le nazisme?, Ian Kerschaw soulignait, pour le déplorer, une disproportion entre l’accumulation massive de données factuelles sur le IIIe Reich et l’intégration de ces résultats dans une synthèse générale[3]. Remarquant que rien ne permet de supposer qu’un événement semblable à Auschwitz ne pourra jamais se reproduire, il formulait ainsi la question fondamentale du nazisme dans l’histoire moderne: "comment un effondrement de la civilisation, aussi brutal et sans aucun précédent, a-t-il pu se produire dans un pays industrialisé, moderne et hautement développé?"[4].

     

    Le travail remarquable de Zygmunt Bauman, d’abord publié en anglais chez Polity Press, en 1989, et dont les éditions La fabrique ont donné en 2002 une traduction partielle, ne prétend pas apporter du nouveau concernant les faits mais propose une interprétation d’ensemble du nazisme qui s’appuie sur la mise en cause de cette hypothèse de l’effondrement de la civilisation. Bauman rappelle que la civilisation occidentale a présenté sa lutte pour la suprématie comme la guerre sainte de l’humanité contre la barbarie, de la culture contre la sauvagerie. Il rappelle que la non-violence de la civilisation moderne est une illusion qui fait partie intégrante de sa propre justification, qui est un élément du mythe de sa légitimité. D’autre part, l’observation sans préjugés de l’holocauste manifeste une grande rationalité: une efficacité technique et bureaucratique, l’absence de déchaînement pulsionnel (l’unique pogrom de toute la période en Allemagne, la Nuit de Cristal, le 9 novembre 1938, n’a fait qu’une centaine de mort), la conscience du travail bien fait (montrée par C. Browning[5]) le caractère logique du passage de la purification par l’éloignement à l’extermination, l’idée de la conformation volontaire de la société à un plan idéal (un monde racialement pur), etc.

     

    La difficulté formulée par Kerschaw résulte donc non pas tant du génocide lui-même que de la contradiction entre l’adhésion à la thèse de la modernité comprise comme l’effort de combattre la barbarie et le fait réel que c’est une culture développée, civilisée et moderne, qui a commis ce crime monstrueux. C’est à une sorte de révolution copernicienne qu’invite Bauman. Laisser les faits tels qu’ils sont et réviser notre conception de la modernité. L’embarras majeur de la compréhension de l’"holocauste" résulte ainsi de notre croyance dans la modernité comme excluant radicalement la possibilité de l’"holocauste". Tout le livre s’efforce de briser cette foi aveugle dans la modernité bienveillante et bénéfique et de montrer que seule notre civilisation moderne, avec toutes ses puissances et qualités, pouvait produire un tel événement.

     

    De manière pédagogique, l’auteur se livre d’abord à une critique efficace et précise des travaux sociologiques sur le nazisme. Prenant des essais, dont la plupart ne sont pas traduits en langue française, il montre que les sociologues concluent à une erreur ou à une anomalie parce qu’ils présupposent tous que la modernité implique nécessairement un progrès matériel et moral (d’autre part, il rejette aussi la thèse inverse selon laquelle l’holocauste serait la vérité de la modernité).

     

    Il consacre deux chapitres à la compréhension de la conception moderne du racisme qui ne relève ni de l’hétérophobie ni de l’inimitié ouverte. La modernité tend à effacer les différences naturelles entre groupes sociaux si bien que les frontières qui contiennent l’identité deviennent incertaines. L’extension du principe social d’égalité déplace l’identité sur l’action et sur le travail. Le racisme peut alors être compris comme une réaction à la modernité: puisqu’il affirme que rien de ce que l’individu fait ne changera ce qu’il est. Il se distingue par une pratique dont il fait partie et qu’il rationalise: une pratique qui combine les stratégies d’architecture et de jardinage avec celles de la médecine pour servir à l’élaboration d’un ordre social artificiel, une société idéale parfaite, cela en éliminant les êtres humains qui résistent aux progrès de la manipulation scientifique, technologique et culturelle, ceux dont les tares ne peuvent être ni supprimées ni rectifiées.

     

    Bauman montre de manière fort convaincante que l’idée d’extermination est impossible sans une imagerie raciale, sans la vision d’un défaut endémique, fatal et incurable, sans le recours à la pratique de la médecine, avec son modèle de santé et de normalité, sa stratégie d’isolement et ses techniques chirurgicales. Il n’est pas possible "en dehors d’une approche manipulatrice de la société, de la croyance dans l’artificialité de l’ordre social et de l’institution du principe de compétence et de gestion scientifique des structures et des interactions humaines. Pour ces raisons, la version exterminatrice de l’antisémitisme doit être vue comme un phénomène purement moderne qui ne pouvait se produire qu’à un stade avancé de la modernité".

     

    Le sociologue parvient alors au cœur de la thèse de son livre: l’holocauste est un événement à la fois unique et normal. Doublement unique. Unique d’abord parce que moderne. Unique encore car il se détache de façon unique sur la quotidienneté de la société moderne: il rassemble certains facteurs ordinaires de la modernité qui ne se mélangent ordinairement pas. Bauman énumère ces facteurs: un antisémitisme radical, sa transformation en stratégie pratique par un État centralisé et puissant, la disponibilité d’un appareil bureaucratique aussi déshumanisant qu’efficace, l’état d’urgence, l’acquiescement du peuple; certes, concède-t-il, l’accession des nazis au pouvoir n’est pas un facteur normal de la modernité, mais les autres facteurs sont normaux. "Les porteurs du grand dessein présidant aux destinées de la bureaucratie étatique moderne, totalement affranchis des contraintes des puissances non-politiques (économiques, sociales et culturelles): voilà la recette du génocide. Il survient comme partie intégrante du processus par lequel est mis en œuvre le grand projet. Le projet donne au génocide sa légitimité, la bureaucratie étatique son instrument et la paralysie de la société le feu vert".

     

    Bauman donne une analyse précise de la rationalité bureaucratique qui repose sur deux principes: la méticuleuse division fonctionnelle du travail; la substitution de la responsabilité technique à la responsabilité morale. L’absence de conscience des effets réels des ordres, l’ignorance de la série entière des tâches, le seul intérêt pour l’avancement de la tâche, la déshumanisation des objets de l’activité bureaucratique (qu’il rapproche de la technique sociale d’effacement du visage), tous ces outils facilitent l’abstraction du travail et la disparition du problème de la moralité des objectifs bureaucratiques. Si l’agent accomplit sa mission, il a répondu entièrement à la morale de sa profession et, en général, à l’exigence morale. Bauman peut alors conclure: "Le mode d’action bureaucratique moderne renferme tous les éléments techniques nécessaires à l’exécution des génocides (...). La bureaucratie est programmée pour rechercher la solution optimale, pour mesurer l’optimal en des termes qui ne font aucune distinction entre un objet humain et un autre, ou entre un objet humain et non humain".

     

    Dans un chapitre consacré aux Conseils juifs, il montre comment les nazis ont exploité l’usage de la rationalité chez leurs victimes, afin de diminuer leur résistance à l’holocauste, en faisant croire, à chaque fois, qu’une partie des juifs sacrifiés pouvait en sauver une autre ou qu’il y avait peut-être une issue. Ils ont su mettre la rationalité individuelle au service de l’anéantissement collectif, à toutes les étapes de l’holocauste. Plus généralement, le monde inhumain créé par les nazis déshumanisa ses victimes et ceux qui observèrent passivement cette persécution en les poussant à recourir à la logique de l’instinct de conservation afin de les dédouaner de leur insensibilité morale et de leur inaction.

     

    Le livre s’achève sur des réflexions morales. Zygmunt Bauman tire deux grandes leçons de l’holocauste. D’abord, la facilité de la raison à servir des buts immoraux: c’est avec une aisance certaine que la plupart des gens, placés dans une situation qui n’offre aucun bon choix ou qui le rende très coûteux, parviennent à se convaincre d’esquiver le devoir moral, adoptant à sa place les préceptes de l’intérêt rationnel et de l’instinct de conservation. Ensuite, la résistance à la corruption et à l’abandon de la moralité: placer l’instinct de survie au-dessus du devoir moral n’est en aucune façon un acte prédéterminé, inévitable, incontournable. Leçon optimiste celle-ci: il y a eu des personnes, même en petit nombre, pour ne pas renoncer à leur devoir moral.

     

    Bauman dénonce une corruption toujours à l’œuvre: agir et penser de manière rationnelle sans aucun égard à la conscience morale, adhérer à "la suprématie du calcul de rentabilité" au détriment des règles éthiques, n’accepter de responsabilité que technique et ignorer toute responsabilité morale. Cependant, la méfiance légitime que l’on peut éprouver à l’égard de la modernité ne résout pas le problème. Bauman ouvre ici une difficulté vertigineuse.

     

    Si être moderne implique de se libérer du passé et de créer un monde nouveau conforme à des buts rationnels et raisonnables, cette libération, également requise par la moralité puisque le commandement moral commande sans condition, est homogène à la rationalité technique, politique et scientifique dont le but originaire est le bien général de tous les hommes. En principe, l’illimitation propre à l’exigence morale s’accorde avec l’affranchissement et le rejet de toute loi extérieure caractéristique du sujet moderne. Que s’est-il passé, dans le cours de la modernité, pour que la rationalité libérée pour une puissance bienfaisante devienne illimitée, se croit sans limite, au point qu’elle se soit affranchie de toute moralité? Quelle est la nature de la raison si, d’un côté, elle peut définir le devoir moral et sa nécessité, tandis que, de l’autre, elle peut démontrer la nécessité rationnelle de son abandon?

     

    Bauman affirme que l’holocauste est "un sous-produit du penchant moderne pour un monde totalement planifié et totalement maîtrisé, quand ce penchant échappe à tout contrôle et devient fou". Admettons. Mais cette perte de contrôle est-elle une possibilité marginale de la modernité ou bien est-elle inscrite dans son essence? La folie invoquée ici, même si c’est une formule, laisse un doute car elle ressemble à l’effondrement (mythique, a montré Bauman) non plus certes de la civilisation mais du contrôle et de la limitation du rêve moderne de refonte totale du monde humain. Croyant avoir abandonné ce genre d’explication mythologique, la voici qui fait retour subrepticement, sous une forme que je ne crois pas seulement rhétorique. Le problème sociologique de la modernité devient celui, philosophique, de la toute-puissance et de la nature de la raison.

     

    Espérons toutefois que cet ouvrage contribuera à diminuer l’aveuglement concernant la portée de la Shoah pour notre culture et notre temps. On ne cesse guère de la tenir pour une sorte d’anomalie absolue, de cancer, de maladie ou de folie, sorte d’éruption de barbarie que les circonstances historiques, alliant crise économique, incertitudes, chefs politiques psychopathes, traditions de haines et de violence, auraient condensée dans la Shoah. Une telle monstruosité ne peut qu’être une exception et, finalement, son caractère incompréhensible en fait un hapax improbable qu’on est fondé à oublier du fait de sa rareté absolue. Zygmunt Bauman contribue sérieusement à briser cette hypothèse paresseuse, rassurante et dangereuse puisqu’elle endort notre vigilance pourtant toujours requise.

     


     

    [1] Walter Benjamin, Sur le concept d’histoire, § 7, dans Œuvres III, Gallimard, Paris, 2000, p. 433.

     

    [2] T. Adorno, M. Horkheimer, La dialectique de la raison, Gallimard, 1974, p. 24.

     

    [3] Ian Kerschaw, Qu’est-ce que le nazisme? Problèmes et perspectives d’interprétation, Gallimard, Paris, 1997, p. 416.

     

    [4] Idem, p. 424. – Dans le même livre, Kerschaw juge convaincant le livre de Bauman et dit qu’il est "en grande partie d’accord" avec cette thèse provocante qui recoupe sur certains points les travaux des historiens Suzanne Heim et Götz Aly, notamment Vordenker der Vernichtung. Auschwitz und die deutschen Pläne für eine neue europäische Ordnung, Hambourg, 1991, Les précurseurs de l’anéantissement. Auschwitz et les plans allemands pour un nouvel ordre européen (le livre n’est pas encore traduit mais on en trouvera une présentation précise dans le chapitre 2 du livre récent de Dominique Vidal, Les historiens allemands relisent la Shoah, Édition Complexe, Paris, 2002, pp. 63-99). Les conclusions de Bauman s’accordent aussi avec celles de C. Browning et U. Herbert qui situent la cause du génocide dans la conjonction entre une conception cohérente de la société moderne biologiquement déterminée par la race et de nouvelles capacités, techniques et bureaucratiques, de mise à mort.

     

    [5] Christopher Browning, Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne, Les Belles Lettres, 1994. Réédité en 2002 avec une postface inédite en réponse à Daniel Goldhagen.

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  • "Comme de nombreux juifs, je ne peux pas soutenir une idéologie qui se fonde sur un privilège juif et la persécution d’un autre peuple. Cela a été catastrophique pour les Palestiniens, et profondément corrompu les juifs. Je dis cela par amour, pas par haine de moi-même. La sécurité pour les juifs ne viendra pas en se repliant sur eux mêmes, en construisant des murs plus grands et des drones plus invasifs. La sécurité viendra de la formation de coalitions avec les autres communautés, du développement de sociétés inclusives fondées sur l’égalité, la démocratie, et de la lutte contre le militarisme extrême et l’intolérance croissante qui étreint une grande partie du monde."

    Lire la suite de cet article de l'écrivaine et cinéaste américaine Alice Rothchild sur le site de l'Agence.

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  • "Tant que j'y suis, je vais vous donner mon sentiment sur les religions, les NDE (en français EMI) existaient bien avant 1974, elles ont façonnées notre imagerie religieuse depuis l'aube de l'humanité. Le vernis culturel en retranscrivant à travers les ages les invariants propre aux NDE a produit les différentes religions terrestres."

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  • inoubliable Lény Escudero

    aurai-je d'ici là publié mon recueil de traductions En la lumo de la ekmiroj ?

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  • Aphorismes d’Anne Archet :

    Aphorismes d’Anne Archet :

    Qui m'aime se dévêt.


    Prétendre connaître véritablement un homme sans avoir goûté à son sperme équivaut à juger un vin uniquement par le forme du goulot de sa bouteille.


    L'érotisme pourrait s'entendre comme la revanche de l'esprit sur la niaiserie des glandes.


    Se méfier des gens qui racontent des histoires lestes. Ceux qui les vivent s'abstiennent généralement d'en parler.

    J'aime la littérature érotique car c'est la seule qui permet de prendre le contrôle du corps du lecteur.


    Je baise pour m'oublier.


    Aimer, c'est abdiquer dans la joie


    La gourmandise, la paresse et la luxure sont des vertus capitales.

    Si j'étais moins paresseuse, je serais probablement moins talentueuse.


    On distingue un anarchiste d'un démocrate par la conviction profonde de ce dernier qu'une société ne peut fonctionner sans État, sans armée, sans prisons, sans asiles, sans flicaille. Bref, être démocrate, c'est plier la volonté populaire.


    Ce n'est pas la médiocrité qui me dérange, c'est son règne.


    Ai-je nécessairement tort si plusieurs millions de personnes en sont convaincues?

    Jamais n'oserai-je insinuer que les intellectuels sont des putes. Ce serait faire injure à ces braves filles qui gagnent si durement leur vie


    L'insulteur a la mémoire plus courte que l'insulté.


    Peu de gens m'ont aimé plus que mes chats.

    Je ne suis que le produit de ma propre imagination.


    Chaque matin, lucidité oblige, je refais mon plein d'illusions.


    L'intelligence d'un seul m'éteint la bêtise universelle. (à mettre sur un livre de Jean Ziegler par exemple)

     
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  • https://www.upr.fr/actualite/france/la-demission-de-francois-de-rugy-15e-depart-inopine-dun-ministre-sous-macron-rend-plus-lourde-encore-latmosphere-de-scandale-et-de-concussion-qui-entoure-lexecutif/
    quand on y pense bien c'est normal, comme l'oeuf de Colomb "c'est simple mais il faut y penser", les institutions (depuis Siéyès, c'est à dire depuis qu'on nous a fait croire que de "se donner des maîtres", suggérés par les plus riches, propriétaires des médias, c'était synonyme avec "démocratie") sont ainsi faites qu'elle favirisent les "pourris", qu'elle encourage à être pourri, qu'elle sélectionne, comme dans la sélection darwinienne, "les meilleurs menteurs" les cyniques, les privilégiés et les pourris.
    Alors ? ben ! quelle question ! il faut les remplacer par des institutions qui n'ont pas cet effet mais l'effet inverse. ET il y en a. Lisez Chouard. Ecoutez Chouard.

    *

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     Et c'est  LE SENS DE NOTRE  CIVILISATION que d'accompagner les plus vulnérables :  (39è minute)

    https://ru-clip.net/video/vZEOL0_Uld8/marche-blanche-paris-pour-vincent-lambert.html

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    15 % des patients ayant eu un accident grave et diagnostiqués comme « non conscients » ou « en état végétatif »… seraient en réalité conscients 
    Par Michel Janva le 12 juillet 2019
    Une étude sidérante vient d’être publiée dans The New England Journal of Medicine. Elle est parue la veille de la décision de la Cour de Cassation autorisant la mort de Vincent Lambert – et elle fait froid dans le dos. Car elle révèle que 15 % des patients ayant eu un accident grave et diagnostiqués comme « non conscients » ou « en état végétatif »… seraient en réalité conscients ! « C’est gigantesque, a déclaré le Dr Nicholas Schiff, grand professeur de neurologie et neurosciences à New York. La découverte qu’un patient sur sept pourrait être très conscient de ce qui est dit autour d’eux est un grand moment ». Ces patients ont été considérés comme « non-conscients » parce qu’ils ne répondent pas à ce qu’on leur demande de faire : on a beau leur dire de serrer les doigts ou de cligner des yeux, par exemple, il ne se passe rien. Mais l’imagerie cérébrale montre que c’est parce qu’ils en sont physiquement incapables, et non pas parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’on leur dit !
    Cette étude est d’autant plus intéressante qu’elle a été réalisée sur des patients dont l’accident au cerveau était récent : elle montre que ceux à qui on diagnostique très tôt cette « conscience minimale » ont nettement plus de chances de s’en sortir que les autres ! Voilà pourquoi il faudrait d’urgence généraliser cet examen par électroencéphalogramme à tous les patients récemment « cérébro-lésés » ! « Notre étude pourrait changer la façon dont nous gérons les patients souffrant de lésions cérébrales aiguës », a déclaré l’auteur principal, Jan Claassen.
    Selon ce médecin, il est important de répéter ces tests plusieurs fois par jour, car les patients dans cet état ont tendance à perdre connaissance – si vous ne faites le test qu’une seule fois, vous pouvez tomber sur un moment où le patient n’est pas conscient ! Au total, si on généralise ces tests approfondis, cela pourrait changer la vie de certains patients !
    Prenez le cas de ce patient, classé « en état végétatif », dont l’histoire a été racontée par les journalistes du NewScientist. Il faisait des mouvements de tête, mais l’équipe médicale pensait que c’était des mouvements « réflexes », sans conscience. Mais ce patient a bénéficié de ces nouveaux tests, qui ont révélé qu’il avait une « conscience minimale » – et c’est alors que l’équipe médicale a commencé à le traiter différemment ! Ils ont même réussi à lui installer une « souris d’ordinateur sur la tête », grâce à laquelle il a fini par écrire un email au Dr Schiff ! Et croyez-le ou non, son premier réflexe n’a pas été de demander à mourir… bien au contraire !
    Voudriez-vous mourir si vous étiez prisonnier de votre propre corps ?
    Nous avons tendance à imaginer que notre vie serait « un enfer » si nous devenions tétraplégique. Nous avons tendance à croire que nous préférerions mourir plutôt que de « vivre emprisonné dans notre propre corps ». C’est pourquoi certaines personnes sont convaincues que les parents de Vincent Lambert sont cruels : s’ils avaient de la compassion pour leur enfant, ils seraient désireux d’abréger son calvaire ! En réalité, dans le cas précis de Vincent Lambert, ce raisonnement est très contestable :
    Soit Vincent Lambert n’est conscient de rien, comme le pensent la majorité des experts, et il ne peut pas souffrir – dans ce cas, pourquoi ne pas lui laisser une chance, même minime, de regagner conscience un jour (c’est rare, mais cela arrive), puisqu’il ne souffre pas ?
    Soit Vincent Lambert a une conscience minimale, et on pourrait tout aussi bien considérer qu’il est cruel de le laisser mourir de cette manière (je rappelle que Vincent Lambert n’est « branché » à aucune machine et que la seule manière de le faire mourir est de cesser de l’alimenter), surtout s’il est conscient de ce qu’on s’apprête à lui faire.
    Mais surtout, il faut savoir que nous sommes très mauvais pour imaginer ce que nous pourrions ressentir si nous étions gravement accidentés.
    Une étude très intéressante a été réalisée auprès de patients « emprisonnés dans leur corps ». Ces personnes sont totalement paralysées… mais elles sont parfaitement conscientes et peuvent communiquer en bougeant les yeux. Pensez à l’auteur du best-seller Le scaphandre et le papillon, qui a réussi l’exploit d’écrire un livre simplement en clignant de l’œil gauche !
    Eh bien croyez-le ou non, la majorité de ces patients ne sont pas malheureux ! Oui, dans l’étude en question, 72 % d’entre eux se sont même déclarés « heureux ». « Cela peut paraître surprenant pour nous, de l’extérieur, mais certains patients font preuve d’une énorme capacité d’adaptation à leur nouvelle situation, explique Steven Laureys, responsable de l’étude. Beaucoup évaluent leur qualité de vie à un meilleur niveau que je n’aurais jugé la mienne ! ». Notez aussi que ceux qui étaient les plus malheureux étaient aussi ceux dont l’accident était le plus récent. Et en effet, il est très fréquent pour les accidentés lourdement handicapés de commencer par ressentir une dépression sévère… puis, progressivement, de s’adapter à leur nouvel état. (Ce qui pourrait être une bonne raison de leur refuser l’euthanasie, tant que leur état n’est pas stabilisé, même s’ils le demandent avec insistance.)
    Écoutez ce que dit le Professeur Adrian Owen, un des neuroscientifiques les plus connus au monde :
    « Nous ne pouvons pas préjuger de ce que cela peut être que de vivre dans une de ces situations, car beaucoup de patients trouvent leur bonheur dans des choses que nous ne pouvons tout simplement pas imaginer. »
    C’est la raison pour laquelle je vous invite à bien réfléchir avant d’écrire vos directives anticipées. Gardez bien à l’esprit que vous ne pouvez pas vraiment savoir comment vous réagirez si vous êtes victime d’un accident grave.
    N’oubliez pas non plus que la science du cerveau est tout sauf infaillible : les médecins peuvent se tromper sur votre niveau de conscience… ou sur vos chances réelles de vous « réveiller ». Au total, il y a tellement de situations envisageables qu’il est à mon avis impossible de toutes les imaginer dans des « directives anticipées ». Le plus important, de mon point de vue, c’est de signaler les personnes à qui vous faites confiance pour décider de votre sort.
    Ni français, ni belge, à qui faire confiance ?
    Aujourd’hui en France, en l’absence de directive anticipée, c’est le médecin (le « grand Patron » d’hopital, plus exactement … avec tout ce que ça implique économiqument – analyse marxiste, ne jamais la laisser de côté ! - et psychologiquement !...) qui décide de votre sort. Personnellement, je trouve cela très étonnant : pourquoi laisserait-on un médecin décider de la vie ou de la mort d’un patient ? N’est-ce pas à sa famille de prendre une telle décision ? A tout prendre, si c’est un étranger qui doit décider de mon sort, je préférerais encore que ce soit un juge, car au moins a-t-il l’obligation (et l’habitude) d’entendre les arguments des deux côtés, et de les écouter avec le maximum d’impartialité ! Laisser le médecin décider peut conduire à des aberrations, comme ce qui s’est passé en 2013 avec Vincent Lambert : quoi qu’on pense sur le fond de la décision de son médecin de l’époque, il semble aberrant de prendre une décision aussi grave (le laisser mourir) dans le dos des parents de Vincent, sans les en informer (ils l’ont appris par hasard !)
    (et leur refuser son transfert dans un établissement spécialisé où il aurait droit à des traitements kiné, etc, ce dont il était privé  à Reims)
    Mais dans l’idéal, il me semble que ce sont les membres de notre famille qui sont les mieux placés pour décider de notre sort. C’est ce que choisit le droit belge, qui ne donne aucun droit de décision au médecin, et tous les droits à la famille. Mais le problème, c’est que le droit belge établit une hiérarchie : d’abord l’épouse, puis les enfants, puis les parents. Donc si l’épouse n’est pas d’accord avec les enfants ou les parents de son mari, c’est sa décision à elle qui prévaut. Pourquoi ? L’idée est que le patient a choisi son époux ou épouse, alors qu’il n’a pas choisi ses parents – et donc que c’est le conjoint qui aurait le plus le « droit » de décider de son sort. Mais ce raisonnement me paraît bancal, car quantités de mariages se terminent par des divorces à la suite desquels les ex-époux deviennent des étrangers l’un pour l’autre – alors que nous serons toujours les enfants de nos parents ! Par défaut, il me semble que l’unanimité devrait être requise pour les décisions graves. Il me paraît dérangeant de décider de la mort de quelqu’un si l’un des membres de la famille s’y oppose. (Pensez aux 12 jurés, aux États-Unis, qui sont obligés par la loi de se mettre d’accord unanimement pour condamner quelqu’un à de la prison). Évidemment, il y a des exceptions : si par malheur vous avez été abusé par l’un de vos parents, il est normal de refuser que ce parent puisse avoir son mot à dire ! Et c’est ici que les fameuses directives anticipées me paraissent utiles. Non pas pour décider à l’avance de ce que vous voudriez… mais pour bien choisir le ou les personnes de confiance qui prendront la décision !
    Personnellement, si je devais me retrouver dans la même situation que Vincent Lambert, je voudrais qu’il y ait un consensus entre mon épouse et mes parents sur mon sort (je ne suis pas sûr de vouloir mêler mes enfants à une décision aussi difficile). Cela me paraît la meilleure garantie que la décision sera bonne – ou du moins la moins mauvaise possible !
    Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à partager vos réflexions en commentaire de cette lettre, ici.
    Xavier Bazin
    PS : Le Figaro a relaté récemment l’histoire d’une patiente, Amélie de Linage, dont le cas est particulièrement troublant :
    En août 2014, Amélie de Linage fait « une fausse route alimentaire ayant provoqué un arrêt cardio-respiratoire, Amélie est plongée dans un coma artificiel. On tente un réveil quelques jours plus tard, mais l’électroencéphalogramme, qui s’affole, témoigne d’un état de mal épileptique réfractaire à tout traitement ». A sa famille ébranlée, le médecin chef du service réanimation déclare que « son projet de vie, c’est de mourir ». Son mari s’insurge : « Vous n’avez pas à choisir pour elle ! (…) Moi non plus d’ailleurs. Laissez-lui juste une toute petite chance de vivre, quel que soit son état ». Un jour, il constate que l’alimentation est coupée et l’hydratation réduite au minimum, il s’emporte, rien n’y fait. Le 5 septembre, on retire à son épouse le respirateur artificiel, « contre toute attente, Amélie récupère cette fonction parfaitement », mais les médecins refusent de remettre en route l’alimentation et l’hydratation. Après quinze jours sans alimentation, Amélie a fondu mais elle  « est toujours là » : « Je sentais sa présence », raconte son mari. Mi-octobre, des « reprises de conscience » sont perçues, ainsi que quelques balbutiements. Amélie finit par articuler : « J’ai faim, j’ai soif ! ». Très handicapée, elle rentre chez elle en décembre 2015 : « Comme Vincent Lambert, j’ai été classée à tort en fin de vie et condamnée à la dénutrition. Aujourd’hui, je suis là pour dénoncer cette injustice, et dire que j’aime la vie ».
    Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.
    Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

    On ne lâche rien, jamais !

    https://www.lesalonbeige.fr/15-des-patients-ayant-eu-un-accident-grave-et-diagnostiques-comme-non-conscients-ou-en-etat-vegetatif-seraient-en-realite-conscients/

     

     

     

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    DÉCISION DU CONSEIL D’ÉTAT SUR LA PROPRIÉTÉ DES COMPTEURS ÉLECTRIQUES 

     

    COMMUNIQUÉ DU MAIRE DE BOVEL (35) DU 03 JUILLET 2019  

     

    " Le 28 juin le Conseil d’état a tranché: les communes ne sont plus propriétaires de leurs compteurs: le transfert de compétence aux SDE induit un transfert de propriété.

     

    C'est la première fois en France qu'un transfert de propriété n'est pas organisé par un texte clair et précis, mais est issu de l'interprétation jurisprudentielle d'une combinaison de textes. La décision est essentiellement politique selon notre avocat, et liée à l'enjeu financier. Nos communes ont donc été dépossédées de leurs biens sans concertation, sans information, par un tour de passe-passe juridique..

     

    C'est une nouvelle atteinte à notre démocratie.

     

    Bovel est en outre condamnée à verser 3000 euros à Enedis. C'est le prix que doit payer une petite commune attachée à la liberté et à la vérité. Liberté et vérité ont donc un prix, et le Conseil d’État a sans doute voulu être dissuasif. Je ne regrette pas. Il fallait bien que quelqu'un s'y colle... "

    José Mercier, Maire de Bovel

     

      de Ouest France du 03 juillet 2019 ici: https://www.ouest-france.fr/bretagne/redon-35600/compteur-linky-un-maire-breton-condamne-payer-3-000-eu-enedis-6428743

    APPEL AUX DONS

     

    Grâce au dernier appel à soutien concernant les procédures au TA (1° instance + appel) relatives au respect du RSD (Règlement sanitaire départemental), tous les frais d'avocats sont à ce jour réglés et il y a encore 2300€ en caisse.

     

    Mais il reste à régler au plus vite les 3000€ demandés par Enedis et d'ici quelques temps à prévoir les frais du futur examen au FOND par le TA (1° instance et sans doute appel) puisque les procédures concernant le respect du RSD sont toujours en cours. Ces nouveaux frais de procédures devraient s’élever autour des 10 000€.

     

      

    Aussi, si vous souhaitez et si vous pouvez aider la commune de BOVEL qui se bat pour nous tous, met à disposition des autres communes les argumentaires de son cabinet d'avocats, et qui devra dans les mois qui viennent assurer à nouveau sa défense au TA et en Cour d'Appel pour les jugements sur le fond, vous avez la possibilité d'adresser vos dons (collectifs, associations, communes, particuliers) ici :

     

     

    POT COMMUN (APPEL AUX DONS) CRÉÉ POUR SOUTENIR BOVEL

     

    https://www.lepotcommun.fr/pot/8m980cm2

     

    Un grand merci à vous tous par avance pour cette commune qui œuvre sans relâche pour le respect de nos droits et de notre sécurité. Merci pour vos dons et pour la diffusion massive de cet appel que vous voudrez bien faire après de vos contacts, communes, réseaux sociaux, etc.

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  • http://www.dailymotion.com/video/xvug3y_bonne-nuit-les-petits-j-ai-du-bon-tabac_news


    ci-dessus (si la vidéo consent à fonctionner ? essayez, et en plus l'émission originale est totalement censurée par les AYATOLLAHS du régime actuel aussi on ne trouve plus sur internet que cette version charcutée et trafiquée par un incongru) des enfants vivant dans une roulotte de gitans, un ours qui rêve de bon tabac, tout ce que la France Libéral-fasciste méprise et abhorre maintenant !

     

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  •  

     

    si la "gauche" est devenue inaudible c'est parce qu'elle a cessé d'être à gauche ! https://www.revue-ballast.fr/bernard-friot-la-gauche-est-inaudible-parce-quelle-ne-politise-pas-le-travail-2-2/

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