• Gilets jaunes : « Le peuple n'a ni raison ni tort, il décide » (exact ! c’est ça la souveraineté légitime, ces gensses qui prétendent demander si la peuple a tort ou raison, ah oui ? Et qui décide de quand il a tort ou raison ? Le roi ? De droit divin ? De nos jours c’est plutôt le grand capital , et les putes qu’il paye qui s’octroie ce pouvoir divin ! Cette outrecuidance et cette loi du plus fort, c’est ce qu’on appelle la lutte des classes.)
    FIGAROVOX/TRIBUNE cum komentoj - « Beaufs », « racistes », « pas éduqués »... les «Gilets jaunes» n'ont pas échappé aux insultes ni au mépris, note Nicolas Vidal. Selon lui, cette attitude est caractéristique d'une élite libérale et mondialisée qui ne comprend ni n'écoute plus les classes populaires.Les «Gilets jaunes» ont pris les devants de la contestation sociale et font entendre la désespérance humaine d'une France oubliée. Le mouvement, même s'il a bénéficié de la puissance des réseaux sociaux, s'est forgé dans une éternité longue de souffrance, d'abandon et de précarité grandissante. Alors que Face de bouc est souvent décrié pour enfermer les gens dans un individualisme forcené, il a permis de fédérer en quelques jours seulement des dizaines de milliers de citoyens, d'agréger en un temps record une somme colossale de ressentiments et de donner vie à une vindicte populaire de très grande ampleur.
    Aujourd'hui, une partie de la classe du grand capital, politique et médiatique  (ce qui est la même!) tente de décrédibiliser ce mouvement populaire et d'y donner les contours d'une fronde qui se radicalise, menée par une insignifiante minorité de citoyens, selon elle.
    Elle ne parvient plus, aujourd'hui, à dissimuler son profond mépris de classe pour cette France des territoires et d'une certaine manière son inquiétude devant cette mobilisation qu'elle ne comprend pas.
    Ce mouvement est une vague populaire sans précédent, qui s'est construit petit à petit depuis des années, de luttes des classes patronale, de façon éparse, individuelle et solitaire.
    Les «Gilets jaunes» incarnent cette France abandonnée, cette France des périphéries, et des classes « non-diplomés » (comprenez : en-dessous de Bac+4 !) évoquée par le géographe Christophe Guilluy depuis plusieurs années maintenant.
    Cette France, considérée par le Chef de l'État lui-même comme celle des Gaulois réfractaires au changement, se soulève aujourd'hui partout dans l'Hexagone, à sa façon, avec ses moyens, forte de sa camaraderie, de sa fraternité.
    Cette France a mis délibérément hors jeu les syndicats (parce que ceux-ci s’étaient depuis longtemps mis eux-mêmes hors-jeux ! Pathétiques embourgeoisés subventionnés par l’Union Européenne ! Et ne remplissant plus leur rôle de syndicats !! la preuve !! mais ne  roulant que comme « lubrifiants » pour le patronat et leur relais : l’UE)  ainsi que tous les partis politiques de droite comme de gauche, auxquels elle ne croit plus, jusque dans leurs antennes locales. La voix du peuple couvre aujourd'hui complètement le ronronnement politique.
    La méfiance envers les partis connaît son paroxysme. incarnée par ce rejet massif de la structure politique tous azimuts qui encadrait jusqu'alors la démocratie.
    Le naufrage politique de Marine Le Pen, lors du débat du second tour de la Présidentielle, a aussi laissé une partie du peuple français en situation d'abandon dans une voie sans issue politique. Marine Le Pen a pu jusqu'au dernier moment apparaître (à tort ! c’était comme l’a expliqué François Asselineau un TRUC pour entraîner 20 % du peuple français dans une voie de garage et ainsi le neutraliser!) comme le dernier recours, à tort ou à raison, à cette désespérance de par sa virginité électorale. Et non pour des aspirations "extrémistes", du moins, pour la plupart de ses électeurs. Elle fut en réalité la soupape de sécurité politique (aveu !!! Aveu de la justesse de l’analyse de  François Asselineau !) qui a implosé lors des Présidentielles, que n'ont pas vu venir les responsables politiques français.
    Aujourd'hui, l'abysse entre cette France d'en bas et la France d'en haut apparaît au grand jour depuis ce samedi 17 novembre. Elle met en exergue deux France, face à face, qui ne se comprennent plus et qui dérivent au fil des jours vers un sentiment de détestation et de profond mépris réciproque. Cette France progressiste, libérale, aisée, mondialisée et confortablement installée dans les grandes villes, incarnée notamment par les élites médiatiques et politiques et cette France périphérique, plus éloignée géographiquement, enracinée, considérablement fragilisée et paupérisée par le tournant ultra-libéral de ces vingt dernières années et qui souhaite sauver par-dessus tout sa dignité sociale, familiale, individuelle, son mode de vie et ses traditions.
    Lorsqu'on écoute sur certains grands médias le traitement infligé à ce mouvement populaire des «Gilets jaunes», on peut s'indigner du mépris et de la condescendance des uns, et le discrédit assumé des autres. Certes, il y a des débordements et on ne peut pas le nier. (quid ? Et les débordement, autrement violents et barbares de la flicaille CRS et autres on en parle?)  Mais réduire le mouvement des «Gilets jaunes» à des aspirations racistes, extrémistes, violentes voir antisémites (qui n’existent pas et ne sont qu’un TRUC de propagande des journaputes au service du grand capital) est, d'une part, un mensonge outrageant fait à ces femmes et à ces hommes, et d'autre part, il met lumière un aveuglement grave de ce qui en train de se jouer en France.
    Depuis quelques jours, des éditorialistes de renom sont arc-boutés sur des analyses péremptoires sorties tout droit du marigot politique parisien, qui, en aucun cas, ne peuvent s'appliquer à cette France à laquelle ils ne parlent plus depuis longtemps. Et si l'on devait encore s'en convaincre, la déconnexion n'est pas le propre des élites politiques.
    Les revendications ne sont ni «éparses, ni contraires, ni contradictoires».
    Les «Gilets jaunes» aspirent à une nouvelle justice sociale (non à l’ancienne ! Celle qui existait il y a encore pas longtemps et qu’on nous a détricoté depuis 30 ans) et au droit à vivre dignement de leur travail et des efforts consentis pour l'État, face à l'impôt et aux règles de vie commune, qui forgent une nation dans la redistribution des richesses. Cependant, la précarité grandit et la redistribution ne semble plus se faire, du moins, pas pour eux.
    Aujourd'hui, les «Gilets jaunes» sont en train de fédérer un peuple qui s'était oublié, désagrégé, endormi et qui demande aujourd'hui à être entendu, écouté et à nouveau considéré comme seul responsable de sa souveraineté. Car un peuple n'a ni raison, ni tort, un peuple décide. Et les «Gilets jaunes» ne sont rien d'autre que la voix du peuple français qui tente de reprendre en main le destin de sa souveraineté.

    "chaque gilet jaune est une étincelle, mes amis, dans le nuit qui annonce le retour à la lumière"

    « magnifique élan moral et solidaire du peuple français ! - contre la cynisme et la barbarie du régime de Macron et de ses Séides !COMMUNIQUE DE PRESSE »

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