• Ce virus risque de précipiter la mort de plus que des hommes… Il accélère le processus de décomposition de nos fausses démocraties  qui montrent dans la lumière aveuglante des scialytiques hospitaliers ce qu’elles sont véritablement : de véritables autocraties libérales -pour ne pas dire des dictatures. 

    (et à cause de quoi ? Pas de réflexion sur les causes ? Etienne Chouard lui a réfléchi sur les causes ! Eh! Onfray ! Est-ce que tu auras le crage de répercuter les analyses d’Etienne Chouard ? Très bonne question, moi je ne crois pas, tu es trop lâche ! Philosophe de mes deux!)

    A l’heure où j’écris, une loi dite d’urgence permet à l’employeur d’imposer à son salarié de prendre ses congés pendant la durée du confinement. Le sénat a limité la disposition à six jours ouvrables et l’Assemblée nationale a confirmé la chose en commission ! Quel humanisme ! Quelle humanité ! Quelle générosité ! Quelle grandeur d’âme !

    Ce sont les mêmes élus du peuple qui, il y a peu, crachaient sur la douleur de parents qui avaient perdu un enfant et auxquels il était refusé l’aumône de quelques jours de congés supplémentaires afin qu’ils puissent tenter de faire face, un peu, au malheur.

    Quand les gilets-jaunes se sont dirigés un samedi vers l’Assemblée nationale pour y faire entrer enfin le peuple, même symboliquement, ils visaient juste : car le peuple n’est pas dans cette enceinte dans laquelle on ne trouve plus que des politiciens professionnels qui prétendent le représenter mais qui se contentent de jouir du pouvoir et de ses avantages. (même remarque que plus haut!)

    Ce qui veut dire que la facture de cette épidémie, qui va être terriblement salée, va être partagée entre les pauvres et … les pauvres - ne parlons pas des assureurs dont le métier consiste toujours à échapper aux remboursements des dommages par des finasseries contractuelles. Les riches y échapperont car leur argent est déjà ailleurs, inaccessible à ce qui reste d’un pouvoir d’État qui, de toute façon, sous régime maastrichtien, ne leur cherchera pas noise !

    Macron et les siens, les maastrichtiens de droite et de « gauche », n’ont en effet pas décidé de réquisitionner les fortunes planquées dans les paradis fiscaux. Pas question que les riches paient alors qu’ils ont constitué leurs fortunes en fraudant le fisc, ce qui veut dire : en ne payant pas l’impôt avec lequel on peut, entre mille autres choses, construire des hôpitaux et les maintenir en état de marche… Tout citoyen français qui dispose d’un compte en Suisse ou dans un quelconque paradis fiscal doit être tenu pour responsable de la mort de qui n’aura pas pu bénéficier d’un respirateur hospitalier, responsable et coupable. On lira la liste de quelques-uns de ces assassins en appendice.

    Il serait pourtant légitime de dénoncer enfin ce qui a mis la santé publique dans cet état que des soignants se trouvent dans l’obligation de trier les vieux à l’entrée des services d’urgence, une terrible responsabilité qui réactive une pratique de sinistre mémoire : à droite ceux qui vont vivre, à gauche ceux qui vont mourir. Le personnel hospitalier n’a pas fait autant d’années d’études pour sélectionner dans un genre de Jugement Dernier dont ils seraient les dieux des élus à sauver et des damnés à tuer ! Ils n’ont pas vocation à travailler dans un abattoir ! (avec l’affaire Vincent Lambert on commençait à en douter !! ... ) Il en va pour eux d’une insupportable souffrance psychique, mentale et spirituelle qui s’ajoute à leurs fatigues professionnelles, à leur épuisement. Eux ne disposent pas de ces pitoyables cellules psychologiques qui sont envoyées sur place pour toute une classe, comme quand une diarrhée de cantine envoie six enfants d’une école en observation hospitalière pour une demi-journée…

    Car, ceux qui tuent, (comme les infirmières du CHU de REIMS, qui ont obéi aux ordres dr Dr Vincent Sanchez - qui a été relaxé ! - http://miiraslimake.hautetfort.com/apps/search/?s=comme+dirait+Malraux ) ce ne sont pas ceux qui, sur le terrain, sont obligés de tourner le pouce vers le bas en présence d’un corps trop atteint, de poumons ravagés comme jamais, ce ne sont pas ceux qui, sans masques, se retrouvent au contact de la mort, ce ne sont pas ceux qui, couverts de sang et de bave, de morve et des postillons des grabataires, touchent et portent ces corps comme la piéta le corps de son enfant mort, mais ceux qui, dans les bureaux, depuis des années, ont rayé des lignes comptables sur des budgets sous prétexte de rentabilité.

    Ce genre de criminel tue avec un silencieux : en fermant les hôpitaux après avoir estimé qu’ils perdaient de l’argent ou qu’ils ne dégageaient pas assez de bénéfices ; en donnant l’ordre de privilégier les actes rentables, au risque de les multiplier sans raisons véritables ; en décrétant que, dans les petites villes de province, ces structures de proximité sont trop dangereuses sous prétexte que les chirurgiens n’y effectuent pas assez d’actes pour être professionnels et efficaces ; en incitant les hôpitaux à développer l’activité ambulatoire parce qu’elle réduit la durée des séjours, ce qui expose les malades aux complications faute de suivi ; en traitant par le mépris l’appel au secours des personnels soignants qui manifestent depuis plus d’un an et à qui Macron promet d’agir sans procéder autrement qu’en saupoudrant ici ou là, mais sans jamais entamer la véritable révolution qui consisterait à découpler la santé publique du critère de rentabilité.

    Ce qui doit primer dans un hôpital n’est pas qu’il soit rentable, mais qu’on y soigne tout le monde, riches et pauvres. De même, ce qui doit primer dans une école n’est pas qu’elle soit rentable, mais qu’on y fasse triompher l’instruction publique sans distinctions sociales. Mais aussi : ce qui doit primer dans la police ou dans l’armée n’est pas qu’elles soient rentables, mais qu’elles disposent des moyens d’assurer partout l’ordre public et républicain. Et l’on pourrait ajouter à la liste la culture, le renseignement, la justice, etc.

    La République, c’est cela : le souci de l’intérêt général et du bien public avant l’intérêt privé de quelques-uns, d’un groupe ou d’une aristocratie de milliardaires. Hélas, le marché a gangrené la totalité du corps social au point qu’il a évincé la politique et qu’il se fait passer pour une politique, pour la seule politique d’ailleurs : or, il n ‘est pas une politique mais le seul intérêt du Capital.

    Voilà pourquoi Macron, qui ne connait que ce logiciel, ignore ce qu’est la politique et se retrouve chef de l’État alors qu’il n’a pas quarante ans - c’est d’ailleurs pour cette raison, son innocence, que l’État profond a tout mis en oeuvre pour le placer là où il se trouve, c’est un formidable pantin désarticulé, un pion jadis rutilant, un second couteau ébréché. Voilà aussi pourquoi, dans cette situation exceptionnelle, il décide tout et le contraire de tout, n’importe quoi, c’est le triomphe historique du « en même temps » ! On ne craint pas le virus mais on le craint, on ne confine pas mais on confine, on ne ferme pas les frontières mais on les ferme, on ne sort pas mais on peut sortir pour voter, on ne porte pas de masques, c’est inutile, mais on en fait fabriquer des millions, etc…

    Dès lors, quand Ségolène Royal, tout au gonflement de sa propre baudruche, attaque Olivier Veran, l’actuel ministre de la santé, pour sa responsabilité passée, elle oublie juste de dire qu’avant de grossir le rang des macroniens, ce monsieur vient lui aussi, comme tant d’autres, du Parti socialiste, dont elle fut la candidate aux présidentielle, et que ce Parti socialiste n’a plus de socialiste que le nom depuis qu’en 1983 un certain François Mitterrand l’a jeté à la poubelle afin de pouvoir rester au pouvoir -ce qui lui a d’ailleurs plutôt bien réussi puisqu’avec cette forfaiture il a effectué deux septennats qui ont initié la casse de tout ce qui était public, hôpital compris, et qu’on lui doit aussi, comme autre héritage notable, d’avoir a mis la famille Le Pen au-devant de la scène politique…

    Nous avions des millions de masques, nous n’en avons plus, où sont-ils passés ? Guéguerre picrocholine pour savoir si c’est à l’impéritie passée de la « gauche » qu’on doit cette pénurie ou à celle de la « droite » : mais c’est au deux, à la droite maastrichtienne et à la gauche maastricthienne qui, l’une et l’autre, en même temps comme dirait l’autre, copines comme cochonnes, ont mis la France dans cet état : merci Mitterrand ! Merci Chirac ! Merci Sarkozy ! Merci Hollande ! Merci Macron ! Car ce sont eux qui ont rendu possible cette incroyable monstruosité (bon, Chirac est déjà mort, le veinard, mais sarko,Hollande,Macron sont là, on peut les pendre comme on a fait déjà à Nüremberg pour les responsables d’une autres idéologie morticole responsables, mais il ne faudra pas oublier leurs donneurs d’ordres : les européistes de Bruxelles, et les grands patrons des lobbies et de la BCE) que, dans cet hôpital public qu’ils ont tué pour en faire des usines à fric, le résultat soit qu’on trie les gens pour diriger les malades les plus atteints, dont les vieux, vers les pompes funèbres, pour ne soigner que les cas les moins préoccupants. De sorte qu’avec ces hôpitaux libéraux, le plus malade est le plus vite mort.

    L’hôpital libéral, c’est un nouveau concept orwellien : on pourrait imaginer des slogans peints sur les murs de ces usines de mort que sont devenus ces hôpitaux-là, nos hôpitaux : « Plus vous serez malade, plus vite on vous expédiera au fond du trou ! ». Ou bien, sur la porte du bureau des personnels soignants : « Aux urgences, évitez ce qui est urgent ». Au bureau des soignants : « Aux mourants, prodiguez la mort ». Au bureau du comptable : « Un bon patient est un client à tondre ». Et puis, à l’entrée du funérarium, ceci : « Aux morts, Maastricht reconnaissant », car l’action des PFG doit se trouver bigrement en hausse. (comme en 2003 : « l’entreprise leader sur le marché » avait pris soin d’ajouter le journaliste qui avait annoncé les premières ifos sur les morts de la canicule)

    Un dernier mot : chaque soir, au journal de vingt-heures, les journalistes, qui disposent ainsi de leur séquence « vivre-ensemble » (c’est leur moment homéopathique positif) nous montrent les gens qui, aux fenêtres, applaudissent le personnel soignant en faisant des pitreries, en tapant sur des casseroles, en chantant, en criant. Ils manifestent, nous dit-on, leur solidarité avec ces héros de notre époque qui bravent la mort dans leur métier ! Très bien, très bien… Tout cela est vrai.

    Mais combien, parmi ceux-là, postillonnant du haut de leurs balcons, gavés par la propagande maastrichtienne, ont voté pour des candidats qui, droite libérale et gauche libérale confondues, ont justement fabriqué cet hôpital kafkaïen où l’on contraint de pauvres soignants à distribuer la mort ou à conférer la vie en vertus de plans de route décidés depuis un quart de siècle par cette Commission européenne, qui n’est pas élue, et qui impose sa loi, aujourd’hui dans le sang et les larmes, les glaires et les crachats, aux sujets de l’Empire maastrichtien ?

    Combien ?

    Je n’ai pour ma part pas envie d’aller sur mon balcon pour bêler avec les moutons. Je pense à ces gens formidables, en effet, qui m’ont sauvé d’un infarctus quand j’avais vingt-huit ans, qui ont été près de moi lors de mes deux AVC, qui ont si bien accompagné ma compagne pendant les dix-sept années de son cancer et de ses chimiothérapies avant qu’elle finisse par mourir, et qui, de fait, méritent notre profond salut. Mais pas depuis dix jours…

    J’ai plutôt envie de pleurer sur ce qu’est devenue la France tuée par ces assassins qui, eux, se portent bien…

    Michel Onfray

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  • maintenant que le racisme traditionnel, le racisme ethnique, est en voie de disparition - il ne faut pas faire semblant de croire le contraire - et diabolisé par maintenant (c'est nouveau ! je rappelle que tous les gens "bien", les "gens de bien" comme disait Henri Guillemin avec jeu de mots....., de la société, étaient racistes jusque il n'y a pas longtemps, et même l'intelligentia aussi en 1947 il l'étaient encore, un grand défenseur des peuples non-européens concluait son livre en ces termes "ils nous faut écouter la grande voix des races inférieures" !) par maintenant la totalité des maîtres, et des maîtres à penser, de la société. Donc maintenant que le racisme on dira "ethnique" est tabou et en voie de disparition, il est remplacé par le racisme SOCIAL, le racisme anti-pauvres, anti-peuple ("populisme" utilisé rituellement comme injure ça ne vous trouble pas ????), anti-"les pas diplomés du supérieur". (avez-vous au passage remarqué que quand dans un titre journalistique on dit "les diplômés" ceci, "les diplômés" cela - on entend TOUJOURS par là les seuls diplômés du supérieur, réfléchissons : alors comme ça le BEPC, le CAP, le BEP, le bac, ça n'est pas "des diplômes" !! ceux qui ont le BEPC, le bac, ou un CAP, ça ne sont pas des diplômés ?! ..... tu sens pas le racisme là ? tu as tort, repense un peu !).

    Et tout à fait comme c'était le cas pour le racisme classique, il est implicite chez tout le monde, et si on s'avise de le dénoncer textuellement, on se fait rabrouer, ou on se fit opposer des argument "de nature", "factuels", etc comme ceux qu'avançaient les racistes ethnique, du temps où ils tenaient le haut du pavé.

    Et si on fait tant de battage contre la "racisme" (ethnique) si LA BOURGEOISIE et tous les milieux de l'Establishment en font un tel fromage, c'est pour des tas de raisons, mais en plus il y a aussi une raison : que ça permet de faire oublier le nouveau racisme (oui je sais ! pas si nouveau ! Voltaire  écrivait déjà : "le peuple cette  canaille qui n'est point faite pour penser" ! mais on a compris ce que je veut dire, c'est opératoire), qui se cache derrière l'ancien, qu'il est entrain de remplacer.

    Car une chose importante en plus : en fait, même quand ça ne se voit pas il suffit de gratter un peu pour s'en apercevoir, mais le racisme social est la vraie cause du racisme ethnique, c'est en fait lui qui se cache presque toujours derrière le racisme ethnique. Je ne développerai pas ce point ici, car cela mériterait tout un billet (j'en ai déjà fait sur ce sujet) pour montrer des exemples.

    En fait la conclusion c'est que les causes (de classe ! forcément) et les processus psychologiques,    et   donc tout son caractère dégouttant et immoral est toujours là ! y compris chez les bourgeois qui se flattent d'être anti-racistes, car ils fréquentent les chefs d'entreprise noirs et les universitaires "beurs" ! (mais pas les roms : on n'en rencontre pas dans les cocktails entre "gens bien", eh ! eh ! vous avez compris maintenant, non ?), qui se flattent d'être anti-racistes, mais qui nous démontrent par exemple que Trump ne peut être qu'un mauvais président puisque  ses électeurs sont majoritairement des hommes, des pauvres, et des gens pas diplômés du supérieur ! (voir mon billet sur ce même blog : "racisme puant") Pareil pour tous les autres exemples, en fait au niveau culturel ça a commencé avec le film "La vie est un long fleuve tranquille" vous n'avez pas remarqué quelque chose dans ce film (réalisé par un réalisateur, bien sûr! donc un bourgeois parisien) ? la famille bourgeoise est seulement ridicule et on s'en moque gentiment, mais la famille populaire est odieuse, et est caricaturée méchamment; maintenant parcourez tout ce qui se dit depuis 30 ans et l'usage des termes etc, vous verrez, si vous n'avez pas encore remarqué, allez au travail  ! c'est instructif, on comprend tout à coup bien des choses !)

    Et là aussi, de même que pour le racisme ethnique, ce sont des gens "entre-eux", qui considèrent LEUR monde comme le seul vrai et digne de respect, et bien entendu ! il y a un aspect "lutte de classe", tout à fait rationnel, que Marx n'aurait pas manqué de dénoncer s'il était encore là (comme il y en avait déjà un derrière le racisme ethnique bien entendu, vous n'aviez pas remarqué ? pauvres naïfs ! bons pour le bourrage de crâne, réétudiez la question et vous comprendrez  !).

    mars 2018 :

    Plus ça va plus je constate que le gros problème de nos jours ça n’est plus le racisme ETHNIQUE, qui est à peu près complètement disparu, « quoi qu’on die » (comme dirait Voltaire), mais le racisme social, le racisme anti-pauvres, anti-peuple, et anti les-pas-diplômés-de-l’enseignement supérieur.

    Et il est vraiment puant.

    Et les pauvres, l’ex classe laborieuse qui allait faire la lutte des classes, qui était le fondement de la République et de la civilisation français (revoyez les grands classiques du films français d’il y a un demi-siècle et les chansons, tout) souffrent en silence et dans le black-out médiatique (c’est uniquement pour ça qu’on n’en entend pas parle, sinon il n’y aurait que ça, si les journaleux faisaient leur métier !) et doivent connaître des problèmes et des drames personnels horribles en masse. Dans l’indifférence et l’ignorance totale des bourges « diplômés de l’université », les « bobos » qui se proclament « de gauche » mais qui sont en réalité de fieffés réactionnaires.

    et ici regardez la vidéo de jovanovic https://hdclips.top/hd-videos/7b3ibB482X4/p-jovanovic-py-rougeyron-la-revue-de-presse-janvier-f%C3%A9vrier-2019 comme on explique bien que "Emmanuel Macron a ouvert les vannes de la haine de classe et du racisme de classe.

    Un exemple parmi d’autres de cette bourgeoisie qui ne supporte pas de voir les opprimés se relever et tenir tête, comme c’est le cas au travers du mouvement des Gilets Jaunes. Pensé comme une sorte de contre-acte à celui des Gilets Jaunes, le rassemblement des foulard rouges a réuni les soutiens du gouvernement. Fermement opposés aux Gilets Jaunes, soutenant non seulement le gouvernement mais les forces de police – qui ont encore mutilé hier un Gilet Jaune, cette fois Jerome Rodrigues, une des figures du mouvement- les "foulards rouges" ont à plusieurs reprises ce dimanche utilisé le registre de la violence, autant physique - contre Remy Buizine, le journaliste de Brut, et un gilet jaune dégagé vivement - que verbale.

    Sur une vidéo filmée par le média Brut on peut entendre l’un des foulards rouges – Francis Pourbagher, c’est son nom – s’en prendre violemment aux Gilets Jaunes. Sur un ton extremement virulent, hurlant, visiblement à bout et excédé, l’homme se laisse complètement aller à son mépris de classe – les barrières sautent. « J’en ai assez d’entendre, et je le dis haut et fort, et je me fais plaisir, quelques analphabètes, sur les plateaux télévisons, qui ne connaissent rien à rien, qui ne laissent même pas les experts parler. »

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  • La médecine Cubaine au secours de l'Europe

    Cuba a envoyé plus de 50 médecins en Italie et 200 en Espagne pour aider leurs confrères à affronter la crise sanitaire mondiale du COVID-19.
    Une coopération qui s'étend aussi au Venezuela, au Suriname et à Grenade.

    « Notre pays ne lance pas de bombe contre d'autres peuples. Il n'envoie pas de milliers d'avions  bombarder des villes.   Notre pays ne possède pas de bombe nucléaire, ni d'armes chimiques, ni d'armes biologiques. Les dizaines de milliers de scientifiques que comptent notre pays, ses médecins, ont été formés pour aider et sauver des vies. Vive la Fraternité entre les Peuples ! Vive l'Humanité ! Hasta la Victoria Siempre ! »

    Ces mots sont extraits du discours tenu par le Président Cubain, Fidel Castro, en 2003 à Buenos Aires en Argentine. C'est en effet une tradition d'entraide scientifique Cubaine qui se manifeste à nouveau aujourd'hui. Cuba veut aider les plus nécessiteux dans cette crise sanitaire du coronavirus et ce, malgré l'embargo américain qui affecte durement le fonctionnement du pays et rend contraignante la vie de ses citoyens.

    L'expérience Ebola

    Lors de l'épidémie du virus Ebola, Cuba avait déjà envoyé des médecins dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest en 2014. Cette fois les services médicaux Cubains sont en ordre de bataille face au coronavirus. 53 médecins Cubains sont arrivés samedi en Italie, accueillis comme des héros, sous des applaudissements. 200 autres se rendent en Espagne, pays très touchés par l'épidémie de covid-19.

    Cuba vient aussi au secours de ses voisins. Le pays envoie également de l'aide au Surinam, à Grenade et au Venezuela.

    « Quel plus beau sacrifice y a t-il que celui de donner sa vie pour sauver celle des autres? Oui, nous avons peur », a avoué l'un des membres de la délégation Cubain en foulant le sol italien, « mais nous faisons notre devoir » a t-il tout de suite ajouté.

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  • et les chiffres officiels de mortalité, ils viennent de l'avouer sont FAUX !
    ils ne comprennent que les gens morts à l'HOPITAL ! , stricto sensu!!!!!!!!
    Les gens qui sont morts chez eux ne sont pas du tout comptabilisés !!!!:
    Et encore plus grave  : les vieux qui meurent dans les maisons de retraite (je rappelle que quelqu'un avait lancé un cri d'alarme disant qu'il s'attendait à 100.00 morts dans les ephads !) NE SONT PAS COMPTABILISES !!!! aberrant ! et pasinnocent du tout, c'est une dissimulation de a vérité de propos élibéré de a part du Régime !


    Bref les annonces officielles que nous font - de manière de plus en plus vague et sans plus aucune précision géographique ! - sont TOTALEMENT FAUSSES. Il paraît qu'il ne représentent qu'on "faible partie" de la mortalité totale !
     lisez au lien ci-dessous

    https://www.lavoixdunord.fr/730566/article/2020-03-24/direct-coronavirus-la-france-se-reveille-en-etat-d-urgence-sanitaire

    après avoir censuré " à mort" toute information, il sont en train de préparer les gens à une terrible révélation !

    et les stats italiennes peut-être étaient -elles faussses de la même manière et le nombre de leurs morts plusieurs fois plus grand encore, après tout l'Italie elle aussi fait partie de l'Union européenne ! elle a donc subit la même destruction imposée de leurs moyens hospitaliers  par les gopés !!!

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  • tant qu'on les élira les politiciens seront une bande de "pourris". En fait c'est logique !

    Le % de voix que les candidats obtiennent?  est proportionnel à leur % d'exposition médiatique (voir la vidéo d'Asselineau là-dessus) Qui possède les médias??? hein ? (là les références sont légions !!).donc pour être aidé par les riches (cf Etienne Chouard) il faut qu'ils sachent que vous allez faire une politique qu'ils aiment. donc forcément une politique contraire aux intérêts des gens, du peuple, de "la France d'en-bas", (cf Marx). Mais en même temps il faut qu'ils se fassent élire par le peuple ! donc "l'élection donne le pouvoir aux meilleurs menteurs" (Etienne Chouard), et ça sélectionne, sélection naturelle comme dans Darwin, les pires, les plus cyniques et les plus tordus, ça crée,   FORCEMENT, une caste de pourris. CQFD.
    donc pensez au tirage au sort !

     

    (au fait, appel de Chouard pour Assange : http://chouard.org/blog/2020/02/11/tous-ensemble-a-londres-le-24-fevrier-2020-pour-soutenir-julian-assange-journaliste-exemplaire-et-pourtant-emprisonne-depuis-2012-et-aujourdhui-torture/

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  • Dans l’Eure, il est prêtre et Gilet jaune : « J’ai retrouvé une communauté de frères »

    Pour voir les photos de ce si sympathique homme, qui porte sa simplicité et sa profonde humanité sur son visage, il faut aller sur
    Dans l'Eure, il est prêtre et Gilet jaune : « J'ai retrouvé une communauté de frères »

     

    L'abbé Michel a fait le choix de s'afficher aux côtés des Gilets jaunes au risque d'agacer. Qu'importe pour l'homme qui a retrouvé un élan et se veut fidèle à ses origines modestes

    Publié le 7 Fév 2019

    , confie l'Abbé Michel.

    Sur le piano, une partition, celle du Chant des partisans. « J’ai aussi La Royale mais je suis ouvert à toutes les musiques ! » A croire que l’Abbé Michel se délecte des clichés.

    On le savait déjà rebelle, avec sa hiérarchie catholique. En embrassant la cause des Gilets jaunes, le médiatique homme d’Église va plus loin en endossant un autre rôle, celui de l’insurgé. Un nouvel Abbé Grégoire, cette figure de la Révolution française ? L’idée amuse le monarchiste qu’il est, lui qui aime brouiller les pistes.

     

    Celui qui aura 70 ans le 28 juin prochain s’est senti appelé sur les ronds-points. « Dans l’Église, je me sens mis à part. Avec les Gilets jaunes, j’ai retrouvé une communauté de frères. Avec eux, je prends aussi conscience de mon bonheur. Je suis privilégié par rapport à beaucoup d’entre eux qui ne gagnent vraiment rien, qui ne peuvent même pas partir en vacances et vivre décemment. »

     Je n’oublie pas mes origines, précise-t-il. Je viens d’un milieu ouvrier, j’ai vu mes parents bosser. Malgré cela, c’était toujours ric-rac. Je me souviens qu’on payait le boucher à la fin du mois. Il nous faisait crédit. »

    « Je me sens un peu leur aumônier »

    Les manifestants sont même devenus des amis proches. « Je me sens un peu leur aumônier. Je les aime tous car ce sont des gens de conviction ! Eux, ne sont pas des moutons ! À ce propos, le pape a dit qu’il fallait sentir l’odeur de ses brebis. C’est ce que je fais quand chaque jour je reviens chez moi, les habits imprégnés des fumées des braseros. »

    Que faisait-il donc l’abbé sur les barrages ? Il bloquait.

     

    Je passais de voiture en voiture pour prévenir qu’il n’y avait que 5 minutes d’attente. Et lorsque nous en avions, nous donnions un gâteau et un café. »

    Aujourd’hui encore, il se rend quotidiennement à Bernay, au rond-point du viaduc. « J’y ai planté 12 croix pour symboliser les Gilets jaunes morts depuis le début du mouvement. On m’a dit qu’il y en avait 14, j’en rachèterai donc deux de plus. »

    L'abbé Michel parmi les Gilets jaunes lors du grand débat au Grand-Bourgtheroulde le mardi 15 janvier 2019. (©Gilles Motteau)

    Il raconte déjà ses souvenirs comme un ancien combattant. « À Bourgtheroulde, quand le président est venu, nous avons entamé une marche escargot, le long de la route principale. Un gendarme qui était de Lourdes m’a demandé de faire arrêter la manifestation, et pour détendre l’atmosphère, je lui ai répondu que non, que j’adorais les processions ! L’après-midi je me suis fait gazer. Alors j’ai essayé de prendre les choses avec détachement. J’ai souvent le nez bouché, au moins, cela m’a rendu service ! »

    Quelques ouailles irritées

    N’allez pas croire que son engagement plaise à tout le monde. Il y a bien quelques ouailles, une dizaine, qui ne viennent plus à ses messes parce qu’il a « pris parti. »

    Les Gilets jaunes les enquiquinent, ils ont peur que cela dégénère. D’autres qui m’aiment bien se disent que c’est mon dada. Il y a aussi beaucoup de gens qui affichent leur soutien en disposant un gilet jaune sur le pare-brise. »

    L’abbé a également affiché les portraits des Gilets jaunes blessés, placardés à la porte de l’église. Au passage, la méthode rappelle celle de Luther. « On me dit que c’est déplacé, je réponds qu’on ne verra pas ces visages dans les médias. » Ce sont donc les nouveaux martyrs de Francis Michel qui, toute sa vie, aura désiré aller à contre-courant des puissants.

    Il le confesse, il a toujours ressenti le besoin de contester l’autorité.

    Ceux qui détiennent le pouvoir en abusent très vite et cela devient vite oppresseur ! »

    Obéir est pourtant un devoir lorsqu’on est homme d’Église. Que voulez-vous, ce n’est pas sa tasse de thé. Sans doute faut-il y voir les restes d’une opposition qui l’a marquée dans sa jeunesse. Enfant, il a vécu sous le toit d’un beau-père communiste, qui pourfendait les curés. Dans cette atmosphère, il a grandi et s’est forgé des opinions royalistes.

    Chez lui, nombreuses sont les statuettes, les tableaux et les bibelots qui représentent Louis XVI ou ses prédécesseurs.

    Chez lui, nombreuses sont les statuettes, les tableaux et les bibelots qui représentent Louis XVI ou ses prédécesseurs. Encore, faut-il préciser que l’abbé n’aime guère Louis XIV et Louis XV.

    « Très peu pour moi », s’exclame-t-il. Ces monarques égoïstes, souverains absolus, lui inspirent peu de respect. Par-delà l’aspect folklorique, le roi doit être pour lui un homme proche de ses sujets, entièrement dévoué à son pays. Pour lui, Emmanuel Macron est loin d’être le prince idéal.

    Emmanuel Macron m’énerve ! »,  fulmine-t-il.  « Ses rencontres avec les maires ne sont que des mises en scène, avec des élus qui ont été triés sur le volet ! Il fait son show et a réponse à tout. Il croit sauver son mandat, mais il est fini ! »

    >> A LIRE AUSSI :  L’abbé Michel interdit de célébrer la messe par l’évêque d’Evreux

    « Totalement pour le RIC ! »

    L’aurait-on cru ? Le royaliste a des conceptions très jacobines de la pratique du pouvoir. « Après des semaines à La Malouve (Bernay), je suis allé à Lisieux. Là-bas, j’ai fait signer des automobilistes pour le référendum d’initiative citoyenne» Le pourvoir au peuple par le peuple, la démocratie directe, c’est son credo. « Je suis totalement pour le RIC !, fait-il savoir.

    D’ailleurs, pourquoi ne pas appliquer le référendum d’initiative citoyenne à l’Église ? Si l’on avait consulté les Catholiques, on aurait constaté le décalage entre les fidèles et le clergé sur la réforme de Vatican II. »

    Tous les jours, le prêtre se rend au rond-point du viaduc de  la Planquette à Bernay (

    « Vous êtes du côté des notables ! »

    La mobilisation a aussi été l’occasion d’une prise de conscience.

    Il y a trois semaines, une dame s’est étonnée de me voir avec mon gilet jaune. Vous êtes du côté des notables et des riches, dans les banquets vous êtes toujours à la table d’honneur, m’a-t-elle dit. »

     « Je lui ai répondu que j’étais assis près des élus par la force des choses. Les maires croiraient sans doute m’offenser s’ils ne m’invitaient pas à une telle place. Pourtant, je vais vers tout le monde quand je dis bonjour. »

     « J’essaie de briser cette image en m’installant avec les convives loin de la table principale. » C’était notamment le cas, lors du repas communal du Planquay, lors de la Saint-Louis, en 2018.

    Cela m’a fait réfléchir, elle m’a fait repenser à la manière dont je suis perçu. Il y a des choses dont je prends conscience. Cela me transforme ! »

    Dans les pas de Jacques Gaillot ?

    Cette séquence Gilet jaunes fait d’ailleurs paraître l’abbé Michel sous un nouveau jour. Sur la forme, il n’a jamais autant ressemblé à Jacques Gaillot, son ancien évêque.

    Lui aussi était désavoué par son église, lui aussi prenait part aux luttes sociales et s’affichait. L’analogie fait sourire le recteur du Planquay, il convient d’ailleurs qu’il y a du vrai.

    Sur le plan des idées politiques, les deux hommes diffèrent. Pour le reste, l’entente a toujours été excellente.

    Quand Mgr Gaillot était à la tête du diocèse, je paraissais comme l’intégriste en contraste avec lui, le progressiste. Pourtant, j’étais assez proche de sa mère et nous nous entendions. Il avait cette intuition que je partage, qu’il faut aller vers la société sans attendre qu’elle vienne à nous, parler pour les 90 % de gens qu’on ne voit jamais ! Je pense d’ailleurs que le pape actuel va tout à fait dans ce sens. »

    Un avant et un après Gilets jaunes

    De quoi les événements vont-ils accoucher, quelle tournure prendra la mobilisation ?

    Une certitude pour notre homme en soutane, « Dans l’histoire, il y a des basculements et les Gilets jaunes en sont un. »

    Comme pour la Révolution, pour Mai 68, de même, y aura-t-il un avant et un après ! Je crains un éclatement, que les revendications aillent tellement dans tous les sens que cela s’essouffle ! Mais je sais aussi que tous ceux que je connais sont extrêmement motivés ! Moi aussi, je continuerai, je soutiendrai ce mouvement jusqu’au bout ! »

     

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  • Pensez un peu au chant des merles (males). Surtout le matin à 5 heure du matin voire encore avant ça dépend de la saison, en tous cas encore en pleine nuit avant que le soleil se lève, imaginez ! en février à 7 heures du matin dans le froid et le noir, tout le monde dort, eux ils sont là ils chantent, et y mettent tout leur coeur, toute leur créativité, je répète leur CREATIVITE, et voilà un problème éthologique et métaphysique de première grandeur.
    Et d'abord quel symbole ! plus grand que toute la civilisation humaine, car la créativité des chants de merles
    (ils ne sont pas du tout stéréotypés, mais sont de vraies créations artistiques, aux phrases toutes différentes et toujours renouvelées, et visiblement objet de recherche volontaire.

    Quel symbole poignant ces êtres qui se décarcassent durant des heures à chanter et à inventer de nouveaux motifs, dans le froid et le noir, petit être de 100g dans l'infini de la terre et du "silence éternel de ces espaces infinis" l'absurde "aventure falôte du protoplasma" (Jean Rostand http://palimpsestes.fr/metaphysique/livreI/rostand3.html ) !
    Y pensez-vous quand vous l'entendez ?
    Non vous ne l'entendez pas justement !
    Personne ne les entend à cette heure. Sauf les autres merles. Symbole paradigmatique de la solitude dérisoire de l'être, même avec son ambigüe "liberté" sartrienne, dans la nuit noire de son destin de condamné à mort et à l'oubli éternel, et dans un univers indifférent...
    Pauvre merle ! il chante, il y met tout son cœur, il croît que c’est très important, peut-être même qu’il est tout content, il ne sait pas que ça n’a aucune importance, que ça n’aura même pas eu lieu, tout son chant, sa création, son inventivité, son énergie mise à chanter comme ça tous les soirs (et matins) ; Le pauvre, il croit qu’il est venu au monde, il ne sait pas qu’il n’est jamais venu au monde, qu’il ne sera jamais venu au monde, ni lui ni le monde.
    (les humains non plus d'ailleurs)

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  • même si on ne peut pas sentir le caractère arrogant et infect de Soral et ses goûts douteux, dans le contexte actuel il faut le défendre, c'est le "maillon faible" si il saute c'en est fait de nous tous !

     

    le lien libre, dépêchez vous de la télécharger, avant que le capitalisme totalitaire ne sabote tous les sites où il y a moyen de télécharger !

     

    https://ru-clip.net/video/pViYgjjNub0/dieudonn%C3%A9-soutient-alain-soral.html

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  • Complainte de l’homme exigeant

    Au milieu de la nuit

    Il demandait le soleil

    Il voulait le soleil

    Il réclamait le soleil

    Au milieu en plein milieu

    De la nuit (voyez-vous ça ? )

    Le soleil ! (il criait )

    Le soleil ! (il exigeait)

    Le soleil ! Le soleil !

    On lui disait : pour quoi faire ?

    Il répondait : la lumière

    Je veux faire la lumière

    Sur cette sale affaire.

    On lui disait : mais quelle affaire ?

    Il répondait : la sale affaire

    La sale affaire de ma vie .

    Je veux toute la lumière

    Sur cette sale affaire.

    On lui disait : votre vie ?

    Malheureux vous n’en avez pas

    Vous n’en avez jamais eu

    Vous avez celle des autres !

    De parler de cette chose

    Comme si elle était à vous

    Quelle, quelle vanité !

    Je vous déconseille d’en parler !

    Vous vous feriez arrêter !

    Il disait : vous détournez

    Notre conversation

    J’ai demandé le soleil

    Vous me parlez de police.

    On lui répondait : c’est vous

    C’est vous qui l’avez voulu

    Vous réclamez le soleil

    En plein milieu de la nuit,

    Demain vous exigerez

    Les ténèbres à midi !

    « Pourquoi pas ? » répondait-il

    Je ne comprends rien aux heures

    Je ne sais pas calculer

    Je ne sais pas m’habituer

    Tout ce que je sais à présent

    C’est qu’il fait une nuit d’encre

    Et que dans cette nuit d’encre

    Je de-man-de-le-so-leil !

    Or malgré tous nos efforts

    Nous n’avons pu lui donner

    La plus petite parcelle

    De la lumière solaire

    Au milieu de la nuit noire

    Qui le couvrait tout entier.

    Alors pour ne pas céder

    Alors les yeux grands ouverts

    Sur une toute autre lumière

    Il est mort.


    "At present I would prefer not to be a little reasonable"
    (Herman Melville - Bartleby the scrivener)

     
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  • *

    *l'Abbé Francis Michel est adoré de ses paroissiens,  des Gilets Jaunes, et..... de Jésus

    *

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  • https://ru-clip.net/video/lRsF-UOR-T0/vaccins-le-coup-de-gueule-d-un-pharmacien.html

     

    http://initiativecitoyenne.be/

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  • https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/greve-contre-la-reforme-des-retraites-quatre-questions-sur-l-appel-au-blocage-de-toutes-les-installations-petrolieres-du-pays_3768259.html


    oui et alors ? partout et toujours les plus fort ont fait la loi, jusqu'en 1884 faire grève était illégal, donner à manger aux prisonniers russes amenés dans le Cambraisis par les nazis était illégal, cacher des juifs était illégal, donner à manger aux pigeons à Paris est illégal. Donner une sépulture à Etéocle et Polynice était illégal. "un peu d'bon sens" comme dirait Chirac.

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  • trouvé dans Sven Lindqvist “Maintenant tu es mort ou Le Siècle des bombes » 1999, trad. franc. 2002 page 66

    Il nous parle d'un des livres de science-fiction dont se régalaient les occidentaux (un autre de ces romans laisse également rêveur ) au début du siècle :

    L’un des derniers récits de Jack London s’intitule The unparalleled invasion (1910) Vers 1970, le « monde » (la « communauté internationale » quoi !) découvre avec effroi que la Chine est peuplée de plus de cinq cent millions (sic!) de chinois « Cette monstrueuse marée a déjà submergé l’Indochine et se presse maintenant vers la frontière nord de l’Inde. Rien ne semble pouvoir arrêter ce déferlement humain. (et le déferlement humain de l’Europe ? commencé au XVIè siècle par le Génocide de 80 millions d’amérindiens et qui du temps de London battait son plein ?)
    Cependant un chercheur américain du nom de Jacobus Laningdale  une idée novatrice. Un jour de septembre, alors que les rues de Pékin sont, comme d’habitude, pleines de « chinois qui jacassent », on aperçoit dans le ciel un minuscule point noir qui grandit et s’avère être un avion. Il lâche quelques fragiles tubes de verre qui s’écrasent simplement dans les rues et sur les toits, sans provoquer d’explosions. Mais six semaines plus tard, les onze millions de pékinois sont morts. Personne n’a échappé aux effets conjugés de la variole, de la fièvre jaune, du choléra et de la peste bubonique. Ce sont ces bactéries qui ont été déversées en pluie  sur Pékin. 

    Les chinois essaient de sauver leur vie en quittant le pays, mais à la frontière, les millions de fugitifs se heurtent aux armées de l’Occident. Ce qui donne lieu à un massacre épouvantable. Et, régulièrement, les troupes sont obligées de reculer de quelques dizaines de kilomètres pour ne pas être contaminées par les immondes tas de cadavres.
    Pour ces millions d’hommes qui ont perdu toute organisation et tout dynamisme, il n’y a plus aucun espoir. Ils n’ont plus d’autres issue que la mort. Et pendant que les engins de guerre gardent les masses encerclées, la peste achève son œuvre. La Chine est devenue l’enfer sur terre. Des centaines de millions de morts gisent sans sépulture. Le cannibalisme, le meurtre et la folie règnent en maître.
    Les expéditions envoyées en février de l’année suivante ne trouvent que des meutes de chiens sauvages et des groupent isolés de bandits errants. Tous les survivants sont immédiatement liquidés. Le sol est désinfecté, et de nouveaux habitants s’installent  (sans état d’âme; au fait les colons allemands amenés par Hitler en Pologne en avait-ils ? en tout cas les habitants actuels de la « Prairie » U.S. ou ceux des quartiers bâtis sur les villages palestiniens rasés n’en ont pas) venus du monde entier (sic). Une ère nouvelle commence, faite de paix et de progrès, d’art et de science.

    (NB le texte complet de cette nouvelle de Jack London peut se lire dans plusieurs sites sur internet, mais malheureusement le livre de Sven Lindqvist il faut l'acheter, ça vaut le coup il est capital)


    Un article sur tous ces romans de l'époque http://www.depauw.edu/sfs/clarkeess.htm

     

    maintenant ce n’est plus du roman, mais des réalités; pas mal non plus les réalités :

    page 251 du même livre

    Au Kenya, ce sont quarante mille Blancs qui règnent sur plus de cinq millions de Noirs. Le pouvoir suprème se trouve au ministère des colonies, à Londres.

    Vers la fin du XIXè siècle, la première vague d’immigration britannique a « heureusement » coincidé avec une épidémie de variole qui a décimé la population noire au point de l’anéantir presque complètement dans certaines régions. Le pays paraissait « inhabité ». Les opposants ont  été tués, et leurs villages brulés. Comme tant d’autres colonisateurs contemporains, le gouverneur britannique Sir Charles Eliot considérait que les indigènes étaient en voie d’extinction. « il ne fait aucun doute que les Masaï et bien d’autres tribus vont disparaître. C’est une perspective que j’envisage avec sérénité et bonne conscience. »
    Après la Première Guerre mondiale, une nouvelle vague d’immigration est arrivée – des milliers d’officiers britanniques démobilisés sont venus d’Europe, et, coup de chance, ont apporté avec eux une épidémie de grippe qui a tué plus de cent mille Kikuyu. Cinq millions d’arpents de terre ont pu être confisqués et mis à la disposition des Britanniques. Les noirs sont devenus les ouvriers agricoles sans terre, sur les terres qui avaient appartenu à leur ancêtres.

    La suite :

    La révolte des Mau-Mau (1952-1960)
    Tout au long des années cinquante, les Britanniques sont arrivés à convaincre l’opinion mondiale qu’ils se battaient non contre des rebelles dépossédés de leurs terres et de tout droit à une justice quelconque, mais contre des « assasins bestiaux », des indigènes primitifs rendus fous par des drogues, des rituels et des orgies sexuelles, qui décapitaient les femmes et les enfants blancs.

    En réalité, pendant toute la guerre, quatre-vingt-quinze blancs seulement ont été tués, dont trente-deux civils. Pendant la même période, dans la seule ville de nairobi, on compte plus de blancs tués dans des acciedents de circulation.
    D’après leurs propres sources, les « forces de sécurité » britanniques ont tué onze mille cinq cent Mau-Mau. Le nombre de victimes civiles n’a jamais été rapporté.

     

     

     
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  • source : article de ""rosemar")

    Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

    Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge :recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recherche (vaine bien sûr, mais rendu obligatoire) d'emploi, recul de l'âge de la retraite...

     

    Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

    Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher, de se caresser les uns les autres ...

    Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien. (c’est à dire que on devient comme les suisses protestants)

     

    Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

    Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

    Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

    Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

    Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ? 


     

    - Non là c’est faux !  sur internet on peut justement passer des heures à regarder la même image, à écouter des chants de grillons ou de courtillères, ou les répons des ténèbres, ou découvrir des auteurs anciens, des poètes,etc, non internet est un libérateur et un agent de démocratie, de liberté de résistance, ça dépend comment on s’en sert !

    Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

     

    Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, (très juste !) ce qui permet de développer l'imagination.

     

    En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt à ne pas rester inoccupés.

    Les publicités du grand capital nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

    Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ? (eh cong ! comme on dit à Toulouse, pour maximiser le profit !)

    Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

    Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

     

    Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

    Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

     

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  • Un couple de personnes âgées, un homme de 78 ans et une femme de 74 ans, a été retrouvé mort dimanche 12 janvier 2014 au soir à son domicile, étendu sur le lit de la chambre à coucher de la maison d’habitation sur la commune de Corrèze, dans le département de la Corrèze.
    Un fusil de chasse est à leur côté. C'est leur fille qui les a trouvés et qui a donné l'alerte.
    Le procureur de la République a saisi le groupement de gendarmerie « affaire criminelle ». Décrire en termes administratif glacés ce destin humain apparaît surréaliste....
    «Apparemment, le mari aurait tué sa femme et se serait donné la mort». Il y aurait un homicide suivi d’un suicide.
    Des constatations précises de la police scientifique et technique indiquent une blessure à la nuque pour la femme et une blessure à la bouche pour l’homme, toutes deux causées par une arme à feu.
    «Une enquête de voisinage et des témoignages révèlent que l’homme avait un caractère dépressif, mais que rien ne laissait présager un tel acte. ».
    L’arme de calibre 16 est un fusil de chasse, qui appartenait à la famille. Elle aurait été rechargée après le premier tir. La femme aurait pu être tuée dans son sommeil.
    Le couple vivait seul, dans une maison isolée. Le dernier contact téléphonique, le même jour, avec la famille, n’a rien laissé transparaître. Pourtant plus tard, d’autres appels resteront sans réponse. Voilà pourquoi leur fille se serait déplacée. Une autopsie sera réalisée certainement aujourd’hui, à Limoges. La chronologie n’a pas été établie.
    Etc,etc

     un jours peut-être vous mourrez comme ça ce qui veut dire que vous êtes déjà morts, écoutez le bon sens, l'intelligence, de Montaigne :   «    Vivre    longtemps    ou    peu    de    temps,    c’est    tout    un  au    regard    de    la    mort.    Car    ni    le    long    ni    le    court    ne    peuvent    s’appliquer    aux   
    choses    qui    ne    sont    plus    » (MONTAIGNE)
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  • haren-15.jpg

    "L'homme n'est pas le dernier mot des choses, ce qui serait désespérant."
    (Aimé Michel)

    Aimé Michel faisait partie de ces "hommes à la nuque raide qui refusaient de passer leur vie à faire ce que leurs contemporains et la bienséance attendaient d'eux."


    AUTRES CITATIONS D'AIMÉ MICHEL

    "Et les minutes qui passent, où vont -elles ? "

    "L'idée, pourtant simple, que les limites de nos connaissances ne sont pas celles de la nature semble intolérable à l'esprit humain.

    '"Je préfère admettre que ce qui s'est déroulé sur la Terre avec une obstination jamais démentie pendant quarante millions de siècles obéissait à une loi tout à fait banale et que ce monde sans bornes en éternelle gestation de galaxies où se font  les étoiles qui font les planètes qui font la vie, n'est rien d'autre, en définitive, qu'une machine à fabriquer de la pensée."


    "Plus un conformisme est pesant et plus est virulent l'anticorps qu'il sécrète en réaction.
    (hé! on commence à le voir ces temps-ci ! ...)


    Ceci n'est pas de lui, mais il y adhérerait, Capitaine Clérouin:
    "Le poisson qui fait le tour de son bocal croit avoir fait le tour du monde, et les images entrevues à travers sa prison de verre seront tenues par lui pour d'absurdes hallucinations s'ils est un rationaliste, ou pour des divinités s'il est un mystique"

    le titre du billet est aussi une expression (si belle) de lui
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  •  

    https://maison-artemisia.org/

     

     

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