• Minerva Jones

    Je suis Minerva, la poétesse.
    On me siffle, moquée dans les rues par les bourrins
    à cause de mon corps lourd, l’œil poché, le pas chancelant
    et c’est pire quand Weldy, la brute m’a capturée après une traque violente.
    Il m’abandonna dans la mort, qui me figeait, depuis les pieds,
    comme qui pénètre toujours plus profond dans un rayon de glace.
    Se trouvera-t-il quelqu’un pour aller voir les journaux,
    et recueillir dans un livre les vers que j’ai écrits ? —
    J’ai tant eu soif d’amour !
    J’ai tant eu faim de vie !

    (Edgar Lee Masters - 1868-1950)

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Tract à imprimer,

    afin de le distribuer autour de vous,

    et ainsi participer à lutter contre la politique

    anglicisante de Carrefour :







    le syndicat CGT du magasin Carrefour Nîmes-Sud,

    présente une pétition de protestation

    contre la politique anglicisante de Carrefour et,

    plus avant, contre la politique d’anglicisation qui

    s’opère actuellement en France et partout en Europe



    Abdou Diouf : Soyons des Indignés linguistiques !Oui, lutter contre l’anglicisation est un combat qui doit concerner, également, le milieu syndical. En effet, un bon nombre de syndicalistes commencent à penser aujourd’hui qu’il y a une relation entre le fait de perdre peu à peu ses acquis sociaux et de perdre sa propre langue au profit de l’anglais, la langue des financiers qui veulent gouverner le monde.

    Tous nos gouvernants, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’ont de cesse de vouloir rogner sur nos avancées sociales pour obéir aux directives de la gouvernance mondiale que leur dictent le FMI, l’OMC, Bilderberg, la Trilatérale, le Siècle, la Round Table, Davos, Goldman Sachs, Morgan, Moody’s, le CFR, le RIIA, la FAF, etc.

    Et comme par hasard, tous nos gouvernants, qu’ils soient de droite ou de gauche, proposent toujours plus d’anglais dans nos écoles. Ainsi, que ce soit les ministres de l’Éducation de droite Darcos, Chatel, Pécresse ou les ministres de l’Éducation de gauche Allègre, Peillon, Fioraso, ils sont tous d’accord pour imprégner toujours davantage d’anglais le cerveau de nos enfants, et cela dès la maternelle.

    En fait, ces politiciens ne sont ni de droite ni de gauche, ce sont des anglo-mondialistes, des pantins aux ordres du nouvel ordre mondial, chargés d’appliquer les nouvelles règles : plus de frontières, plus de Codes du Travail, remises en cause des droits acquis des travailleurs, mise en place de la pensée unique via l’anglais pour tous, libre circulation des biens et des personnes dans un libre échangisme mondial le plus libéral possible, etc.

    Ils sont devenus les adeptes de la liberté selon les critères anglo-américains, c’est-à-dire la liberté du renard d’aller libre égorger les poules dans le poulailler, et non les adeptes de la liberté selon les critères humanistes et républicains français qui font rimer ce mot magnifique avec « Égalité » et « Fraternité ».

    Bref, les politiciens qui nous gouvernent depuis des décennies et qui n’arrêtent pas de se gargariser des mots de "République", de "Front républicain", de "valeurs républicaines", n’ont en fait rien à faire de la République puisqu’ils ont pour modèle le libéralisme anglo-américain et qu’ils piétinent aux pieds, sans vergogne et sans regret, la langue même de la République : le français.

    En conséquence de quoi, il est temps pour le peuple de se révolter contre cette dictature qui ne dit pas son nom, et la première chose à faire pour la combattre, c’est de refuser la politique actuellement menée qui consiste à mettre de l’anglais en tout lieu et en tout domaine. Ainsi, partout où il y a de l’anglais, exigeons qu’il y ait aussi, à égalité, d’autres langues étrangères, sinon, accusons les angliciseurs de faire de la discrimination par rapport aux autres langues du monde.

    Soyons des Indignés linguistiques, comme l’a dit le Président Abdou Diouf, en refusant catégoriquement de nous soumettre au diktat de la langue unique, véritable cheval de Troie d’un système économique et social qui n’est pas le nôtre.







    CARREFOUR, groupe français dans la grande distribution,

    donne des noms anglais à ses produits :

    First line, Blue Sky, Top Bike, Green Cut, Bootstore, Ooshop, Home, Ink Set, Powder Flash, Carrefour Discount,

    Tex Fashion Express, Tex Baby, Energy Drink, N°1 Apple Nectar’s, Pomelos Drink,

    Ananas Juice, N°1 Home Clean, Carrefour Light, etc.



    POURQUOI cette orgie de mots anglais ?

    Serions-nous sous protectorat anglo-américain ?







    Carrefour-au-volantAu Québec, pays où la défense de la langue française est synonyme de devoir civique et de combat pour la liberté, l’expression « au volant » est employée couramment en lieu et place du terme anglais "drive".

    Pourquoi Carrefour n’emploierait-il donc pas cette dénomination ? Certes, tous les concurrents de Carrefour en France, ont adopté le mot anglais, mais justement, ne serait-ce pas une bonne façon de se démarquer d’eux en affichant fièrement une dénomination qui respecte le caractère francophone du pays ? Fort d’avoir adopté l’expression « Carrefour-au-volant », le groupe Carrefour pourrait même ensuite, par le biais d’une communication adaptée, se vanter de respecter ses clients en respectant leur langue, se prévaloir d’avoir un quart d’heure d’avance en matière de protection d’environnement linguistique, se targuer de participer au maintien de l’exception culturelle française, se flatter d’avoir de l’originalité et du caractère, tandis que par facilité ou par paresse lexicale, ses concurrents se contentent de suivre le courant de l’anglicisation, etc.



    Extrait d’une question des délégués CGT du personnel posée en juillet 2013 :

    Suite au message d’alerte-incendie de notre magasin donné en anglais en plus du français, suite au DIF (Droit Individuel à la Formation) qui, chez Carrefour, ne donne, en ce qui concerne les langues étrangères, que l’accès à des cours d’anglais, la CGT de ce magasin a fait une enquête auprès du personnel et auprès de nos clients pour savoir comment ils ressentaient ce favoritisme à l’égard de la langue anglaise.

    La richesse linguistique de notre personnel et de nos clients dont beaucoup sont issus de diverses cultures et de divers pays du monde, mais majoritairement pour notre magasin, d’Espagne, d’Italie, du Portugal et du Maghreb, a fait que l’on nous a répondu, à une très grande majorité, que cette prédominance de l’anglais n’était pas normale.

    La CGT a donc conclu que le favoritisme pro-anglais qu’affichait Carrefour, représentait une réelle discrimination à l’égard des langues étrangères parlées par notre personnel et par nos clients, elle envisage donc, si ce favoritisme pro-anglais devait se maintenir, d’attaquer Carrefour en justice pour discrimination.



    Pour la petite histoire :

    dans les années 60 régnait une discrimination raciale aux États-Unis d’Amérique : les Noirs y étaient partout remisés au rang de sous-hommes. Le plus surprenant, c’est que lorsque l’on interrogeait les Noirs sur leur perception de ce phénomène, ils répondaient en majorité qu’ils pensaient eux aussi que les Blancs incarnaient une race supérieure ! Les Blancs avaient intimement persuadé les Noirs de leur infériorité intrinsèque !

    Aujourd’hui, sur le même modèle, les Anglo-Américains nous ont intimement persuadés que leur langue était supérieure, et, tout comme les Noirs d'hier, nous en sommes aussi intimement persuadés.

    Alors, nous nous efforçons de nous élever à la cheville de la langue supérieure et nous devenons ainsi des colonisés, acteurs actifs de la discrimination linguistique que nous subissons.





    Je, soussigné(e) ………….. ……...…………., demeurant à ...……………………........................................................, au ………………………………...............................................................................................................................................,

    demande à M. Georges Plassat, Président-directeur général du groupe Carrefour, de faire le nécessaire pour que le caractère anglicisant de Carrefour cesse, afin de ne plus polluer l’environnement francophone de notre pays.

    Je demande, entre autres choses pour cela, que les produits Carrefour soient nommés en français, que les noms "drive", "market", "city", "property", etc. soient changés par des appellations respectueuses de notre langue, que la musique d’ambiance des magasins ne soient pas majoritairement en anglais, que les annonces de sécurité qui y sont données, si elles sont traduites en anglais, le soient également dans, au moins, une autre langue étrangère, que les slogans publicitaires ne soient pas en anglais comme le fameux et humiliant "Monday, happy day", etc.

    Je demande aussi qu’une commission de terminologie soit créée à Carrefour, afin d’éviter l’emploi abusif et systématique de termes anglais chaque fois qu’apparaît un nouveau concept (le "Cross marchandising", le "remodeling", la "Supply Chain", le "e-learning", le "self scanning", par exemple).

    En me permettant de rappeler que la langue du commerce, c’est celle du client et pas forcément en priorité et systématiquement celle de Mickey, et dans l’attente de voir mon enseigne préférée se francophoniser, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.

    Signature :













    Pour imprimer ce tract, cliquez ici

    http://www.francophonie-avenir.com/Index_CGT_Tract-Carrefour_a_imprimer.htm

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Partager via Gmail

    votre commentaire
  • vive les belges !

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • l'époque où les jeunes rêvaient, fin d'une époque avant la plongée dans le libéral-fascisme. Comme disait Giuseppe Castelli "Kiam ni aĝis cent jarojn malplie"

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • dommage que la journaliste de "proruchat point TV" en profite pour glisser de la propagande de droite par des formules idéologiques ! En tous cas le "conformisme timoré" est et a bien été de tous temps la source de bien des maux.

    Partager via Gmail

    votre commentaire

  • - 1993 : Mon toutou-tout-velu se tortille de plaisir. A défaut de pouvoir faire se tortiller de plaisir une femme aimée, c’est mieux que rien …

    Oui ce serait important. C’est une des choses les meilleures, et les plus importantes qui puissent exister dans la vie. Il n’y a guère que peut-être la musique de Jean-Sébastien Bach, les mathématiques, ou l’existence de Dieu qui puisse être de cette valeur.

    Ou la fidélité, ou sauver quelqu’un du désespoir.

    Et tout ça c’est un peu pareil

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • "Alain Soral, héros que se seraient partagés, Hugo et Zola, est entré de son vivant dans l’Histoire de France.

    Le divin chauve, faisant sienne la devise "un esprit sain dans un corps sain" et dont le destin semble le rapprocher de la petite famille des purs ; des jeanne d’arc, Gandhi ou Mandela.
    L’intello-boxeur combattant a su s’imposer ou il pouvait (le net) par son intelligence, son fameux logos, des talents de pédagogue évidents et a su acquérir le respect de beaucoup par son courage, sa sagesse et sa droiture... Ajoutez a ca, des "réalisations" très concrètes comme la Bouffe et l’hygiène (au bon sens), le bon petit vin de pays (sanguisterrae), la survie ou la Kulture !!! en attendant la musique et le théatre ! Avec en point d’orgue, l’Appel a la Réconciliation Nationale et son site ER, premier site politique français !!

    Excusez du peu !!

    L’histoire montre toujours que contre ce genre de héros, les plus vils, les plus médiocres, les plus haineux se liguent pour une chasse a mort.

    Soral c’est un aigle, un renard et un sanglier et rapide comme un click... La meute va encore courir longtemps."

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • PALESTINE : NOTRE HONTE

    J' ai 12 ans et je m appelle Faycal.
    Je vis dans mon pays mais il n'a plus de nom !
    Ma maison a été détruite par des tirs de missile tuant du même coup mes deux petites sœurs. Il ne reste plus que cette unique pièce dans laquelle nous vivons tous..
    Depuis ce jour, ma mère ne parle presque plus..
    Dans la rue, à coté, mes copains courent et crient et se cachent derrière les voitures. Nous ne jouons plus à la guerre, nous la feront un jour pour nous libérer..
    Nous attendons notre heure !
    Quand les soldats entrent dans ma maison, je reste debout, je les fixe du regard. Ils ne me font pas peur, ils n'ont rien dans le cœur ! Quand ils nous menacent de leurs armes, je ne me plie pas, je ne me soumet pas, je mourrais plutôt que de me courber devant eux.
    Mon père a le visage le plus digne que je connaisse. Il ne quittera jamais sa terre, il n'attend rien des autres et prie Dieu pour continuer à protéger sa famille.
    J'ai 12 ans et je m'appelle Faycal.
    Je vois les occidentaux venir nous visiter parfois comme l'on observe des animaux en cage. Ils parlent toujours bien, nous comprennent et repartent sous la protection de nos tortionnaires..
    Ils se soucient de la sécurité de nos voleurs de terre. Ils se soucient du bien être de nos oppresseurs ! Mais qui les as placés à leurs postes ?
    Vous ?
    Qui leur a donné ce pouvoir de nous tuer, de nous torturer ?
    Vous ?
    Qui leur a permis de nous enfermer derrière un mur ? Qui leur a permis de nous priver d'eau ? De liberté ? De nourriture ?
    Vous encore vous ?
    Il y a parmi vous, des religieux, des athées, des être humains, des humanistes . Il y a parmi vous, des parents, des enfants, des personnes dignes !
    Pensez vous que les gens que vous portez au pouvoir, de plus par la voie d'un vote, se doivent de soutenir une injustice ?
    J'ai 12 ans et je m'appelle Faycal.
    Je vais mourir les armes à la main et vos bien pensants me traiteront de terroriste. Ils diront que je suis manipulé, que je ne comprend pas.. C'est eux qui ne comprennent pas que ce sont leurs trahisons, leurs soumissions et leurs cupidités qui mènent à la mort de milliers d'enfants à travers le monde.
    Je vais mourir en direct devant vos médias déshumanisés. Vous repasserez ma mort en boucle afin de vendre au mieux vos écrans publicitaires !
    Vous me direz fanatisé alors que je meurs pour ma cause alors que vous n'êtes même pas capable de défendre vos idées. Vous ne savez que répéter les mensonges de vos hommes politiques qui vous complaisent dans votre lâcheté.
    Je vais mourir mais je mourrais digne alors que vous, vous qui me regarderez, vous tomberez, un jour ou l'autre, dans la bassesse, dans la répugnance de vous même, d'avoir tout accepter..
    Je n'ai pas 12 ans et j'habite en France.
    J'ai honte, aujourd'hui, de voir ce président ramper devant des oppresseurs. J'ai honte de le voir parler au nom de la France.
    J'ai honte de le voir cautionner une telle abjection tout en nous faisant croire qu'il cherche une solution.
    J'ai honte de voir ce type sourire et rire avec des assassins tout en important le problème en accusant les Français d'antisémitisme, terme d'ailleurs totalement impropre en la matière .
    J'ai honte de le voir inventer sous nos yeux un racisme qui n'existe pas dans l'unique but de se plier aux ordres d'une oligarchie internationale.
    J'ai honte pour la politique étrangère de la France qui longtemps a été juste et pleine d'espoir pour les peuples martyrs.
    J'ai honte pour nous qui devons assister à tout cela sans réagir !
    Pour le moment...

    Abbas

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Militarisation privée et Nouvel Ordre Mondial…

    Il y a longtemps que nous l’avions dit ici-même: La privatisation des armées et forces de répression/coercition s’accélère, pourquoi ? Parce que les oligarques criminels savent très bien que le moment de vérité venu, la majorité des forces armées et de police rejoindront les peuples et refuseront de tirer sur leurs citoyens. Pour protéger leur privilèges et leur monde inique et criminel, génocidaire, seuls des mercenaires sans foi ni loi et des robots/drones pourront remplir ces fonctions sans poser de questions. Nous ne pouvons que noter la montée en puissance de ces deux entités totalitaires, ces dernières années, ce n’est absolument pas un hasard et nos sociétés feraient bien de s’en préoccuper avant qu’il ne soit trop tard !
    – Résistance 71 –

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Partager via Gmail

    votre commentaire
  • les néocollabos
    Partager via Gmail

    votre commentaire

  • Les dimanches d'été, le soir, vers les six heures,
    Quand le peuple empressé déserte ses demeures
    Et va s'ébattre aux champs,
    Ma persienne fermée, assis à ma fenêtre,
    Je regarde d'en haut passer et disparaître
    Joyeux bourgeois, marchands,

    Ouvriers en habits de fête, au coeur plein d'aise ;
    Un livre est entr'ouvert près de moi, sur ma chaise :
    Je lis ou fais semblant ;
    Et les jaunes rayons que le couchant ramène,
    Plus jaunes ce soir-là que pendant la semaine,
    Teignent mon rideau blanc.

    J'aime à les voir percer vitres et jalousie ;
    Chaque oblique sillon trace à ma fantaisie
    Un flot d'atomes d'or ;
    Puis, m'arrivant dans l'âme à travers la prunelle,
    Ils redorent aussi mille pensers en elle,
    Mille atomes encor.

    Ce sont des jours confus dont reparaît la trame,
    Des souvenirs d'enfance, aussi doux à notre âme
    Qu'un rêve d'avenir :
    C'était à pareille heure (oh ! je me le rappelle)
    Qu'après vêpres, enfants, au choeur de la chapelle,
    On nous faisait venir.

    La lampe brûlait jaune, et jaune aussi les cierges ;
    Et la lueur glissant aux fronts voilés des vierges
    Jaunissait leur blancheur ;
    Et le prêtre vêtu de son étole blanche
    Courbait un front jauni, comme un épi qui penche
    Sous la faux du faucheur.

    Oh ! qui dans une église à genoux sur la pierre,
    N'a bien souvent, le soir, déposé sa prière,
    Comme un grain pur de sel ?
    Qui n'a du crucifix baisé le jaune ivoire ?
    Qui n'a de l'Homme-Dieu lu la sublime histoire
    Dans un jaune missel ?

    Mais où la retrouver, quand elle s'est perdue,
    Cette humble foi du coeur, qu'un ange a suspendue
    En palme à nos berceaux ;
    Qu'une mère a nourrie en nous d'un zèle immense ;
    Dont chaque jour un prêtre arrosait la semence
    Aux bords des saints ruisseaux ?

    Peut-elle refleurir lorsqu'a soufflé l'orage,
    Et qu'en nos coeurs l'orgueil debout, a dans sa rage
    Mis le pied sur l'autel ?
    On est bien faible alors, quand le malheur arrive
    Et la mort... faut-il donc que l'idée en survive
    Au voeu d'être immortel !

    J'ai vu mourir, hélas ! ma bonne vieille tante,
    L'an dernier ; sur son lit, sans voix et haletante,
    Elle resta trois jours,
    Et trépassa. J'étais près d'elle dans l'alcôve ;
    J'étais près d'elle encor, quand sur sa tête chauve
    Le linceul fit trois tours.

    Le cercueil arriva, qu'on mesura de l'aune ;
    J'étais là... puis, autour, des cierges brûlaient jaune,
    Des prêtres priaient bas;
    Mais en vain je voulais dire l'hymne dernière ;
    Mon oeil était sans larme et ma voix sans prière,
    Car je ne croyais pas.

    Elle m'aimait pourtant... ; et ma mère aussi m'aime,
    Et ma mère à son tour mourra ; bientôt moi-même
    Dans le jaune linceul
    Je l'ensevelirai ; je clouerai sous la lame
    Ce corps flétri, mais cher, ce reste de mon âme ;
    Alors je serai seul ;

    Seul, sans mère, sans soeur, sans frère et sans épouse ;
    Car qui voudrait m'aimer, et quelle main jalouse
    S'unirait à ma main ?...
    Mais déjà le soleil recule devant l'ombre,
    Et les rayons qu'il lance à mon rideau plus sombre
    S'éteignent en chemin...

    Non, jamais à mon nom ma jeune fiancée
    Ne rougira d'amour, rêvant dans sa pensée
    Au jeune époux absent ;
    Jamais deux enfants purs, deux anges de promesse
    Ne tiendront suspendu sur moi, durant la messe,
    Le poêle jaunissant.

    Non, jamais, quand la mort m'étendra sur ma couche,
    Mon front ne sentira le baiser d'une bouche,
    Ni mon oeil obscurci
    N'entreverra l'adieu d'une lèvre mi-close !
    Jamais sur mon tombeau ne jaunira la rose,
    Ni le jaune souci !

    Ainsi va ma pensée, et la nuit est venue ;
    Je descends, et bientôt dans la foule inconnue
    J'ai noyé mon chagrin :
    Plus d'un bras me coudoie ; on entre à la guinguette,
    On sort du cabaret ; l'invalide en goguette
    Chevrotte un gai refrain.

    Ce ne sont que chansons, clameurs, rixes d'ivrogne,
    Ou qu'amours en plein air, et baisers sans vergogne,
    Et publiques faveurs ;
    Je rentre : sur ma route on se presse, on se rue ;
    Toute la nuit j'entends se traîner dans ma rue
    Et hurler les buveurs.

    (Charles Sainte-Beuve)

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Partager via Gmail

    votre commentaire
  • VINTRAJ AKVOJ

    Riveretoj malklaraj
    Nun bruas,
    Neŭroze trofruas,
    Nervemulinoj grizharaj
    Pro ŝaŭmo - senĉarmaj,
    Malvarmaj.

    (Marjorie Boulton)

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Léon 1er http://fr.wikipedia.org/wiki/Léon_Ier_(pape) pape de 440 à 461.
    Celui qui a interdit que des esclaves puissent être ordonnés prêtres. (vous dites ? prendre position contre l'esclavage ? Vous n'y pensez pas ! Aucun ecclésiastique chrétien de l'antiquité ni du Moyen-Age n'a jamais émis la moindre critique contre l'esclavage, vous ne le saviez pas ?) car, disait-il un aussi saint ministère serait souillé par une fréquentation aussi vile, et puis "ce serait nuire aux droits de leurs propriétaires" !
    Eh oui, vous ne le saviez pas ?
    (source : Michael Parenti "Histoire et mystifications" )

    http://www.alterinfo.net/LIVRE-HISTOIRE-et-Mystifications_a95059.html

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • lors d'un spectacle associatif : voilà encore un gars politically-correct « du parti des prêtres » (qui au XIXè siècle aurait été un gars de ce qu'on appelait « le parti des prêtres »), ces intellos-bourgeois qui ne rêvent que de bouddhisme germano-pratin, d'écologie, de novlangue militante et bien-pensante, de végétarisme, et quand ils sont du sexe masculin, bien entendu de « haine de soi » ex-mâle et tous pétris de conditionnement MLF-iste.
    des autres à table :
    Comme les gens pieux et religieux du « parti des prêtres » au XIXè siècle avec leurs manières onctueuses et leur humilité exacerbée et affichée était en fait méchants, avides de pouvoir et intolérants, pareils les bien-pensants politically-correct actuels, tout pétri de non-violence, zen, anti-fascisme, « tolérance », etc, sont très rigides, hyper-socialisés (ce qui était déjà le constat de Théodore Kaczynski au sujet de leurs pendants étatsuniens), dogmatiques et intolérants. Les mêmes psychologies et motivations parallèles créent les mêmes résultats, les mêmes paradigmes psycho-sociaux.
    Donc les gens du « parti des prêtres étaient maigres, idem, ascétiques, idem, arrogants sous des dehors ostensiblement humbles, fermés sous des dehors « ouverts », idem, bourgeois, idem, et bien sûr soucieux de sauver les âmes des mauvaises pensées et la planète, idem.

    EN ESPERANTO, PRI LA SAMAJ :
    VEGETA RANOJ
    Same kiel an la pasinta jarcento (la 19-a) estis la piuloj kion oni nomis « de la partio de l'pastroj », ili estis, kaj nun ili denove estas, burĝoj, malgrasaj, asketaj, plene zorgemaj pri la savo animojn disde malbonaj pensoj kaj savi la mondon, nun oni diras la planedon, same kiel sub montrema humilego ili estis (kiel De Beaufront ?) maltoleremaj kondamnemaj intriguloj, same sub deklaroj malaj, la nunaj politike-korektuloj « neperforte, kontraŭvirece, nunkajĉitieisme, ekologiistoj » estas rigidaj kaj hipersociigitaj mensoj.
    Do en la nuntempa versio de tiuj homoj, kiuj kredas sin maldekstruloj, sed plu precize estas, kion en Francio oni nomas « bobo »-aj.

    Partager via Gmail

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires