• le lien libre hors du totalitarisme capitaliste de merde : https://ru-clip.net/video/4FJMWnQPcyI/etienne-chouard-la-vision-constituante-l-interview-compl%C3%A8te.html

     

    Chouard est une "mejloŝtono de la homa historio"

     

     

     

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  • Ne voyagez plus, bougez le moins possible, ne prenez pas le train à moins de réserver ! l’avion idem, le bateau non plus, ne vous baignez plus, ne vous asseyez plus, ne parlez plus à des inconnus sans respecter la distance de sécurité. En fait, restez chez vous et bouclez-la !

     

    Inexorablement, vos droits et vos libertés sont annihilés. À la niche, comme les bons toutous. Obéir aux ordres, car sinon, c’est le matraquage, l’amende et la taule.

    Malheur à celui qui n’est pas dans les clous, malheur à celui qui ose s’aventurer hors du bac à sable où il doit jouer.

    N’emmenez pas vos enfants construire des châteaux de sable sur les plages. Il est interdit de s’asseoir. Le papy zélé de Lacanau avec ses shérifs adjoints patrouille. (1) C’est une plage dynamique, dit-il. On marche, on court, on se baigne, mais on ne s’assoit pas. Puissance de raisonnement intense et maximale. S’asseoir, c’est contaminer. Point barre. Les Préfets ordonnent et les voisins vigilants, les miliciens privés nostalgiques des années 40 obéissent au doigt et à l’œil. Schnell !

    Le nombre incalculable de citoyens qui se prennent pour Zorro est impressionnant. Tous prêts pour la délation, l’ordre et la méthode.

    Bientôt les camps où les minorités seront parquées, sans distanciation sociale. Au moins, on pourra trinquer…

    Même les médecins sont incités à dénoncer (2). 55 € la balance. Ma foi, 50 personnes par mois = 2750 €. Quand même ! De quoi se payer des vacances ! – à la montagne car à la mer, c’est devenu compliqué. (3)

    Bon nombre de commerçants affichent que le port du masque est obligatoire à l’intérieur de leur magasin. En ce qui me concerne, je n’y mettrai pas les pieds, en faisant valoir que le port du masque, aujourd’hui, est totalement inutile.

    Les restaurateurs, les cafetiers, les pubs, les night-clubs sont en train de mourir. Avec les nouvelles normes sanitaires que Castaner va pondre, il faudra au moins 4 m2 par client. Ce qui implique que seules les grosses structures vont pouvoir survivre. Adieu les petits bistroquets et les bars à vins sympas. (4)

    Tout ce cirque se passe avec l’assentiment d’une bonne majorité de la population. Presque tout le monde porte un masque tout en se badigeonnant copieusement de gel hydroalcoolique. À ce sujet, comme son nom l’indique, il y a de l’alcool dans le produit. Donc, tous les jours, vous absorbez une quantité non négligeable d’alcool. Mauvais pour le foie, cirrhose en vue !

    Porter un masque toute la journée est tout aussi mauvais, notamment pour les poumons. En effet, quand vous expirez, vous rejetez du CO2 qui est immédiatement collecté par le masque, puis réinspiré. Moins d’oxygène, plus de CO2, parfait. Les pompes funèbres se frottent les mains – sans gel hydroalcoolique, cela va de soi.

    Réfléchissez, braves gens. Rendez-vous compte que cela fait quelques années que les mondialistes veulent que vous deveniez le plus minimaliste possible. Même certains « écolos » s’y mettent. Décroissance. Minimalisme. On ne bouge plus. On consomme local – pourquoi pas – mais pas de chocolat, pas de café, pas d’ananas, pas de sucre de canne… Ah, c’est moins palpitant tout à coup.

    Les dirigeants de cette planète vous veulent minimalistes. Hulot prône l’écologie et la décroissance, sauf que, depuis sa villa à Dinard, il confine grave avec sa plage privée où il peut s’asseoir tranquille (5). Yann-Arthus Bertrand, qui a fait sa fortune grâce à ses photos de la Terre vue du ciel, vous incite depuis peu à ne plus prendre l’avion. (6) La SNCF, toujours à la pointe de slogans creux et fumeux, vous incite dans sa dernière publicité à prendre le train de façon responsable et donc de laisser les places à ceux qui en ont besoin. (7)

    De plus en plus, si vous osez dire qu’il y a une conspiration mondiale visant à établir un gouvernement mondialiste, on vous taxe très vite de « Pas fiable, facho, souverainiste, populiste, raciste, antisémite et, bien sûr, complotiste… »

    Et pourtant, il suffit d’étudier comment et pourquoi tous les gouvernements de cette planète – à part la Suède, Hong Kong, Taïwan et quelques autres – ont ordonnés ce confinement imbécile, qui n’a servi à rien, sauf à tuer une bonne partie de l’économie mondiale.

    À qui profite donc ce crime sordide ? Bezos, le PDG d’Amazon, (qui frôle le trillion de dollars), Bill Gates (vaccins), certains labos, Soros, Rockefeller et toute la clique du Bohemian Club, du groupe Bilderberg et de la Trilatérale. (8)

    La minorité de gens représentant un contre-pouvoir est automatiquement fichée et fliquée. Ça, nous le savions depuis longtemps. Mais aujourd’hui, le flicage va beaucoup plus loin. L’État, les médias mainstream et la société dans son ensemble, par un jeu de démagogie, de vacuités « boboïsantes » et de politiquement correct, distillent insidieusement un courant de pensée unique, tout en approuvant l’exclusion des pensées contraires.

    Très, très fort. La loi Avia récemment votée est une preuve de plus de la malveillance des pouvoirs publics. (9)

    C’est énervant qu’une grande majorité tombe encore dans le panneau. Que vous faut-il de plus ? Vous voulez vraiment continuer à cautionner cette société rigide ? Réveillez-vous, il est presque trop tard.

    Les Gilets Jaunes, tant décriés par beaucoup, représentaient un des derniers sursauts. Depuis ce confinement blocus, exit la contestation. Tout le monde ou presque porte gentiment son masque, respecte la distance sociale, se prend un PV suivant l’humeur du gendarme – impunité totale des forces de l’ordre -, fait la leçon au voisin qui ne respecte pas les consignes, et rentre chez lui, fier de son devoir accompli.

    Bienvenue dans un gouvernement mondial où seul le haut du panier consommera outrageusement pendant que le reste de la population se gavera de patates locales et regardera les jeux du cirque à la TV.

    Affolant, consternant et affligeant.

    C’est le futur que vous souhaitez, pour vous et vos enfants ?

    Non ? Eh bien, il est plus que temps d’exprimer vos désaccords.

    Claude Janvier, Agoravox, le 25 mai 2020

    https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2020/05/25/ne-bougez-plus-et-bouclez-la-le-mot-dordre-mondialiste-cest-le-minimalisme/ https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2020/05/25/ne-bougez-plus-et-bouclez-la-le-mot-dordre-mondialiste-cest-le-minimalisme/

     

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    Par Étienne, Chouard dimanche 9 décembre 2012

     

    Avant Marx, avant Keynes, Simonde de Sismondi ;

     

    économiste des pauvres, donc méconnu

     

    Un signalement très utile d'André-Jacques Holbecq. Merci à lui !

     

    Fiche Wikipédia de Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi

     

    Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi, né à Genève le 9 mai 1773 et mort à Genève le 25 juin 1842, est un historien, essayiste politique et économiste suisse.
       
    D’abord influencé par Adam Smith, il embrasse la cause libérale et fréquente les salons de Madame de Staël au sein du Groupe de Coppet. En 1801, il publie une « statistique du département du Léman » qui expose une situation préoccupante de l'économie genevoise. Attaché aux libertés, il critique vertement le projet de Constitution de la République de Genève soumis à la population en 1816, publie une brochure et fait signer « la pétition des 16 ». Suite à des pressions bourgeoises, il cesse ses critiques.

    Nouveaux principes d’économie politique, 1819

    Son adhésion au libéralisme économique de Ricardo et Smith prend fin en 1819 avec la publication des Nouveaux principes d'économie politique.

    Pour la première fois, un économiste évoque une nécessaire redistribution des richesses.

    Selon lui, loin d'assurer le bien-être de tous, le libéralisme économique accroît la misère des travailleurs parce que :
    • la concurrence exerce une pression à la baisse sur les coûts de production et donc sur les salaires ;
    • le rythme élevé du progrès technique fait que les anciens résistent en bradant les prix et donc les salaires.
    Il y a donc une contradiction : la mécanisation entraîne du chômage et permet une production de masse que les travailleurs ne peuvent acheter, ce qui entraîne une surproduction.

    Face à cette situation, Sismondi formula un programme d’intervention de l'État ayant pour buts la protection de la classe ouvrière, la lutte contre les excès de la concurrence et la régulation du progrès afin d'éviter le chômage :

    • garantie professionnelle où le patron se charge de l'ouvrier malade ou au chômage ;

    • fin de la dissociation travail/propriété, soit le retour à l'artisanat et à la petite exploitation agricole.
    Ses positions furent en partie critiquées par Karl Marx qui le considéra comme le chef du « socialisme petit-bourgeois », et par Lénine qui l'appela « socialiste romantique ».
    Sismondi, d'origine bourgeoise, a toujours eu grand respect des institutions qu'il n'a pourtant jamais hésité à critiquer sévèrement. Il a notamment adhéré à la politique du Progrès graduel du Premier Syndic Jean-Jacques Rigaud, mise en place dès le milieu des années 1820. Convaincu que la Constitution de 1816 devait évoluer, il tint une position délicate, demandant des réformes mais s'opposant à toute révolution violente. Lorsqu'en 1841 une Constituante fut obtenue par pression de la foule, Sismondi s'y opposa. Néanmoins, il décida de s'y porter candidat, fut élu, et milita en son sein pour des réformes minimales, provoquant l'incompréhension des radicaux emmenés par James Fazy. Malade, fatigué, il tint un dernier discours mémorable avant d'être raccompagné chez lui. Il mourut quelques jours plus tard, avant la fin des travaux constituants.

    Il a également donné son nom à un collège genevois : le Collège Sismondi.

    Bien que se déclarant disciple d'Adam Smith, il s'opposait à la loi de Say (plutôt que de nier la possibilité de la surproduction, il l'explique par trois facteurs : la sous-consommation, la concurrence et l'incertitude de la prévision de débouchés) et prônait l'intervention de l'État. Il n'est ainsi pas considéré comme « classique », mais généralement qualifié de socialiste utopique, de précurseur de Schumpeter pour ses travaux sur le progrès technique, et, suivant les auteurs, de social-démocrate.

    Idées
    Le machinisme
    D'après la thèse de Sismondi, l'introduction de nouvelles machines ne profite qu'au patronat. En effet, les profits grossissent alors que les salaires restent les mêmes. Il considère que cette augmentation des capacités de production va mener à des faillites : la consommation ne peut pas suivre le surplus de production puisque les ouvriers ne sont pas payés à leur juste valeur. La concurrence incite les entreprises à investir sans cesse, ce qui cause des faillites en chaîne.

    La protection sociale
    Sismondi considère que l'inégal partage des richesses est doublement néfaste : c'est injuste et cela provoque des crises de surproduction. Il pense alors à faire augmenter les salaires en réduisant le temps de travail et en interdisant le travail des enfants. Il aimerait aussi que l'entreprise prenne en charge les périodes de maladie et de vieillesse des ouvriers.

    Le travail
    Sismondi est le premier à dire que toute la valeur vient du travail, parce qu'il est le seul à ajouter de la valeur à un produit. Il critique la théorie d'Adam Smith qui attribue la valeur d'une marchandise à la quantité de travail qu'elle peut commander et fait de la division du travail et de l'extension des marchés la source de la productivité. Pour Sismondi le capital est du travail accumulé. Le travail n'ajoute de la valeur que quand il accumule du capital, c'est-à-dire s'il reste une valeur nette (un surplus, un profit) une fois que toutes les dépenses et en particulier les salaires sont payées. Une production qui se consomme intégralement en salaire n'ajoute aucune valeur, n'est pas productif, il ne fait de reconstituer et perpétuer un cycle, sans en sortir.

    Ajouter de la valeur c'est ajouter du capital fixe, des machines, des entrepôts, des forces aveugles de la nature qui ont été redirigées par l'intelligence et l'habileté etc. qui sont autant de richesse future. Ce capital ne produit que s'il est fécondé par le travail, qui le met en mouvement. Sismondi ajoute que le surplus, le profit sont accaparés par les riches, qui sont propriétaires du capital et de ce fait peuvent décider seul du partage de la valeur ajoutée, et de la richesse. Ils décident aussi de ce qui est produit, en l'occurrence au XIXe siècle ils produisent des biens de luxe qui ne sont d'aucune utilité pour les ouvriers, qui, mis en concurrence par le capital, voient leur salaires baisser et s'enfoncer dans la misère. Ces thèses seront largement reprises par Marx.

    Si la machine est un moyen privilégié de l'accumulation c'est parce qu'elle n'a pas besoin de salaire. Les écologistes, au XXe siècle, viennent objecter qu'une sorte de salaire aurait dû être payé à la nature, pour lui permettre de subsister, tout comme le salaire devait permettre à l'ouvrier de subsister et non de s'enfoncer dans la misère. Le non-entretien de la nature conduit à sa dégradation, il conduit à l'accumulation d'une dette écologique, qui est pour le moment masquée par le déstockage de ressources non-renouvelables.

    L'historien

    Sismondi est aussi connu pour ses travaux sur l'histoire de l'Italie :
    Tableau de l'agriculture toscane (Genève, Paschoud, 1801) [1]
    Il donna le nom de « Suisse pesciatine » à une région montagneuse de Pescia où il fut exilé et qui lui rappelait son pays natal.

    Principaux ouvrages

    Tableau de l'agriculture toscane (1801)
    De la richesse commerciale (1803)
    Histoire des républiques italiennes du Moyen Âge (1807–1818)
    De l'intérêt de la France à l'égard de la traite des nègres (1814)
    Examen de la Constitution française (1815)
    Économie politique (1815)
    Nouveaux principes d'économie politique, ou de la richesse dans ses rapports avec la population (1819)
    Histoire des Français (1821–1844)
    Les colonies des anciens comparées à celles des modernes (1837)
    Études de sciences sociales (1837)
    Études sur l'économie politique (1837)
    Précis de l'histoire des Français (1839)
    Fragments de son journal et correspondance (1857)

    Bibliographie :
    Lucien Gillard, Simonde de Sismondi, vie, oeuvres, concepts, Ellipses Marketing, 2010 ;
    Albert Aftalion, L'œuvre économique de Simonde de Sismondi, Faculté de droit de Paris, A. Pedone, Paris, 1899 ;
    Paul Chanson, Sismonde (sic) de Sismondi (1773–1842), précurseur de l'économie sociale, Institut d'études coopératives et sociales, Paris, 1944 ;
    Sous la direction de R. Tomassucci, Sismondi e l'agricoltura della Valdinievole nell'800, Catalogue de l'exposition, Pescia, 1982 ;
    M. Stanghellini Bernardini, Sismondi livellario del conservatorio di San Michele di Pescia, Sismondi esule a Pescia ;
    Dupuigrenet-Desroussilles, Sismondi et le goût du bonheur (esquisse de psycho-analyse), Économies et sociétés, X, 1976 ;
    Michel Porret, « La fustigation remplit les conditions essentielles de la pénalité : Sismondi contre l'utopie carcérale », in Sismondi e la civiltà toscana : atti del Convegno internazionale di studi, Pescia, 13–15 aprile 2000, pp. 365–393, [Firenze] : L.S. Olschki, 2001.

     

    Source : wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Sismondi

     


    Mon commentaire (à AJH) :

     


    Mille mercis, vieux frère : c'est épatant !!!

     

    J'ai ce précieux livre à la maison, mais je ne l'avais que commencé. Je le mets tout de suite en haut de la pile 'urgent et important' (2 m de haut). Je pense l'avoir scanné et OCRisé ; je vais voir.

     

    Tiens !? Ce livre est introuvable (90€ sur Amazon). Bizarre... Ça ne fait rien : on se débrouillera entre nous, à la base :)

     

    Salaud de Marx :) Il aurait ainsi méchamment et injustement maltraité Proudhon et Sismondi, deux géants au service des pauvres, tout en leur piquant carrément leurs meilleures idées ?! :)

     

    À la lecture de ce passionnant résumé —C'est du KEYNES avant l'heure (plus de cent ans avant !) : KEYNES, lui aussi, avait été >libéral< (on formait déjà comme ça les enfants de riches, à l'époque : le >libéralisme< est la doctrine économique (pensée prostituée aux banques) qui permet aux riches de rester riches et qui condamne les pauvres à rester pauvres), avant de changer d'avis à l'âge adulte, très radicalement, et de devenir puissamment antilibéral—, je comprends mieux que l'éducation nationale >républicaine< (cf. Henri Guillemin) n'apprenne rien du travail de Sismondi aux jeunes gens !

     


    J'ai aussi à la maison un autre livre de Sismondi, très vieux : 1836, je n'ose pas y toucher car il est très fragile, mais je l'ai copié/scanné : "Études sur les constitutions des peuples libres" ! Excitant, non ? => idem , il remonte en haut de la pile 'urgent et important' :)

     

    Encore merci, vieille branche.

     

    Étienne.

     

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  •  

    la vie de l'esprit et de notre société par des chansons "cultes" qui sont chacune tout un symbole :
    totalement
    "il n'y a plus d'après" de Juliette Greco (elle vit encore, enfin pour le moment ...)

    Il paraît que la chanson n'est que de 1960. Mais c'est le symbole philosophique de toute une modernité, du désespoir existentialiste, Nouveau Roman, Ionesco, Camus, Samuel Beckett.
    ça peut paraître amèrement intelligent et "moderne" cette lucidité désespérée, mais, à part au cimetière (forcément ! par définition) ou au suicide (pour ceux qui ont un peu plus de courage), ça mène à quoi ?
    A part chez ceux qui ont remisé l'intelligence et la lucidité - trop pénible, vite une pilule tranquillisante ! - intellectuellement après le cul-de-sac on fait quoi ? Cette lucidité qui a donné et dont il ne reste plus aujourd'hui que le dogme de l' "ici et maintenant" et le "bouddhisme" des euthanasieurs et du psychologiquement correct à la mode.

    (cu fut l'époque où j'étais enfant, et lucide)
    (Mais, je regrette, j’ai horreur du bouddhisme. Je lui préfère largement la philosophie de l’Absurde, qui elle, est révoltée, et ne porte pas la mort, sa "sérénité" et son vide éternel et définitif, au pinacle !)

    Maintenant 1981 A part  (aucun sens ça ne fait pas partie du texte c'est juste un opérateur pour que leur programme accepte le changement de fonte ! )
    Donc, une autre chanson qui est tout le résumé d'une époque, c'est "Il est libre Max"

    C'est l'époque libre et "hippie" des années 70, celle de Gébé, Julien Clerc et Polnareff.

    Quelques remarques :

    1° la peur de la mort a disparue, et la conscience de la vanité totale de tout. Trop pénible d'être lucide ! alors on refoule, et on jouit (ce qui fait que ces jeunes qui se croyaient  "révolutionnaires" vont paver la voie aux bourgeois "Libéral-libertaires" actuels"! ) c'est comme ça aussi qu'est née ce que j'appelle "la Secte des Adorateurs de la Mort", sur laquelle j'ai fait un billet.

    2° c'est un bel idéal mais ...  hélas, les "djeunss" qui rêvaient cette époque, n'ont pas pu rester comme ça. Ceux qui le sont restés sont devenus des vieux solitaires, rassis voire désséchés, parfois aigris, ou marginaux, ou morts. Les autres ? ben les autres comme les 68-ards, une fois qu'ils ont fini leurs études, ils se sont "rangés", ils sont devenus des bourgeois "bobos" riches et bien installés comme dans le film "un coeur en hiver", ils font semblant de croire toujours aux mêmes valeurs - verbalement, mais en réalité ils sont profondément imprégnés de l'inverse ! - ça leur permet de de poser en donneurs de leçons et de mépriser le peuple ! (comme ceux décrits dans le fameux livre de Bégaudeau par exemple).

    3° c'était aussi une époque où on était libre, et où ne régnaient pas encore ni les hygiénistes totalitaires, ni les féministes hystériques de maintenant.

    (ce fut l'époque où j'étais jeune, et où je travaillais)

     

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  • les médecins travaillent sur les effets de la nicotine contre le coronavirus. Des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de Sorbonne université, du Collège de France et de l’Institut Pasteur ont publié un article dans les Comptes Rendus de Biologie de l’Académie des sciences dans lequel ils avancent que la nicotine pourrait avoir un effet protecteur contre le coronavirus. Selon un communiqué publié hier, basé notamment sur une étude chiffrée du nombre de fumeurs chez les patients de la Pitié-Salpêtrière, le récepteur nicotinique de l’acétylcholine aurait un "rôle central" dans la "propagation et la physiopathologie de Covid-19". Cette hypothèse surprenante alors que le tabac était présenté (comme toujours !) comme un facteur aggravant le la maladie, sera étudiée pour être confirmée ou non dans les prochaines semaines.

    Selon une étude chinoise publiée fin mars dans le New England Journal of Medicine et portant sur plus de 1000 patients positifs au Covid-19, la proportion de fumeurs atteints du coronavirus était de 12,6%, soit un chiffre beaucoup plus bas que la proportion de fumeurs en Chine (28 %). Les données de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et de la Pitié arrêtées début avril vont dans le même sens selon Le Monde qui indique que sur 11 000 patients hospitalisés pour cause de Covid-19 depuis le début de l'épidémie, seuls 8,5% étaient fumeurs connue une proportion globale de 25,4% dans l'Hexagone.

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  • Le rôle de l’élevage industriel

    En 1997, un virus de grippe aviaire appelé H5N1 est apparu dans des élevages intensifs de poulets à Hong Kong et a tué quatre personnes. Les autorités de Hong Kong ont alors décidé de tuer tous les oiseaux d’élevage du territoire, poulets, canards, oies, pigeons, cailles. Soit 1,5 million d’oiseaux. Le virus a continué de circuler sur des camions mal nettoyés et chez des oiseaux migrateurs, par exemple des canards sauvages, contaminant d’autres élevages à travers le monde. En 2005-2006, une centaine de personnes sont mortes de ce virus très dangereux, mais heureusement presque sans transmission d’humain à humain. D’abattage en abattage, des centaines de millions d’oiseaux d’élevage ont été tués en prévention.

    Je reprends ici les mots de François Renaud, biologiste au CNRS :

    « À l’origine, H5N1 est un virus d’oiseau extrêmement virulent, mais peu efficace à l’état sauvage : il tue son hôte, l’oiseau, très rapidement, d’où une transmission à d’autres hôtes limitée. C’est l’élevage industriel qui a créé les conditions de son succès, grâce à une concentration exceptionnelle d’oiseaux et une promiscuité des volatiles favorisant la transmission du virus. Le passage à l’homme, malgré la barrière inter-espèces, a fini par se faire du fait de cette concentration de volailles en un seul endroit et de conditions sanitaires dégradées. C’est un jeu d’essai-erreur : en théorie, le virus aviaire n’est pas transmissible à l’homme, mais à force d’essayer, il finit par passer [9]. »

    Élevage industriel de poulets en France, conséquence des traités européens, productivistes. Image L214 Éthique & Animaux.

    En 2009-2010, une pandémie globale de grippe A H1N1 a fait quelques centaines de milliers de morts (ce qui est comparable à une grippe classique à l’échelle mondiale).

    Biologiquement, ce virus est une recombinaison d’un virus humain, d’un virus d’oiseau et de deux virus de porcs. Rappelez-vous : la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s’était rendue célèbre pour l’achat déraisonnable de dizaines de millions de doses de Tamiflu, pour un coût extravagant se rapprochant du milliard d’euros, au bénéfice de grandes sociétés pharmaceutiques (en l’espèce les laboratoires Roche et Gilead Sciences). Doses qui finirent détruites pour l’essentiel. La principale théorie sur l’apparition de cette grippe H1N1 est que le virus serait apparu dans un grand élevage de porcs au Mexique, avant de contaminer des humains [10].

    Actuellement sévit une épidémie animale (épizootie) porcine qui épargne l’homme, la PPA, véhiculée par les sangliers. Originaire d’Afrique, cette peste porcine s’est propagée en Europe de l’Est au cours des années 2010, d’élevage en élevage, donnant lieu à des abattages massifs de cochons et à des campagnes de chasse au sanglier à large échelle. Ainsi, des centaines et des centaines de milliers d’animaux ont été tués préventivement. La Chine a été très touchée par la peste porcine en 2019. Des millions et des millions de cochons auraient été tués. La France n’est pas encore touchée mais reste vigilante : notre voisin belge connaît des cas depuis deux ans [11].

    Fin mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé animale a indiqué qu’un foyer de grippe aviaire H5N8 hautement pathogène avait été confirmé en Allemagne, dans un élevage de dindes de reproduction, tout près de la frontière avec les Pays-Bas. Immédiatement, il a été décidé de tuer 10 000 oiseaux. Début avril, un autre foyer est apparu dans le centre du pays concernant 20 000 volatiles [12].

    Dans son numéro de juillet-septembre 2009, le magazine l’Écologiste expliquait que « l’élevage concentrationnaire des animaux favorise les recombinaisons de virus ». En effet, dans les élevages où les animaux sont très nombreux, les virus prospèrent, mutent, et acquièrent une certaine variété, ce qui rend les vaccins moins efficaces.

    Pour résumer, on distingue au moins trois causes à ces virus successifs :

    1. la pression écologique sur les milieux naturels et sauvages, lorsque des humains empiètent sur la nature sauvage;

    2. les marchés humides et le fait de manger des animaux sauvages ou des animaux d’élevage en contact direct avec des animaux sauvages;

    3. l’élevage d’animaux (oiseaux, cochons ou autres) très intensif ou concentrationnaire.

    Tant que cela n’aura pas été compris, on combattra la conséquence, c’est-à-dire la survenue plus ou moins régulière de virus plus ou moins dangereux, et non les causes.

    Aussi, en ne combattant pas les causes, on s’expose à l’émergence d’un nouveau virus qui, pour le plus grand malheur de l’humanité, pourrait être à la fois très mortel, très contagieux et sans vaccin.

    L’UPR exprime ici son attachement profond à s’attaquer aux causes, et non seulement aux conséquences.

    Comme très souvent, l’appartenance à l’Union européenne est une entrave à la prise en compte sérieuse de ces causes.

    Le programme de l’UPR prévoit expressément de :

    • Mettre un terme au mouvement de gigantisme des élevages industriels. Depuis 1962, le premier objectif de la politique agricole commune, inscrit dans les traités européens, est l’accroissement perpétuel de la productivité, ce qui a conduit et conduit encore à la massification illimitée de la production de viande dans d’immenses unités industrielles. Ceci est valable pour l’agriculture conventionnelle, mais aussi pour l’agriculture biologique. Par exemple, la réglementation européenne n’impose aucune limite de taille pour les élevages de pondeuses bio. En France, actuellement, se multiplient les projets de poulaillers à 12 000 ou 24 000 poules, voire 100 000 comme en Italie [13]. On voit même des projets d’élevages concentrant 200 000 oiseaux. Ces fermes géantes sont une application régulière des traités. À l’UPR, nous voulons au contraire poser des limites de taille, et aller vers des fermes moins productives, mais plus nombreuses, plus familiales, plus autonomes et plus résilientes.
    • Poursuivre les efforts déjà accomplis par nos éleveurs pour réduire leur usage d’antibiotiques, de vaccins et de produits pharmaceutiques. Par ailleurs, nous avons l’intention de conserver les règles d’hygiène usuelles.

    • Privilégier les élevages de races locales, les élevages de terroir ancrés localement, et la diversité génétique des animaux d’élevage. En effet, la quête effrénée de productivité a poussé à sélectionner uniquement les espèces les plus rentables, et les espèces rustiques disparaissent. Pire, au sein des espèces sélectionnées pour leur rendement, on a sélectionné les individus les plus productifs. Malgré un grand nombre d’individus, on se trouve alors avec des espèces sans diversité génétique, que certains spécialistes de génétique qualifient de « virtuellement éteintes » [14]. À l’opposé, nous pensons qu’il est très souhaitable que les cochons corses soient génétiquement différents des cochons provençaux, eux-mêmes différents des cochons du Sud-Ouest, eux-mêmes différents des cochons du Berry, et ainsi de suite. De façon plus générale, nous militons, à l’UPR, pour favoriser une agriculture paysanne de terroir, ainsi que le veulent les Français, et pour donner la priorité à l’objectif de biodiversité sur l’objectif de productivité.
    Plusieurs espèces de vaches du pays de Bresse ont disparu au cours du XXe siècle. La Fémeline et la Gessienne ont disparu dans les années 40. La Mézine a disparu vers 1975. Une des raisons de ces disparitions est la doctrine de simplification agricole liée à la recherche de productivité prolongée et verrouillée par l’Union européenne. Image Wikipedia.
    • Restreindre quantitativement le commerce mondial, au moins pour la partie française. Les échanges commerciaux très intenses avec la Chine ont été un facilitateur de la propagation du virus.

    • Démondialiser, c’est réduire la propagation des virus. Il ne s’agit pas d’autarcie, mais seulement de n’avoir plus pour objectif la maximisation du commerce transfrontalier (c’est un objectif des traités européens) et de souhaiter une série de relocalisations d’activités.

      En particulier, nous sommes attachés aux idées d’autonomie alimentaire et d’autonomie stratégique. Préserver les espaces naturels, à la fois sur le territoire français, avec par exemple une gestion exemplaire des parcs naturels et leur extension, mais aussi à l’international, en refusant de provoquer ce que l’on appelle la déforestation importée [15].

      La politique européenne en faveur des biocarburants est un exemple typique de cette déforestation importée : lorsque vous faites le plein de votre voiture, vous mettez malgré vous de l’éthanol (E10, E85) et de l’huile de palme (diesel) dans votre réservoir, ce qui contribue à la déforestation en Amazonie et dans le Sud-Est asiatique.

      De même, les accords de libre-échange passés par l’Union européenne (qui dispose de la compétence exclusive dans ce domaine) font peser des menaces importantes sur la biodiversité des pays concernés [16].

      Nous souhaitons mettre fin à ces politiques délirantes et contradictoires, guidées uniquement par des intentions mercantiles, et, en définitive, l’appât du gain, quelles qu’en soient les conséquences écologiques.
    Déforestation en Indonésie liée aux plantations de palmiers à l’huile par la multinationale Cargill. L’huile de palme est légèrement moins chère que les huiles concurrentes. Les importations européennes d’huile de palme (agrocarburants, utilisation alimentaire) encouragées par le mercantilisme de l’Union européenne causent, entre autres dégâts, la destruction de l’habitat de grands singes et l’érosion des sols. Image Rainforest Action Network


    Pour conclure, il est évidemment nécessaire de critiquer les incroyables ratés du président Macron et l’incompétence de son gouvernement, et de se focaliser sur l’urgence du moment : aider le personnel soignant, sauvegarder l’efficacité du système de soins français, soigner les Français malades.

    Toutefois, il est également nécessaire de prendre du recul, et de comprendre que ces pandémies ne sont pas le fruit du hasard ni d’une malédiction du ciel.

    Si l’émergence et la propagation de virus est un phénomène impossible à supprimer en tant que tel, les grandes pandémies sont en revanche grandement favorisées par un modèle de développement déraisonnable qui, lui, est évitable. Un modèle malheureusement mondial, mais dans lequel l’Union européenne a une grande part de responsabilité. Un modèle aux graves dérives dans lequel nous resterons piégés tant que nous resterons dans l’Union européenne.

    Avec bien plus d’adhérents que EELV, avec un projet d’écologie populaire, avec une vision écologique qui identifie les points de blocage majeurs que constituent l’Union européenne et la mondialisation folle, l’UPR est de loin le premier parti écologiste de France.

    Jérôme Yanez,
    Responsable national de l’UPR
    sur les questions écologiques
    17 avril 2020

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  • résultat ?

    un autre problème qui fait que la vie en 1960 était beaucoup plus commode et moins stressée que maintenant
    nul besoin de faire ses courses à la semaine (voie plus si on commande, ce que les gens font de plus en plus, c'est plus reposant, et on échappe à la soumission et à leurs immondes caméras de vidéo-surveillance! pour le mois entier),
    on pouvait acheter les choses au fur et à mesure qu'on en avait besoin !
    - Un saut dans les magasins de la ville, voire du coin, quelques minutes de promenade (pas plus que dans un parking d'hypermarché !) et voilà !

    et les "mougeons" se sont laissés faire.

    Maintenant les jeunes, qui n'ont pas connu les années 50 (ah ! la radio des années 50 infiniment plus DIVERSE et riche que toutes les chaines de télévision de maintenant !) et 60 ne peuvent plus savoir tout ce qu'on a perdu petit à petit (à partir de 1983), comme la grenouille qu'on fait cuire  subrepticement, combien alors la vie du temps de Brigitte Bardot et de Raymond Quenaud était plus libre que maintenant, et plus humaniste, c'est affreux. Et plus sure, pas de chômage ni de NAIRU (vous ne connaissez pas ? c'est un tort tous les jeunes loups des affaires qui étudient en école de commerce connaissent ça) l'échelle mobile des salaires, des syndicats forts et combatifs. Un vrai Régime Général de la Sécurité Sociale qui remboursait tout à 90%

    des églises ouvertes et des cafés partout, des caméras de vidéo-surveillance nulle part.

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  • Ce matin un lapin a tué un chasseur

    explication :

    C'était un lapin qui avait un fusil

     

    maintenant réfléchissez

     

     

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  • le fascisme est L'IDÉOLOGIE QUI REMET —DE FORCE— L'ÉTAT AU SERVICE DES POSSÉDANTS QUAND LES ÉLECTIONS N'Y SUFFISENT PLUS.

    Les plus riches privilégiés, — APRÈS avoir été farouchement parlementaristes tout le temps (19e siècle et début 20e) où le gouvernement dit représentatif conduisait systématiquement au pouvoir des "républicains pour rire" (c'est-à-dire strictement au service des affairistes et des banquiers) —, ces mêmes privilégiés, donc, sont DEVENUS au contraire violemment antiparlementaires avec la montée des socialistes aux élections et la vive crainte que le "suffrage universel" ne leur garantisse plus d'accaparer tous les pouvoirs politiques. Nota : les mêmes ultra-riches sont ensuite REDEVENUS parlementaristes quand l'appropriation des (très importants) médias de masse et la corruption des (très importants) partis dits "de gauche" ont rendu au gouvernement dit représentatif cette vertu —très convenable— de donner TOUJOURS le pouvoir aux plus riches.

    Hitler, Mussolini, Franco et autres Pinochet — ainsi que l'Union européenne — garantissent aux plus riches privilégiés le maintien de "l'ordre social", c'est-à-dire l'affaiblissement maximum des syndicats et des salaires, ainsi que l'impuissance politique et la docilité des salariés, travailleurs condamnés aux travaux forcés au profit des propriétaires.

     

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/06/01/225-henri-guillemin-le-fascisme-en-france 

    mais, mais les élections c'est déjà un MOYEN DE CORRUPTION puissant, écoutez Chouard :

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  •  

    Aide aux entreprises et nationalisation des salaires : qui paiera le « quoi qu’il en coûte » de Macron ?

    (éh m'sieur ! Bernard Friot a une réponse ! smile)

     

     

    En prenant en charge une partie des salaires, via le chômage partiel, en aidant les entreprises ou les indépendants, en annonçant quelques mesures pour les plus démunis, l’État joue, même imparfaitement et avec retard, son rôle protecteur. Une question demeure en suspens : les grandes entreprises, les grosses fortunes et le secteur financier seront-ils mis à contribution ?

    « Tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu’il en coûte ». En prononçant ces mots le 12 mars dernier, Emmanuel Macron avait-il pris la pleine mesure de cet engagement ? Alors que le confinement strict est prolongé jusqu’au 11 mai et que plusieurs secteurs (restauration, culture,…) ne pourront reprendre à cette date, ce « quoi qu’il en coûte » prend des proportions d’une ampleur considérable. La dernière note de l’Insee du 23 avril indique que la totalité du secteur marchand a perdu 41 % de son activité, soit une baisse de plus d’un tiers pour l’ensemble de l’économie française [1].

    Parmi les secteurs les plus touchés, ceux de l’hébergement, de la restauration et des transports – aériens, terrestres – sont quasiment à l’arrêt, ceux de la construction fonctionnent au ralenti. De nombreux autres secteurs subissent des difficultés d’approvisionnement. Au contraire, les secteurs de l’assurance et de la finance se portent à merveille. Pour Bercy et les organisations patronales, le raisonnement est simple : plus les mesures de confinement visant à limiter la diffusion de l’épidémie et le nombre de morts sont strictes et étendues dans le temps, plus les impacts économiques sont massifs. Ils plaident donc pour que ce choc économique soit le moins fort possible.

    Les mesures annoncées mi-mars, dans un premier projet de loi de finances rectificatives, sont déjà caduques. Les secondes viennent tout juste d’être votées : le plan d’urgence est plus que doublé, passant de 45 à 110 milliards d’euros. Ce plan ne sera sans doute pas le dernier. Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics a déjà évoqué sur France Inter « un troisième budget rectificatif avec des chiffres sans doute encore plus impressionnants ». « Il n’y a pas de plafond », a-t-il précisé, assurant que le gouvernement saurait « s’adapter aux demandes économiques » malgré une baisse annoncée du PIB de 8 % sur l’année, un déficit public de 9 %, avec un trou de 41 milliards d’euros attendu pour la Sécurité sociale en 2020.

    Plus de 10 millions de salariés au chômage partiel

    C’est sans doute le chiffre le plus spectaculaire : au 22 avril, plus d’un salarié sur deux du secteur privé, soit 10,2 millions de personnes, sont couverts par le chômage partiel. Un dispositif qui concerne désormais 821 000 entreprises (soit un tiers). Prévu pour que les entreprises faisant face à des difficultés économiques temporaires réduisent l’activité de leurs employés, le chômage partiel n’a jamais été utilisé à si grande échelle. Il garantit un minimum de 84 % du salaire net horaire aux salariés et les prémunit de licenciements économiques immédiats. Et permet aussi aux entreprises de conserver leurs salariés formés et compétents en transférant leur rémunération, dans la limite de 4,5 Smic par salarié (4800 euros nets environ), à l’État et l’Unedic.

    Les modalités et conditions d’éligibilité ont été largement assouplies : la demande est considérée comme acceptée s’il n’y a pas eu de réponse négative des services de l’État sous deux jours. Les entreprises fermées sur décision administrative (restaurants, cafés, commerces non essentiels…) sont bien évidemment éligibles, celles qui font face à des difficultés d’approvisionnement ou de brutales chutes du chiffre d’affaires peuvent également y recourir. Ce sont bien évidemment les plus petites entreprises qui y recourent davantage (40 % des salariés des PME de moins de 20 employés sont au chômage partiel). Les grandes entreprises (plus de 500 salariés), censées être plus solides et disposer de plus grandes marges de manœuvres financières, n’ont pas hésité à demander l’assistance de l’État pour 18 % de leurs salariés [2].

    Sans surprise, c’est le secteur de de l’hôtellerie-restauration qui y recourt le plus massivement : deux salariés sur trois sont au chômage partiel. Viennent ensuite les secteurs de la construction et de la fabrication de matériels de transport (dont l’industrie automobile) où près d’un salarié sur deux sont désormais payés par l’État. Dans le secteur bancaire et financier, le dispositif concerne seulement 3,5 % des employés – plus de la moitié des effectifs y sont en télétravail.

    Une bonne partie de ces entreprises ne rouvriront pas, ou que très partiellement, le 11 mai. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud vient donc d’annoncer que le chômage partiel pourrait être prolongé de façon « dégressive, au fur et à mesure que l’activité reprend ». L’enveloppe de 24 milliards d’euros alloués sera certainement dépassée, car le dispositif a été étendu pour englober une partie des salariés précaires : les intérimaires, dont trois emplois sur quatre ont disparu, ainsi que les salariés en CDD ou à temps partiel, les salariés à domicile et les assistantes maternelles. Les apprentis et les personnes en contrats de professionnalisation ont également vu leurs indemnités maintenues et les délais d’obtention d’un contrat ont été repoussés.

    Une sorte de « nationalisation » des salaires par l’État

    (ça tombe bien c'est justement ce que préconise Bernard Friot ! pour tout le temps ! écoutez ses vidéos ! c'est le moment !!)

    Les salariés rémunérés au Smic, ou moins, sont indemnisés à 100 %. Ce sont cependant des millions de ménages qui voient leurs revenus baisser depuis mi-mars, surtout s’il n’y a qu’un salaire dans la famille où si les deux conjoints sont au chômage partiel. La baisse de revenu est d’autant plus importante que les primes et les heures supplémentaires non effectuées ne sont pas compensées, comme c’est souvent le cas pour le million de salariés qui travaillent dans l’hôtellerie et la restauration. Une étude réalisée par la Fondation Jean-Jaurès montre qu’un actif sur trois a subi une baisse de ses revenus d’activité [3]. 6 % n’ont plus rien reçu.

    « Au bout du compte, l’État a largement amorti le choc en "nationalisant" une partie des salaires », estime l’économiste Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Selon une étude de la Dares, très peu d’entreprises ont procédé à des licenciements. Par contre, 49 % des entreprises n’ont pas renouvelé les CDD arrivés à terme et les fins de mission d’intérim ont augmenté de 151 %. Résultat, les chiffres du chômage explosent : +7,1 % sur le seul mois de mars avec 3 732 500 de chômeurs recherchant activement du travail. Une augmentation historique qui devrait vraisemblablement se confirmer au mois d’avril.

    Les parents contraints de se mettre en arrêt de travail pour s’occuper de leurs enfants n’ont cependant pas tous obtenu les 90 % de salaire promis par l’exécutif. Si la Sécurité sociale, raccourcissant ses délais de paiement, a bien pris en charge la moitié du salaire des parents gardant leurs enfants, les employeurs n’ont pas toujours versé l’indemnité complémentaire. La loi ne les y obligeait que pour les salariés disposant de plus d’un an d’ancienneté. Cette obligation vient d’être ajoutée par ordonnance, mais n’est pas rétroactive. Des milliers de parents, souvent des mères seules, ont ainsi perdu plusieurs centaines d’euros.

    Progressivement, le gouvernement tente de pallier les lacunes des différents dispositifs, quand tel statut ou tel métier a été initialement oublié ou lorsque tel critère pour être aidé est initialement trop restrictif. La rémunération des saisonniers a été prolongée jusqu’à la fin du contrat. La date anniversaire à laquelle les intermittents doivent attester d’un nombre minimum d’heures réalisées est repoussée d’autant. Un fonds de solidarité pour les travailleurs indépendants et les petits entrepreneurs a été créé, et leurs cotisations sociales repoussées.

    « L’État est loin de prendre la mesure de la crise sociale qui couve »

    Reste que des centaines de milliers de personnes – travailleurs informels, petits indépendants, auto-entrepreneurs... – doivent affronter une situation économique difficile, avec des dépenses contraintes inchangées. Six à sept millions de personnes sont ainsi en difficulté pour payer leur loyer [4]. À la différence d’autres pays européens, aucun moratoire ou échelonnement des loyers et des emprunts immobiliers n’a été instauré (lire notre article). Autour de l’association Droit au logement, des syndicats et associations appellent à suspendre les loyers. Sans être entendus par le gouvernement : les gros propriétaires ne sont donc pas, pour l’instant, mis à contribution.

    De nombreuses voix se sont élevées, notamment celles des associations caritatives autour de l’appel « Chacun chez soi, oui, chacun pour soi, non », pour critiquer l’absence initiale de mesures d’urgence sociale pour les populations les plus démunies. L’exécutif a finalement créé une aide d’urgence pour les ménages les plus modestes allocataires des minima sociaux : 150 euros, plus 100 euros par enfant. Un geste « insuffisant » pour les associations qui demandent de ne pas attendre le 15 mai pour la verser et souhaite que cette aide soit étendue et augmentée : personnes âgées ou en situation de handicap, demandeurs d’asile, étrangers sans papiers et jeunes précaires de moins de 25 ans n’y ont pas droit. Avec moins d’un milliard d’euros pour les plus vulnérables, contre près de 110 milliards pour soutenir l’activité économique, les associations considèrent que « l’État est loin de prendre la mesure de la crise sociale qui couve ».

    Quid des soignants et salariés en première ligne

    Cette crise s’observe dans le nombre croissant de familles et de personnes seules faisant appel aux banques alimentaires. Depuis trois semaines, Les Restos du Cœur ont multiplié par trois les distributions de rue dans certaines villes. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, est frappé par « la rapidité avec laquelle les ménages précaires basculent dans la pauvreté » : travailleurs précaires privés d’emplois, parents supportant le coût de la fermeture des cantines scolaires, étudiants et indépendants viennent s’ajouter aux 5,5 millions de personnes qui reçoivent ponctuellement ou régulièrement une aide alimentaire en France. Pour faire face à la situation, le gouvernement a annoncé, le 23 avril, une enveloppe de 39 millions d’euros à destination des associations – 25 millions – et des territoires – 14 millions. Une bouffée d’oxygène mais qui ne règle pas le problème de fond dans la durée.

    Le gouvernement a confirmé une « prime exceptionnelle » pour les soignants : 1500 euros pour les personnels de santé les plus exposés, 500 euros pour les autres et, pour toutes et tous, une majoration de 50 % des heures supplémentaires. Les collectifs « Inter-Hôpitaux » et « Inter-Urgences », mobilisés depuis plusieurs mois pour une amélioration des conditions de travail à l’hôpital, s’interrogent sur les conditions d’attribution, toujours non publiées, et réclament des revalorisations salariales. Près de 400 000 fonctionnaires – enseignants qui gardent les enfants de soignants, fonctionnaires de police, surveillants pénitentiaires, douaniers... – vont également recevoir une prime de 1000 euros.

    Pour les salariés du privé qui ont continué à travailler, souvent au contact du public, le gouvernement s’est limité à inviter les entreprises à verser une prime de 1000 euros défiscalisée. Les salariés de la grande distribution déchantent déjà : les promesses initiales des dirigeants des grandes enseignes sont progressivement abandonnées, au profit, au mieux, d’une prime réduite calculée sur le temps de travail. « Une douche froide » dénoncent les syndicats.

    Qui va payer ?

    Cela augure mal d’une véritable contribution des grandes entreprises privées, celles qui en ont les moyens, au coût social de la crise. Si l’État a « nationalisé » les salaires, aucune des mesures prises pour venir en aide aux entreprises – prêts facilités, crédit d’impôts, report de cotisations, garanties financières... – ne sont véritablement conditionnées. Le gouvernement a bien invité les sociétés du CAC40 à modérer le versement de dividendes, et affirmé que celles qui obtiennent des reports de charge seraient sanctionnées en cas de versement de dividendes. Il n’est pas allé plus loin : plusieurs groupes ont déjà annoncé le versement de dividendes tout en profitant du chômage partiel (PSA, Vivendi, Veolia, Altice, Plastic Onmium, LVMH...).

    Le Danemark vient au contraire de conditionner le versements d’aides publiques à trois exigences : ne pas verser de dividendes, ne pas procéder à des rachats d’actions (une forme de rémunération des actionnaires), et ne pas être domicilié dans un paradis fiscal. Cette troisième condition a inspiré des sénateurs pour tenter d’introduire une telle mesure dans la loi de finance rectificative. Les députés de la majorité l’ont in extremis supprimé, quelques heures à peine après que le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ait affirmé qu’il n’y aurait « pas d’aides aux entreprises basées ou ayant des filiales dans les paradis fiscaux ». Le gouvernement français a aussi refusé de conditionner les sauvetages de certains secteurs (aérien, automobile, pétrolier) à une reconversion écologique et sociale. Aucune condition n’est même prévue dans la loi sur le maintien de l’emploi. ONG et associations écologistes sont vent debout contre ce qu’elles appellent « un chèque en blanc » pour les secteurs les plus polluants.

    Autre secteur qui s’en sort très bien, mais pas encore mis à contribution : celui de l’assurance. L’essentiel des assureurs, notamment Axa, se réfugient derrière l’absence d’un régime d’assurance pour les risques sanitaires tels qu’une pandémie, pour ne pas venir en aide à leurs assurés, notamment les petites entreprises. Hormis quelques remises commerciales à leur discrétion, les assurances ont tout juste contribué à hauteur de 400 millions d’euros au fonds de solidarité pour les indépendants et les petites entreprises, doté de sept milliards d’euros. Une goutte d’eau alors que, dans le même temps, elles voient le nombre de sinistres habituels – accidents routiers notamment – diminuer fortement.

    Qui supportera le poids de la dette ?

    Le « quoi qu’il en coûte » d’Emmanuel Macron sera donc, pour l’instant, financé par les canaux traditionnels. L’Agence France Trésor, le bras financier du ministère de l’Économie, va emprunter sur les marchés 322,6 milliards d’euros, au lieu des 230,5 milliards prévus. L’émission de cette dette se fait dans des bonnes conditions d’emprunt : les taux d’intérêt sont négatifs, c’est-à-dire que les acteurs financiers qui prêtent à l’État sont prêts à le faire sans demander d’intérêt.


     

    Reste à savoir qui supportera le poids de cette dette.

    (éh m'sieur ! Bernard Friot a une réponse ! smile)

    Trois grandes options sont sur la table. La première est un grand classique : l’austérité, avec des coupes budgétaires futures qui pèseront sur les populations les plus en difficulté – services publics délaissés ou privatisés, diminution des aides sociales, augmentation des impôts pour le plus grand nombre. Les deux autres options seraient plus innovantes : mutualiser une partie de ces dettes auprès de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui revient peu ou prou à les faire disparaître. Malgré un risque d’inflation, c’est sans doute la mesure la moins douloureuse pour les populations et le tissu économique.

    Une troisième option est compatible avec la précédente : si la crise économique qui s’annonce est plus dure qu’en 1929, sans doute faut-il se rappeler que mettre à contribution les entreprises très lucratives (banques, assurances...) ainsi que les millionnaires et milliardaires pourrait être bénéfique pour le plus grand nombre. De cela, bien-entendu, le Medef et les grandes fortunes ne veulent pas entendre parler. Pas plus que le gouvernement qui a écarté toute possibilité de rétablir l’impôt sur la fortune. Le choix entre ces trois options constituera probablement l’une des grandes batailles politiques de la sortie du confinement.

    (euh m'sieur ! smile il y a une quatrième option : instaurer le Salaire à Vie selon les principes posés par Bernard Friot ! )

    Maxime Combes

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  • quand la PMA sera la NORME !

    https://ru-clip.net/video/brl_28F3pkk/quand-la-pma-sera-la-norme-%F0%9F%93%8F.html

    "Je doute que cette "émancipation" des femmes vis à vis de la procréation naturelle réponde à une aspiration communément rencontrée chez les femmes, d'autant plus que la majorité d'entre elles vivent la maternité, grossesse comprise, comme un accomplissement et non pas un fardeau. En réalité l'artificialisation de la procréation est avant tout la manifestation de la volonté de satisfaction des délires prométhéens (= le nazisme, « l’esprit de la modernité » comme dit Zygmunt Bauman, lisez-le) d'une frange de l'oligarchie et d'autre part une affaire de gros sous (la procréation doit devenir un service payant et non plus un acte naturel et gratuit.) - là lisez l’analyse Marxiste !
    Bien entendu les dingos qui veulent imposer ce mode de reproduction vont tout faire pour que les gens soient contraints de passer par là. Quand tout sera technologiquement prêt on aura droit à un matraquage médiatique permanent sur les dangers (pensez au fameux culte du « pour des raisons de sécurité » le grand dieu Moloch actuel !) de la grossesse naturelle...on aura droit à des films larmoyants sur des pauvres femmes mortes en couche...ayant raté une formidable carrière professionnelle à cause de la maternité...enfin bref les ficelles habituelles permettant de faire passer un truc ressenti par la majorité des gens comme "bizarre", "anormal", "malsain"… pour quelque chose de progressif et incontournable. Il y un précédent avec l'avortement… (et d’autres choses encore, cherchez bien!)
    Ils nous préparent le même coup avec la sexualité "récréative" où le plan est de remplacer l'humain par des robots sexuels, c'est à dire "émanciper" les hommes et les femmes de devoir baiser avec un être humain! (souvenez-vous du titre du livre de Binder et Hoche « libéralisation du droit de … » (mettre fin à une vie) !). La propagande a d'ailleurs déjà commencé et on peut déjà trouver des malades mentaux qui préfèrent niquer une poupée en silicone qu'une vraie femme, et les médias ( et oui, et à QUI appartiennent les médias?) parlent de ce genre déviance comme si il s'agissait une modalité normale de la sexualité humaine…

     

    un commentaire très perspicace on voit que la personne qui a écrit ça connaît bien le monde actuel, et l’a bien analysé dans ses fondements !

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  • 16/4/20 : Nous sommes témoins d'une suite ininterrompue d'incompétences et de volte-faces irresponsables : Lien . Mais le pire est à venir. En dehors de la nature profonde de ces vagues successives d'assaut viral et de leurs causes profondes, naturelles ou non naturelles ce ne sont pas les conséquences épidémiologiques et économiques de cette crise sanitaire qui vont être désastreuses, c'est l'intrumentation politique qui sera fait de cette conjoncture, la plus grave étant cette innocente installation "d'un petit utilitaire qui aidera au traçage des gens contaminés". Une fois que ceci sera installé, rien ne sera prévu pour la désinstallation. Cela deviendra irréversible et fera figure de standard. Peut être cela deviendra-t-il obligatoire? Peut être les nouveaux smartphones porteront-ils à demeure cet outil de contrôle de la population? Avez vous remarqué qu'il n'est plus possible, aujourd'hui, de rendre son smartphone inopérant, en enlevant la batterie?! Si la mesure parvient à s'implanter, en surfant sur la peur de la population, peut-être l'accès aux supermarchés sera-t-il un jour proche refusé aux clients qui n'auront pas sur eux leur téléphone muni de l'application en question. Un système automatique, à l'entrée, comme en Corée du Sud, testera les entrants. Maintenant, projetons-nous dans un avenir proche. L'utilité de ces téléphones en matière sanitaire et de sécurité d'imposera de manière si impérieuse, dans notre intérêt, que ces objets seront gratuitement distribués à la population. Ceux qui connaissent la technologie savent que le coût brut de fabrication d'un smartphone ne dépasse pas quelques euros. On imposera par décret de ne pouvoir se déplacer qu'avec ces objets. Rappelez vous, il y a 20 ans apparaissaient les RFID, les fameuses "puces" implantables ou accompagnant objets et produits, mémorisant des informations, interrogeables à distance. La puce d'aujourd'hui, c'est votre téléphone portable, votre tablette. Elle transmettra vite tous les renseignements vous concernant, sous des prétextes de santé. Elle transmettra des copies de tous vos messages, de tous vos biens, de toutes vos transactions, de tous ce que vous pourrez dire à voix haute. Elle renseigne déjà sur vos goûts, vos positions sur un vaste éventail de sujets. Aspect complètement génial, si on en est pas encore à une "nano-puce" injectée avec un vaccin en distillant dans votre corps quelque drogue, pour vous rendre stérile, par exemple, le smartphone agit directement sur votre cerveau et avec quelle efficacité ! Je conjecture que la planète va connaître des soubresauts majeurs et catastrophiques dans le peu d'années à venir. Je dirais : quatre au maximum. Lutter contre cela? Qui le fera? Les jeunes ? Ils sont les première cibles de cet anéantissement mental, dès leur âge le plus tendre. Les intellectuels ? Où sont-ils à l'ère de la pensée jetable? (et puis ce sont tous des bourgeois vivant dans les privilèges, et la lâcheté) La justice? Dans notre pays les procureurs sont nommés par le pouvoir exécutif. Internet? Des lois, dans tous les pays sont à l'étude pour faire taire ces voix. Nos politiques ne sont que des agents d'une main-mise planifiée par une oligarchie, alias les puissances d'argent, sur des vastes groupe humains, qui seront transformés en peuples d'esclaves. De quoi croyez-vous qu'ils discutent dans la réunion des Bilderberg, de la pluie et du beau temps?

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  • oui, il y a quelque jours, cherchant des articles sur comment on peut bien dresser les éléphants et leur faire faire les tours assez bluffants qu'on les voit faire dans les cirques (bon je savais déjà, par le livre d'Elian Finbert, que les éléphants sont parmi les animaux les plus intelligents, etc, et aussi très rancuniers !), je suis tombé sur des articles, que j'ai eu la "faiblesse" de lire jusqu'au bout ce que le lecteur moyen nous apprend-t-on ne fait pas ! se contentant de lire le titre
    ce qui fait que j'ai découvert queque'chose .....
    J’ai constaté (il y en a plusieurs occurrences sur internet) des articles sur Internet avec un titre effrayant et racoleur disant que pour dresser les éléphants c’est très cruel : on commence par les « briser » psychologiquement pour les dominer (donc tout de suite dans l’esprit du lecteur association d’idée avec les récits de tortures staliniennes ou autre où on « brise » la volonté du prisonnier jusqu’à ce qu’il fasse tout ce qu’on veut    ), donc implication tout de suite dans l’esprit du mougeon de lecteur qui n’aura (comme nous l’apprennent les sondages!) lu que le titre et les premières phrases - mais pas l’article ! - les tours qu’on voit faire aux éléphants dans les cirques vous avez tort d’y prendre plaisir, c’est obtenu par des traitements cruels et dégradants, il faut aaaaboliiiir cette aaaaabomination que sont sont les cirques avec des animaux, CQFD ! Mais quand on lit l’article on vous raconte comment les mahouts en Inde au XIXè siècle brisaient la volonté des éléphants sauvages capturés pour s’en faire obéir. Mais là, on commence à tiquer    : euh et le dressage des éléphants de cirque il est où ? Et d’ailleurs plus loin l’article avoue que ce n’est pas ce qu’on fait aux éléphants de cirques, car ceux-ci sont nés en captivité, et que là on obtient leur obéissance en les mettent à côté d’un éléphant déjà soumis, et puis on dit carrément que pour le dressage des éléphants de cirque ce dont on a besoin surtout c’est de la psychologie et tout ça. Bref la vision apocalyptique et cruelle du premier paragraphe n’est pas du tout pertinente !!  

    Mais alors, si on a un minimum d’esprit d’examen, comme on nous apprenait à en avoir autrefois à l’école (au collège, bref tous ceux qui ont le bac doivent avoir appris ça!), de toutes façons les gens du peuple (en 1995 du moins) en ont spontanément sans qu’on ai à leur apprendre (par contre les intellos diplômés de l’université semblent l’avoir perdu!), donc un peu d'bon sens, comme l’inspecteur Bourrel par exemple, on se dit « mais alors cet article c’est de la désinformation !  De la manipulation mentale malhonnête ! » Dans quel but ? (ça je ne sais pas, mais désinformation calculée, manipulation des gens, ça c’est sûr). Et pour ceux qui ont (comme nous ! Eh eh!) l’expérience des trucs utilisés par les journaputes pour diaboliser Trump, ou Chavez par exemple, c’est tout à fait le même procédé. Exemple récent la Pologne. Le gouvernement actuel, eurosceptique, ne plaît pas à nos maître, alors les « journalistes » sortent un grand titre disant que « les polonais » manifestent contre leur (méchant ! méchant ! - comme Kadhafi quoi...) gouvernement. Bon au sein de l’article ils sont quand-même obligés de reconnaître que le dit parti au pouvoir, est très populaire auprès des polonais, et que sa côte loin de baisser reste allégrement élevée !   (bon, seuls les articles les plus copieux finissent par glisser, en passant, dans une toute petite phrase au fin fond de l'article, que si il est si bien vu c’est qu’il a allongé la durée des congés maternité (que le gouvernement libéral, « moderne », « démocratique », « réformateur » qui avait orchestré la tant vantée transition de la Pologne à la modernité capitaliste européenne et tout ça, avait raccourci ! Je me souviens quand Barbara Pierzak l’avait annoncé, sans aucune critique), et qu’il a doublé le montant des allocations familiales ! (ben, si Macron faisait ça en France sa côte cesserait d’être catastrophique) Mais comme (des études scientifiques viennent de nous l’annoncer, et les propagandistes doivent le savoir depuis longtemps eux) la majorité des gens ne lisent QUE LE TITRE des articles d’actualités, sans lire ce contenu, l’effet obtenu est ? Vous avez compris !  

    Donc ceux qui ont l'expérience de ces "trucs", les reconnaissent tout de suite ! et donc :

    voilà une manipulation du même type sur le dressage des éléphants !

    Ce qui par ricochet DECONSIDERE complètement l’ensemble des articles et propos qu’on nous entonne (c’est vrai au fait !  c’est très « tendance », d’autres diraient orchestré …. tiens, pourquoi ça ?) sur les animaux des cirques malheureuuuuux, traités cruuueeeelement, et tout ça.

    La seule chose qui me manque c’est pourquoi ? « à qui profite le crime ? », quand il y a des intérêts capitalistes à la clé, on comprend tout de suite (les vaccins par exemple …. bon j’dis ça, j’ai rien dit, mais hein ?), ou des intérêts géostratégiques, et tout ça. Mais là ? C’est quoi les intérêts qui essayent de nous « bourrer le mou » ?

    Je sais pas.

    La passion idéologique plus l'aiguillon de la volonté de convaincre à tout prix ?
    Mais, déjà, en tous cas, que cette campagne soit ainsi orchestrée et formée visiblement de (au moins beaucoup, peut-être 100 % ? ) mensonges, et de manipulation malhonnête du subconscient du « bon peuple », ça déconsidère tout ce discours, et jette le soupçon sur cette campagne !

     

    J'ai bien l'impression qu'on peut continuer à aller au cirque avec plaisir ! http://miiraslimake.hautetfort.com/archive/2017/11/20/vive-le-cirque-5998645.html

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  • Le bilan terrible de l’Union Européenne et du Capitalisme

    Chacun peut terriblement déplorer le bilan catastrophique du système capitaliste dans la gestion de l’épidémie de COVID-19.

    Il suffit de comparer le nombre de morts en Chine et en Union Européenne et ce alors que l’épidémie est jugulée en Chine, et qu’elle n’est pas finie en Europe :

     

    Au 5 avril d’après les chiffres diffusés par worldometers, le bilan de l’épidémie de Covid-19 était le suivant :

    • Chine Populaire :
      • population 1 386 000 000 habitants
      • nombre de morts 3 329
      • nombre de morts par million d’habitants 2 morts par million d’habitants
      • PIB par habitant 8 827 $/habitant
    • Union Européenne :
      • population 512 400 000 habitants
      • nombre de morts : 43 013
      • nombre de morts par million d’habitants : 84 morts par million d’habitants
      • PIB par habitant 36 690 $/habitant
    • France :
      • population 66 990 000 habitants
      • nombre de morts : 8 078
      • nombre de morts par million d’habitants : 120.5 morts par million d’habitants
      • PIB par habitant 38 477 $/habitant

    Le terrible bilan de l’Union Européenne du Capital

    Le bilan est déjà terrible pour l’Union Européenne. Au soir du 5 avril, 84% des 69402 morts du COVID-19 sont des habitants de l’Union Européenne.

    L’Union Européenne, avec sa richesse par habitant 4 fois supérieure à celle de la Chine, a 40 fois plus de morts de l’épidémie de COVID-19. Même le pays le plus riche de l’UE, l’Allemagne a 8 fois plus de morts par habitant que la Chine.

    Si la Chine a été plus efficace, a plus de moyens pour protéger la santé de ses habitants, ce n’est pas une question d’argent, la Chine en a moins que l’UE ! C’est une question de choix, de priorité, de système politique. Rappelons que quoi que l’on pense des évolutions économiques récentes, la Chine Populaire a une économie fortement socialiste, avec la majeure partie des moyens de production sous le contrôle de l’État.

    La crise est aussi le révélateur des politiques criminelles d’euro austérité menées par Bruxelles sous la férule de Berlin et de l’ensemble des patronats européens.

    On observera ainsi que l’Allemagne, pays qui profite le plus de l’Union Européenne – l’un des rares à dégager d’importants excédents budgétaires en saignant les pays du sud de l’Europe grâce à l’Euro – et qui a donc aussi le plus de lits d’hospitalisation par habitant à un taux de mortalité du COVID 19 à l’heure actuelle de 19 par million, contre 266 pour l’Italie, 263 pour l’Espagne, 124 pour la France et la Belgique…

    Le capitalisme : leurs profits plutôt que nos vies !

    Les États-Unis d’Amérique, alors qu’ils n’en sont qu’au tout début de l’épidémie, avec 29 morts par million d’habitants ont déjà 10 fois plus de morts que la Chine Populaire

    De fait, les pays leaders de l’impérialisme euro atlantique, qui concentrent l’essentiel de la richesse mondiale sont moins capables de protéger leur population que la Chine. Question de priorités et de système. La priorité de l’Union Européenne et des USA aura été de façon permanente de maximiser la défense des profits capitalistes. Refusant d’abord des mesures contraignantes pour la production des entreprises privées, avant de procéder à des mesures minimales. La Chine, elle, a très vite stoppé sa production, tourné son appareil de production entièrement pour combattre l’épidémie et répondre aux besoins de sa population.

    UE, Euro, Capitalisme, En sortir pour s’en sortir !

    Oui, il va falloir tirer des leçons de cette pandémie. Alors que le capitalisme ravage notre écosystème planétaire pour les profits de quelques milliardaires, alors qu’il nous laisse démunis, sans même la capacité de produire des masques dans la 6e économie mondiale, ce système exterministe est à l’évidence une grave menace pour l’Humanité entière.
    La solidarité, le partage et la mise en commun, en un mot le communisme, sont au contraire le chemin de l’avenir.

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/le-bilan-terrible-de-lunion-europeenne-et-du-capitalisme-85-des-morts-du-covid-19-sont-europeens/

     

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    A tout juste 7 mois, Charlie McMillan a été élu maire honorifique de Whitehall, petit village du Texas. Protestants évangéliques, ses parents l’ont adopté à la naissance auprès d’une femme qui voulait au départ interrompre sa grossesse, et en font le nouveau visage de la lutte anti-avortement. 

    Le plus jeune maire des États-Unis se nourrit encore au biberon. Charlie McMillan, 7 mois, a été élu maire honorifique à 7 mois de Whitehall, son village du Texas. Il a été investi le 15 décembre lors d’une grande célébration. Le village étant rattaché à la commune voisine, il n'a aucune organisation politique propre. Mais le nourrisson est surtout devenu le nouveau visage de la lutte du mouvement anti-avortement, mascotte américaine. 

    Ses parents entendent peser dans le débat sur l'avortement 

    Les parents du petit Charlie, des protestants évangéliques, (ah bon ? je pensais que c'étaient des athées, ce serait plus logique , qui d'autres que des athées peuvent se rendre compte de l'horreur absolue qu'est la mort et la refuser inconditionnellement pour eux et pour les autres ?) l’ont adopté à la naissance auprès d’une femme qui voulait au départ interrompre sa grossesse. Ils ont acquis le nouveau titre de Charlie aux enchères, lors de la levée de fonds annuelle des pompiers. "L’année dernière j’avais perdu face à la femme du plombier pour être la maire de Whitehall. Quand nous avons adopté Charlie, nous avons pensé que ce serait génial de l’avoir en maire", se souvient Nancy, sa mère. 

    Le programme de "Mayor Charlie", comme on l’appelle aux Etats-Unis, inclut notamment le "droit à la vie". Ses parents comptent bien peser dans le débat sur l’avortement qui déchire le pays. Aux dernières présidentielles, ils ont voté pour Donald Trump qui s’est positionné contre le droit à l’IVG. Le plus jeune maire des Etats-Unis a été élu avec le slogan "Rendre l’Amérique plus gentille", clin d’œil à celui du président, "Rendre à l'Amérique sa grandeur". Mais les McMillan assurent toutefois que leur fils n’est ni républicain, ni démocrate.

     

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  • Ce virus risque de précipiter la mort de plus que des hommes… Il accélère le processus de décomposition de nos fausses démocraties  qui montrent dans la lumière aveuglante des scialytiques hospitaliers ce qu’elles sont véritablement : de véritables autocraties libérales -pour ne pas dire des dictatures. 

    (et à cause de quoi ? Pas de réflexion sur les causes ? Etienne Chouard lui a réfléchi sur les causes ! Eh! Onfray ! Est-ce que tu auras le crage de répercuter les analyses d’Etienne Chouard ? Très bonne question, moi je ne crois pas, tu es trop lâche ! Philosophe de mes deux!)

    A l’heure où j’écris, une loi dite d’urgence permet à l’employeur d’imposer à son salarié de prendre ses congés pendant la durée du confinement. Le sénat a limité la disposition à six jours ouvrables et l’Assemblée nationale a confirmé la chose en commission ! Quel humanisme ! Quelle humanité ! Quelle générosité ! Quelle grandeur d’âme !

    Ce sont les mêmes élus du peuple qui, il y a peu, crachaient sur la douleur de parents qui avaient perdu un enfant et auxquels il était refusé l’aumône de quelques jours de congés supplémentaires afin qu’ils puissent tenter de faire face, un peu, au malheur.

    Quand les gilets-jaunes se sont dirigés un samedi vers l’Assemblée nationale pour y faire entrer enfin le peuple, même symboliquement, ils visaient juste : car le peuple n’est pas dans cette enceinte dans laquelle on ne trouve plus que des politiciens professionnels qui prétendent le représenter mais qui se contentent de jouir du pouvoir et de ses avantages. (même remarque que plus haut!)

    Ce qui veut dire que la facture de cette épidémie, qui va être terriblement salée, va être partagée entre les pauvres et … les pauvres - ne parlons pas des assureurs dont le métier consiste toujours à échapper aux remboursements des dommages par des finasseries contractuelles. Les riches y échapperont car leur argent est déjà ailleurs, inaccessible à ce qui reste d’un pouvoir d’État qui, de toute façon, sous régime maastrichtien, ne leur cherchera pas noise !

    Macron et les siens, les maastrichtiens de droite et de « gauche », n’ont en effet pas décidé de réquisitionner les fortunes planquées dans les paradis fiscaux. Pas question que les riches paient alors qu’ils ont constitué leurs fortunes en fraudant le fisc, ce qui veut dire : en ne payant pas l’impôt avec lequel on peut, entre mille autres choses, construire des hôpitaux et les maintenir en état de marche… Tout citoyen français qui dispose d’un compte en Suisse ou dans un quelconque paradis fiscal doit être tenu pour responsable de la mort de qui n’aura pas pu bénéficier d’un respirateur hospitalier, responsable et coupable. On lira la liste de quelques-uns de ces assassins en appendice.

    Il serait pourtant légitime de dénoncer enfin ce qui a mis la santé publique dans cet état que des soignants se trouvent dans l’obligation de trier les vieux à l’entrée des services d’urgence, une terrible responsabilité qui réactive une pratique de sinistre mémoire : à droite ceux qui vont vivre, à gauche ceux qui vont mourir. Le personnel hospitalier n’a pas fait autant d’années d’études pour sélectionner dans un genre de Jugement Dernier dont ils seraient les dieux des élus à sauver et des damnés à tuer ! Ils n’ont pas vocation à travailler dans un abattoir ! (avec l’affaire Vincent Lambert on commençait à en douter !! ... ) Il en va pour eux d’une insupportable souffrance psychique, mentale et spirituelle qui s’ajoute à leurs fatigues professionnelles, à leur épuisement. Eux ne disposent pas de ces pitoyables cellules psychologiques qui sont envoyées sur place pour toute une classe, comme quand une diarrhée de cantine envoie six enfants d’une école en observation hospitalière pour une demi-journée…

    Car, ceux qui tuent, (comme les infirmières du CHU de REIMS, qui ont obéi aux ordres dr Dr Vincent Sanchez - qui a été relaxé ! - http://miiraslimake.hautetfort.com/apps/search/?s=comme+dirait+Malraux ) ce ne sont pas ceux qui, sur le terrain, sont obligés de tourner le pouce vers le bas en présence d’un corps trop atteint, de poumons ravagés comme jamais, ce ne sont pas ceux qui, sans masques, se retrouvent au contact de la mort, ce ne sont pas ceux qui, couverts de sang et de bave, de morve et des postillons des grabataires, touchent et portent ces corps comme la piéta le corps de son enfant mort, mais ceux qui, dans les bureaux, depuis des années, ont rayé des lignes comptables sur des budgets sous prétexte de rentabilité.

    Ce genre de criminel tue avec un silencieux : en fermant les hôpitaux après avoir estimé qu’ils perdaient de l’argent ou qu’ils ne dégageaient pas assez de bénéfices ; en donnant l’ordre de privilégier les actes rentables, au risque de les multiplier sans raisons véritables ; en décrétant que, dans les petites villes de province, ces structures de proximité sont trop dangereuses sous prétexte que les chirurgiens n’y effectuent pas assez d’actes pour être professionnels et efficaces ; en incitant les hôpitaux à développer l’activité ambulatoire parce qu’elle réduit la durée des séjours, ce qui expose les malades aux complications faute de suivi ; en traitant par le mépris l’appel au secours des personnels soignants qui manifestent depuis plus d’un an et à qui Macron promet d’agir sans procéder autrement qu’en saupoudrant ici ou là, mais sans jamais entamer la véritable révolution qui consisterait à découpler la santé publique du critère de rentabilité.

    Ce qui doit primer dans un hôpital n’est pas qu’il soit rentable, mais qu’on y soigne tout le monde, riches et pauvres. De même, ce qui doit primer dans une école n’est pas qu’elle soit rentable, mais qu’on y fasse triompher l’instruction publique sans distinctions sociales. Mais aussi : ce qui doit primer dans la police ou dans l’armée n’est pas qu’elles soient rentables, mais qu’elles disposent des moyens d’assurer partout l’ordre public et républicain. Et l’on pourrait ajouter à la liste la culture, le renseignement, la justice, etc.

    La République, c’est cela : le souci de l’intérêt général et du bien public avant l’intérêt privé de quelques-uns, d’un groupe ou d’une aristocratie de milliardaires. Hélas, le marché a gangrené la totalité du corps social au point qu’il a évincé la politique et qu’il se fait passer pour une politique, pour la seule politique d’ailleurs : or, il n ‘est pas une politique mais le seul intérêt du Capital.

    Voilà pourquoi Macron, qui ne connait que ce logiciel, ignore ce qu’est la politique et se retrouve chef de l’État alors qu’il n’a pas quarante ans - c’est d’ailleurs pour cette raison, son innocence, que l’État profond a tout mis en oeuvre pour le placer là où il se trouve, c’est un formidable pantin désarticulé, un pion jadis rutilant, un second couteau ébréché. Voilà aussi pourquoi, dans cette situation exceptionnelle, il décide tout et le contraire de tout, n’importe quoi, c’est le triomphe historique du « en même temps » ! On ne craint pas le virus mais on le craint, on ne confine pas mais on confine, on ne ferme pas les frontières mais on les ferme, on ne sort pas mais on peut sortir pour voter, on ne porte pas de masques, c’est inutile, mais on en fait fabriquer des millions, etc…

    Dès lors, quand Ségolène Royal, tout au gonflement de sa propre baudruche, attaque Olivier Veran, l’actuel ministre de la santé, pour sa responsabilité passée, elle oublie juste de dire qu’avant de grossir le rang des macroniens, ce monsieur vient lui aussi, comme tant d’autres, du Parti socialiste, dont elle fut la candidate aux présidentielle, et que ce Parti socialiste n’a plus de socialiste que le nom depuis qu’en 1983 un certain François Mitterrand l’a jeté à la poubelle afin de pouvoir rester au pouvoir -ce qui lui a d’ailleurs plutôt bien réussi puisqu’avec cette forfaiture il a effectué deux septennats qui ont initié la casse de tout ce qui était public, hôpital compris, et qu’on lui doit aussi, comme autre héritage notable, d’avoir a mis la famille Le Pen au-devant de la scène politique…

    Nous avions des millions de masques, nous n’en avons plus, où sont-ils passés ? Guéguerre picrocholine pour savoir si c’est à l’impéritie passée de la « gauche » qu’on doit cette pénurie ou à celle de la « droite » : mais c’est au deux, à la droite maastrichtienne et à la gauche maastricthienne qui, l’une et l’autre, en même temps comme dirait l’autre, copines comme cochonnes, ont mis la France dans cet état : merci Mitterrand ! Merci Chirac ! Merci Sarkozy ! Merci Hollande ! Merci Macron ! Car ce sont eux qui ont rendu possible cette incroyable monstruosité (bon, Chirac est déjà mort, le veinard, mais sarko,Hollande,Macron sont là, on peut les pendre comme on a fait déjà à Nüremberg pour les responsables d’une autres idéologie morticole responsables, mais il ne faudra pas oublier leurs donneurs d’ordres : les européistes de Bruxelles, et les grands patrons des lobbies et de la BCE) que, dans cet hôpital public qu’ils ont tué pour en faire des usines à fric, le résultat soit qu’on trie les gens pour diriger les malades les plus atteints, dont les vieux, vers les pompes funèbres, pour ne soigner que les cas les moins préoccupants. De sorte qu’avec ces hôpitaux libéraux, le plus malade est le plus vite mort.

    L’hôpital libéral, c’est un nouveau concept orwellien : on pourrait imaginer des slogans peints sur les murs de ces usines de mort que sont devenus ces hôpitaux-là, nos hôpitaux : « Plus vous serez malade, plus vite on vous expédiera au fond du trou ! ». Ou bien, sur la porte du bureau des personnels soignants : « Aux urgences, évitez ce qui est urgent ». Au bureau des soignants : « Aux mourants, prodiguez la mort ». Au bureau du comptable : « Un bon patient est un client à tondre ». Et puis, à l’entrée du funérarium, ceci : « Aux morts, Maastricht reconnaissant », car l’action des PFG doit se trouver bigrement en hausse. (comme en 2003 : « l’entreprise leader sur le marché » avait pris soin d’ajouter le journaliste qui avait annoncé les premières ifos sur les morts de la canicule)

    Un dernier mot : chaque soir, au journal de vingt-heures, les journalistes, qui disposent ainsi de leur séquence « vivre-ensemble » (c’est leur moment homéopathique positif) nous montrent les gens qui, aux fenêtres, applaudissent le personnel soignant en faisant des pitreries, en tapant sur des casseroles, en chantant, en criant. Ils manifestent, nous dit-on, leur solidarité avec ces héros de notre époque qui bravent la mort dans leur métier ! Très bien, très bien… Tout cela est vrai.

    Mais combien, parmi ceux-là, postillonnant du haut de leurs balcons, gavés par la propagande maastrichtienne, ont voté pour des candidats qui, droite libérale et gauche libérale confondues, ont justement fabriqué cet hôpital kafkaïen où l’on contraint de pauvres soignants à distribuer la mort ou à conférer la vie en vertus de plans de route décidés depuis un quart de siècle par cette Commission européenne, qui n’est pas élue, et qui impose sa loi, aujourd’hui dans le sang et les larmes, les glaires et les crachats, aux sujets de l’Empire maastrichtien ?

    Combien ?

    Je n’ai pour ma part pas envie d’aller sur mon balcon pour bêler avec les moutons. Je pense à ces gens formidables, en effet, qui m’ont sauvé d’un infarctus quand j’avais vingt-huit ans, qui ont été près de moi lors de mes deux AVC, qui ont si bien accompagné ma compagne pendant les dix-sept années de son cancer et de ses chimiothérapies avant qu’elle finisse par mourir, et qui, de fait, méritent notre profond salut. Mais pas depuis dix jours…

    J’ai plutôt envie de pleurer sur ce qu’est devenue la France tuée par ces assassins qui, eux, se portent bien…

    Michel Onfray

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